CAFÉ
donne va toujours en augmentant. Il atteint de 3 à 5 mètres de hauteur, avec une circonférence de 50 à 60 centimètres. A l'âge de huit à neuf ans, le caféier est en plein rapport, et il donne du fruit pendant une quarantaine d'années, si l'on a soin de Témonder et d'enlever les branches mortes.
Au Brésil on cherche des terrains vierges et boisés, de préférence, pour établir une plantation de café, qui est en plein rapport, au bout de sept ans. Une fois le terrain choisi dans ces conditions, on en abat les arbres et on les brûle. Puis, la plantation faite, on laisse croître naturellement les caféiers, en ayant soin de les protéger contre les herbes. Le caféier ne supporte pas plus une trop forte chaleur qu'un froid un peu intense. Au Brésil il ne réussit bien qu'entre les 18^ et 25° parallèles. )) (F.-J. de Santa- Anna Néry, le Café du Brésil, notice publiée à l'occasion de l'exposition des cafés brésiliens à Saint-Pétersbourg, 1884, p. 36.)
« Devant mes yeux émerveillés, des carrés d'arbustes s'allongeaient à perte de vue. On eût dit une immense armée rangée en bataille. Tout était à l'alignement, bien dans le rang; rien ne dépassait. Sous un ciel d'un bleu violet, cette nappe de verdure conique, luisante comme de l'émail, étincelait. Je n'avais nulle part encore rencontré une couleur aussi gaie. Une odeur délicieuse de jasmin embaumait l'air... Je cassai un rameau de caféier, le plus beau, le plus fourni, le plus lourd que je pus choisir, et je me mis à le contempler comme un écrin de perles.
Rien de plus coquet, rien de plus élégant que cette aigrette merveilleuse, avec ses feuilles d'émeraude, ses fruits de rubis et ses fleurs d'opale ambrée. Les petites feuilles sont opposées l'une à l'autre; elles sont deux par deux, et chaque couple se superpose en croix à un autre couple. Tout cela offre une parfaite symétrie ; entre chaque paire de feuilles reposent, comme des œufs d'oiseau dans un nid, de petites baies en grappes, grosses comme une cerise et rouges comme elles. Les deux grappes qui environnent la tige contiennent de seize à vingt grains. Je les ai comptés avec attention. Puis, au sommet de la branche, groupées aux aisselles des feuilles supérieures, des couronnes de feuilles d'un blanc jaunâtre, qui répandent une odeur très suave. » (F.-J. de Santa- Anna Néry, Aux États-Unis du Brésil, Gh. Delagrave, p. 69-70.)
« Dans la plus modeste chaumière, même chez le nègre le plus pauvre, on en trouve partout d'excellent. La manière dont les indigènes le préparent est bien simple. Un cornet