‹ L'âme solitaire, poésiesChapitre 38 sur 137 · I.C vaste ciel poudré d'étoiles d'or scintille · texte numérisé non relu

I.C vaste ciel poudré d'étoiles d'or scintille

Quelqu'un dans l'ombre, en bas, attend qu'un rùvcbrille.

La Lune bienveillante au sourire d'argent.

Aide en son pur labeur le poète songeant.

Et tendrement, le long de ses rayons sublimes.

Laisse glisser des vers chantants aux belles rimes.

O Lune ! quel mystère habite en ta clarté.

Et quel pacte te lie à notre humanité ?

Toi pour qui les anciens vivants curent un culte.

GU Veilles du Jour et de la Nuit

Tu fais régner sur nous ton influence occulte ; Et ton charme attirant fait même, comme un jeu, Tourner les papillons des nuits dans ton feu bleu !

Quand lu parais, les soirs bénis, à ma fenêtre,

Ta lumière lointaine et vague me pénètre.

Et je me baigne en toi ! Transfigurant ma chair,

Tu me fais pur et beau, surnaturel et clair ;

Et je suis comme un dieu tout imprégné de lune.

Participant ainsi qu'un astre à la nuit brune !

Oh ! l'heure incomparable et la divine nuit !

Où donc l'amer chemin ? Où donc le morne ennui ?

La souffrance est passée, et ma joie est profonde

De goûter ici-bas la paix d'un autre monde...

Je ne me livre pas au néant du sommeil.

Et j'attends l'heure triste où viendra le soleil...

Changeante Lune! Un soir, au ciel couleur d'ardoise

Tu montas rouge ainsi qu'un énorme tison ;

Et petit à petit, en laissant l'horizon.

Tu pris une nuance exquise de turquoise.

La Chanson des Heures 65

Une autre fois, ce fut comme une boule d'or Que masquait par moment un passager nuage ; Et puis tu redevins la Lune au bleu visage, La Lune habituelle et que je vois encor.

Un lourd après-midi de juillet, tu fus blanche Comme une immense hostie apparue en l'azur ; Tu fondis, tel un peu de neige au soleil dur. Molle Lune, et tu vins le soir pour la revanche.

Quand tu pleus en reflets sur les grands arbres verts, Les oiseaux endormis que tu trempes d'opale Doivent songer à Toi, Lune adorable et pâle, Pénétrés de bien-être en leurs abris divers.

Leur petite âme frêle, inquiète et farouche. Se pelotonne à l'aise en leurs chauds petits corps. Quand tu luis; chaque oiseau craignant les mauvais sorls Fait sa prière à Toi, Lune, quand il se couche.

60 Veilles du Jour et de la Nuit

Kl lu vrilles sur l'homme autant que sur le niil. Du haut de ta demeure inaccessible et sombre; Car le mal, ce complice ordinaire de l'ombre, A dû craindre souvent ton rej^ard infini.

() Lune! jusqu'à toi permets que je m'élève! Je rampe plein d'ennui ! Jette-moi des rayons. Que je m'en serve ainsi que de bleus échelons Pour suivre dans l'éther, ton domaine, mon rêve !

La Chanson des Heures C7

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