‹ L'âme solitaire [microforme]Chapitre 96 sur 107 · LE VOILE · texte numérisé non relu

LE VOILE

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A M. l'abbé J. Mélançon.

C’EST qu'on a trop de chair sensible autour de l'âme, Comme un cristal épais voile Presque une flamme, Qu'on ne peut à son gré répandre sa clarté

Et paraitre vètu de toute sa beauté.

Aux instants radieux de son heure première, L'hrnme éevrit sembler une grande lumière

Vers laquelle les fleurs du paradis vermeil,

Comme aux rayons tiédis d'un merveilleux soleil, Jour et nuit, devaient tendre en bouquets leurs calices l.

Ah ! je vous comprends bien, purs amants des cilices, Des fouets aux eutrs noueux, qui déchiriez vos chairs: Comme à certains raoments vous deviez être clairs ! Car, par chaque blessure à vos membres livides, Rongés par les douleurs comme par les acides,

Par chaque plaie et par chaque trou, saints bourreaux, Devait jaillir ainsi que du Rocher les Eaux,

De cette chose belle et faite la première,

Si vous saignicz, au lieu de sang, de la lumière !

20h Lam Solitaire

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