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LE RYTHME

LES astres, cheminant par la plaine infinie,

Comme des pèlerins conduits par l'Harmonie Vers un but inconnu,

Vivent, luisent et vont sans écart et sans doute,

D'une marche réglée, illuminant leur route D’un rayonnement continu.

La valse langoureuse, en mesures égales,

Aux sonores accents des cordes musicales,

Tourne, pâmant les cœurs.

Dans les arbres le vent régulier qui s’envole,

Balance les rameaux de son coup d’aile molle,

Pour endormir les nids jaseurs.

Blanche, quand au clavier d’ivoire clairet sombre, Sous l’inspiration du soleil ou de l’ombre,

Préludent vos doigts charmés,

C’est que l’amour du rythme, ô ma musicienne,

Ce vertige qui mêle à votre âme la mienne,

Vous pousse, impérieux, comme en des bras aimés.

Les Ttylhmes qui Chantent

Scandant sa phrase pleine au chant d’iyie musique Soumise aux lois sans fin du vieux nombre harmonique A l’art éternel, aux sanglots,

Le poète sensible et doux comme une femme,

La nuit, loin du désordre humain, berpe son âme Aux cadences des vers rythmés comme les Ilots.

— Le rythme est souverain sur les nuits et les mondes, Sur l’idée, et les jours et les amours fécondes,

Et souverain sur les berceaux ;

11 commande, il endort, il éveille, il console,

11 fait que la chanson vibre dans la parole,

Que les chants des hommes sont beaux !

La Chanson des Autres

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