LE MATIN
Matin de lent brouillard monotonemcnl gris.
Les arbres boiirgconnanls se dressent amaigris
Et vagues, comme s'ils étaient l'ombre d'eux-mêmes.
Le cercle rétréci des froids liorizons blêmes
llfreint, comme un collier prodigieux de bras.
Les toits mouillés et nus qui se tassent en bas.
Lo vent brusque renverse aux maisons embrumées
Le panache mouvant des légères fumées.
Et du gris sur du gris comme une cendre pleut...
Et pris d'un vain regret nostalgique de bleu.
Je rêve, le front trislc et lourd de somnolence,
<}ue l'azur en l'espace élargi recommence...
La Chanson des Heures