‹ L'âme solitaire [microforme]Chapitre 19 sur 107 · L'HORLOGE · texte numérisé non relu

L'HORLOGE

A côté d'une uorloge haute

Qui marque la fuite da temps, Sans un écart, sans une faute, Depuis des ans, des ans, des ans;

Qui, dans le sommeil des demeures Veille, et d'un balancier égal

Compte pour nous la mort des heures À tout petit bruit de métal ;

Une jeune fille est assise, É Comme triste d'entendre aller Le temps de sa marche précise, Sans jamais, jamais reculer.

Veilles du Jour et de la Nuit

bar le vieille horloge cruelle,

En son langage bref et franc,

Lui dit que le temps d’être belle Passe, comme l'heure au cadran

Veilles du Jour et de la Nuit

Le cercle rétréci des froids horizons blémes

Étreint, comme un: collier Prodigieux de bras,

Les toits mouillés et nus qui se tassent en bas. - Le vent brusque renverse aux maisons embrumées Le panache mouvant des légères fumées.

Et du gris sur du gris comme une cendre pleut.

Et pris d'un vain regret nostalgique de bleu,

Je réve, le front triste et lourd de somnolence,

Que l’azur en l'espace élargi recommence...

Page 1