‹ L'âme solitaire, poésiesChapitre 62 sur 137 · GLAS D'AUTOMNE · texte numérisé non relu

GLAS D'AUTOMNE

Les râles réguliers des vents froids dans les arbres Semblent, quand vient le soir, plus tristes et plus las... Je songe à tous les morts endormis sous les marbres Pour qui Novembre en deuil recommence les glas.

Quand vient le soir, plus doux, plus tristes el plus las, Nos cœurs baignés de j)Iours comme à l'aube les arbres. Sont des cloches d'argent sonnant de graves glas Pour tous les pauvres morts dormant au champ des marbres !

Le vont qui courbe h peine, en les heurtant, les arbres. Les a soudain brisés, eux qui n'étaient point las... Je songe aux tristes morts oubliés sous les marbres. Dont le souvenir fut plus bref, hélas ! qu'un glas!

Libératrice dont le bras n'est jamais las.

Assez de fois j'ai vu se dépouiller les arbres ;

O mort ! emporlc-moi, si mon funèbre glas

Doit frapper à des cœurs plus muets que les marbres !

La Chanson des Mois

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