LA BONNE SAISON
Les oiseaux sonl partis et les feuilles sont mortes. Seul, le saule persiste en son ombrage encor... Au sifflement aigu de la bise qui mord, Le citadin frileux clôt avec soin ses portes.
Narguant le vent d'automne et ses contraintes fortes. Qu'on est bien près du poêle, où bientôt l'on s'endort Regardant les tisons flamber, de pourpre et d'or 1 Il semble ([u'on soit plein d'aises de toutes sortes I
C'est alors qu'on chérit la morose saison
Qui fait goûter le charme exquis de la maison,
De la lampe, du livre et du sommeil tranquille...
Et qui fait oublier le doux plaisir du feu. Lorsqu'on voit en novembre, incroyablement bleu, Ln beau ciel de printemps s'arrondir sur la ville !
JoC ]'eiUes du Jour et de la Nuit