OU SONT-ILS
O TEMPS de prose, Ô siècle avare Où la matière prime l'art !
Où done le grand Pierre Ronsard ?
Où donc la reine de Navarre >
Et Du Bellay, poète rare,
Dont Rome attrista le regard, Qui prit le sonnet pour sa part Et le sculpta comme un carraro
Villon, prête-mot ton refrain !
en strophes d’airain Sur notre époque hérésiarque !
Le culte se perd du vrai beau, Et nous mettrions au tombeau La gloire du divin Pétrarque !
Les Livres 18
RUTEBEUF, contempteut des chevaliers félons
Qui refusaient d'aller combattre en Terre Sainte, J'entends, du fond des temps, venir à mol ta plainte, Poète mal nourri: trouvère aux cheveux longs.
Tu maudissais le moine au beau teint vermillon, Qui vivait gras et lourd en sa pleuse enceinte. Et l'Eglise, de pompe et de majesté ceinte, Souffrit de ton ardeur, frère aîné (. Villon.
Mais, deux siècles gprès, lui, pauvre gueux illustre, Laissa dormir le pape, et le grand, et le rustre ; Pour la Sorbonne à peine eut-:! quelque dédain…
Et pour l'œuvre suprême accordant bien st lyre, Villon se contenta seulement de maudire, Hautoin, « les taverniers qui brouillent notre vin! »
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