‹ L'âme solitaire, poésiesChapitre 31 sur 137 · MIDI · texte numérisé non relu

MIDI

Midi. L'air est pesant du soleil qui l'éclairc.

Le passant accablé dont le pas s'accélère

Aux tintements rieurs ou scurds dos angélus.

Poussant vers le ciel bleu des soupirs superflus

El s'épohg^eant le front mouillé de sueur fine,

Regarjne le foyer où l'ombre se confine.

Une femme parfois passe, l'ombrelle en main.

Le visage empourpré du naturel carmin

Que le soleil dépose en la baisant aux joues.

Dans l^ir alourdi monle un bruit lointain de roues.

Puis, un silence chaud que n'adoucit nul vent.

Tombe comme un suaire épais sur le vivant.

5a Veilles du Jour et de la Nuit

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