‹ L'âme solitaire, poésiesChapitre 30 sur 137 · LE MATIN · texte numérisé non relu

LE MATIN

Matin de lent brouillard monotonemcnl gris.

Les arbres boiirgconnanls se dressent amaigris

Et vagues, comme s'ils étaient l'ombre d'eux-mêmes.

Le cercle rétréci des froids liorizons blêmes

llfreint, comme un collier prodigieux de bras.

Les toits mouillés et nus qui se tassent en bas.

Lo vent brusque renverse aux maisons embrumées

Le panache mouvant des légères fumées.

Et du gris sur du gris comme une cendre pleut...

Et pris d'un vain regret nostalgique de bleu.

Je rêve, le front trislc et lourd de somnolence,

<}ue l'azur en l'espace élargi recommence...

La Chanson des Heures

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