‹ L'Ameérique; anthologie géographique;Chapitre 131 sur 142 · L. Didier. — L'Amérique · texte numérisé non relu

L. Didier. — L'Amérique

en laine est attaché autour d'un cercle en fer, lequel a un manche scellé dans le mur; le café est grillé, pilé et jeté dans le cornet; par-dessus on verse aussitôt l'eau bouillante, puis, avec une tasse qu'on place au-dessous, on récolte ce qui s'6goutte.

Avis aux cuisiniers et cuisinières du continent, qui généralement en font de si mauvais. » (E. de Courcy, Six ScmaiJics aux mines d'or du Brésil, L. Sauvai tre éditeur, p. 91.)

Le caféier fut importé des Indes sous le règne de Manoel ; mais le gouvernement fit arracher les plants et interdit la culture en Amérique sous peine de mort, parce qu'il voulait la centraliser en Asie. Il fut ensuite importé à Para par le major Palheta, grâce à un don de M™" Claude d'Orvilliers, femme du gouverneur de Cayenne; on le trouve à Maranhao en 1170; les premiers pieds furent importés à Rio en 1762 par J.-A. Castello-Branco, de Para; ils fournirent la graine pour les premiers essais de plantations faits à Resende et Sâo-Gonzalo. On le cultive actuellement dans trois États : Rio-de-Jaueiro, Minas-Geraes, Sâo-Paulo. La production est de beaucoup la plus importante du globe. En 1835 le Brésil ne donnait que 40 millions de kilos; en 1877, 350, et de 1880 à 1886 elle a été d'environ 400 millions; celle du monde entier est d'environ 600; donc le Brésil donne, en chiffre rond, les deux tiers du total. Mais depuis cette époque elle a diminué, par suite d'une maladie de l'arbuste, une sorte de phylloxéra qui ronge ses racines. Le café constitue une des principales richesses du Brésil, puisque la valeur du café exporté pendant l'année 1886-87 s'est élevée à 523,388,000 francs.

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