‹ L'âme solitaire [microforme]Chapitre 62 sur 107 · À UNE VALSEUSE · texte numérisé non relu

À UNE VALSEUSE

PENDANT que vous valsez, belle, gaie et légère Dans les bras du premier venu,

Et que vous acceptez l'étreinte passagère D'un étranger, d'un inconnu,

Vous la femme si bonne et la vierge si pure Vous subissez, modeste et douce, la souillure Des désirs qu’avive le bal.

Et sans en rien savoir, livrée à la cadence, 85 Vous ne sentez pas que des bras

Vous possèdent bien plus que n’exige la danse; Vous valsez et ne pensez pas.

Mais moi qui vous adore et tremble de le dire, Qui vous aime comme de join,

Qui connais la vertu de votre cher sourire,

Hélas ! moi qui ne danse point,

nn —

— La Chanson des Autres 165 Je ne mérite Pas cette faveur insigne De presser vos petits doigts blancs, Et je n'ai Pas le droit, moi Tami trop indigne, Qu'a le dernier de vos galanf...

Valses, charmante fée aux jolis Pieds agiles,

Qu'on se repasse tour à tour Comme ces fins bijoux délicats et fragiles Qu'on admire et qu'on aime... un jour!

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