L'ÉTERNITÉ
L'ÉTHER s'est refleuri, comme un jardin d'été, De fleurs dont les parfums s'exhalent en lumière. Hors dosages, marchant sa marche coutumicre. Passe, en voiles d'azur, la belle Eternité.
Impassible en l'Eden, d'elle seule habité. Sans naissance, soustraite à toute fin dernière, Elle va, stable en son existence plénière, Foulant d'un pied égal la nuit ou la clarté.
Prolongeant au delà du .sépulcre de l'homme, — Lit noir que l'agonie assure au dernier somme, — L'âme, du rêve humain promue au pur Réel,
Comme je l'aime mieux en son jardin sans voiles. Qu'en le vide efîrayant de ce moderne ciel : Immense trou creusé dans l'air, sablé d'étoiles I
L'Ame