‹ L'âme solitaire, poésiesChapitre 123 sur 137 · LES MORTS · texte numérisé non relu

LES MORTS

Ne plaignons pas les morts: c'est nous les misérables. Ils ont rétemité pour royaume, ils sont rois. Ils ne subissent plus les terrestres effrois Et la perte des grands bonheurs inexorables.

En sa demeure flxe au sein des temps durables. Délivré de la sombre horreur des jours étroits. Celui qu'on nomme mort, dont on clôt les yeux froids. Contemple la beauté des choses adorables.

Etre fait d'ombre hier, de lumière demain ; Hier, rampante lane, ignoble ver humain, Demain, clair papillon aux triomphantes ailes !

Us ont, quittant la terre, hérité du ciel bleu.

Passé de l'heure brève aux heures éternelles.

Les morts, ces vrais vivants du beau pays de Dieu I

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