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CITY-COLLEGE

« City-College est le grand établissement d'enseignement secondaire de New- York. La ville en fait tous les frais; elle donne gratuitement aux adolescents et la leçon du maître, et les livres nécessaires aux études, et tous les instruments de travail. Ni le gouvernement central des États-Unis ni même l'État n'interviennent ici, City-College n'appartient qu'à la ville de New-York; il s'ouvre cependant à d'autres enfants qu'à ceux de la ville elle-même. La grande ville, la ville riche de l'Etat, ne méconnaît point la solidarité qui l'unit au reste du pays; pouvant faire plus, elle se doit de faire plus...

... On entre à City- Collège à la suite d'un examen, après avoir terminé les études de l'enseignement primaire, les classes de grammaire, comme on dit en Amérique. Il faut être âgé de quatorze ans au moins, mais bon nombre d'élèves ont dépassé cet âge.

City-College ne compte que des externes. Les classes ont lieu de neuf heures du matin à une heure de l'après-midi; chaque classe dure une heure. Point de maîtres d'étude, point de surveillants. Quand l'heure sonne, un timbre retentit. Les élèves savent dans quelle salle ils ont à se rendre

pour la leçon prochaine ; ils y vont d'eux-mêmes, sinon au pas cadencé et régulier de nos lycéens, au moins en bon ordre et sans tumulte. Quand sonne une heure de l'après-midi, le collège ferme jusqu'au lendemain.

C'est peut-être chose un peu fatigante et pour les maîtres et pour les élèves que quatre heures de travail consécutif; mais l'habitude, ici comme en toute chose , fait beaucoup : et d'ailleurs bon nombre de ces élèves, qui ne sont pas riches, trouvent dans l'emploi de leur après-midi le moyen de subvenir à leurs besoins.

L'enseignement comprend trois divisions : la division littéraire, la division scientifique, la division, d'institution plus récente, appelée la division de mécanique. La première conduit aux carrières libérales, aux éludes de l'université, à l'exercice du droit ou de la médecine; la seconde a pour but de préparer des ingénieurs et des chefs d'industrie. C'est à nos écoles d'arts et métiers qu'on pourrait comparer la troisième division... Les cours durent quatre ans pour le moins, volontiers cinq ou six. L'élève qui les a suivis avec succès emporte un diplôme à sa sortie, diplôme dont la seule sanction est l'autorité du City-College, et qui n'en est pas moins pour un jeune homme la plus précieuse des recommandations. On le voit, si les études d'enseignement secondaire commencent ici plus tard qu'en France, elles se terminent plus tard aussi. En Amérique, chose qui nous étonne d'abord, la jeunesse est moins pressée qu'en France; elle connaît moins la fièvre d'entrer dans la vie; les écoliers de vingt ans ne manquent pas au City-College...

Je veux surtout éclaircir ce gros problème : est-il possible d'apprendre sérieusement les langues mortes en en commençant l'étude à quatorze ans seulement? J'ai visité les classes de latin; après cet examen je puis dire que le problème est résolu. Oui, il est possible d'apprendre aux jeunes gens en quatre ou cinq ans le latin et de le leur bien apprendre, de les rendre maîtres du dictionnaire et des formes grammaticales, de les mettre en état de lire un texte couramment... L'examen des basses classes m'explique les résultats obtenus ainsi en peu d'années. Le professeur interroge les élèves sur les déclinaisons et les conjugaisons, les habituant à retrouver immédiatement, en latin ou en anglais, l'équivalent d'un cas, d'un temps ou d'une personne du verbe. Et puis vient l'explication, l'explication encore et toujours, pour fixer les mots dans la mémoire. Puis les devoirs écrits, et seulement à propos

des règles de la syntaxe, quand le temps est venu de les étudier.

Le professeur de latin du City -Collège est sans doute un maître excellent : une part d'honneur lui revient dans l'effort de ses élèves et le succès de son enseignement; mais il ne serait pas juste d'oublier la part qui revient aussi au règlement de la maison. Quand je sors émerveillé de ce que j'ai vu, quand j'adresse mes félicitations bien sincères au général ^Yebb, le directeur, c'est lui qui me découvre le grand secret. Il y a dans l'établissement des examens de passage entre chaque classe, des examens rigoureux. 11 me fait voir les chiffres de ce dernier examen; ils sont terriblement éloquents. C'est une vraie sélection qui, chaque année, se pratique ici, comme à travers une série de cribles.

Dans la division littéraire, dans la division scientifique, c'est, chaque année, au moins le tiers des élèves qui n'est pas admis à passer dans la classe supérieure, c'est souvent près de la moitié, c'est quelquefois plus de la moitié. L'élève qui a échoué à un examen peut redoubler la classe qu'il vient d'achever; mais s'il échoue une seconde fois, il faut qu'il quitte l'établissement. « Nous ne voulons pas fabriquer des non-valeurs, >^ me dit le général Webb. Je lui réponds : « Et les familles? que disent les familles, les pères, et les mamans surtout? — Nous ne nous occupons pas des familles, ni des pères, ni des mamans, me répond le général. Les familles connaissent les règlements de la maison; elles savent que la plus stricte justice préside aux examens, publics d'ailleurs; elles ne songent jamais à se plaindre, et si elles s'en avisaient, nous ne nous laisserions pas attendrir. Les études littéraires ou scientifiques sont du temps perdu pour les jeunes gens auxquels les dispositions naturelles font défaut : qu'ils choisissent d'autres carrières. L'emploi de leur activité ne manquera pas en Amérique, et c'est leur rendre service à eux-mêmes, si ni les sciences ni le grec et le latin ne sont leur fait, que de les décourager le plus tôt possible. » (Charles Bigot, Be Faris au Niagara, Paris, A. Dupret, 1887, p. 115-120 (passim) et 187-191 (passim).

UN JIILLIARDAIRE

« Devenir l'un des hommes les plus riches du monde n'est pas chose aisée. Devenir le plus riche l'est moins encore, et

de tous les records c'est, paraît-il, le plus disputé. Jay Gould le détenait, au moment où il est mort; Cornélius Vanderbilt avant lui, et J.-J. Astor avant Cornélius Vanderbilt. Aujourd'hui il a changé de main, il appartient à John-D. Rokeleller, encore un Américain, le Midas ou le Crésus du pétrole, le roi du fer, comme on l'appelle aux États- Unis, et qui répondait, tout récemment, devant une commission d'enquête lui demandant le chiffre de sa fortune, « qu'à vingt-cinq ou trente millions près, il lui était bien difficile de le dire exactement ». Il ne s'en mit pas moins à l'œuvre pour satisfaire cette indiscrète curiosité, et il remit la liste ci-dessous, « sauf erreur ou omissions », et après « évaluation des valeurs à un taux modéré » :

Actions de la Standard Oil Company 50,000,000

— de gisements de pétrole 35,000,000

Propriété foncière 15,000,000

Actions syndicats des plombs 3 ,000,000

— mines de fer 1 5,000,000

— et obligations de chemins de fer 25,000,000

— du gaz 4 ,000,000

— de banques 8 ,000,000

— d'usines 3,000,000

— de navigation à vapeur 2,000,000

— de mines d'or et d'argent 5,000,000

Espèces en caisse 2,000,000

Valeurs diverses 12,000,000

Total 179,000,000

A 5 francs le dollar, — et le dollar en vaut 5,2o, — ce total de 179,000,000 de dollars représente la somme de huit cent quatre-vingt-quinze millions de francs ! Interrogé sur son revenu, M. J.-D. Rokefeller l'a déclaré à 36,500,000 francs par an, 100,000 francs par jour; et le reporter doublé d'un arithméticien auquel nous empruntons ces renseignements ajoute pathétiquement : « Qu'il dorme ou qu'il veille, qu'il soit malade ou en bonne santé, qu'il voyage sur son yacht ou se repose dans l'une de ses villas, l'or vient à lui. Fait-il une sieste d'une heure: 4,165 francs tombent dans sa caisse. Chaque matin, en s'éveillant, il se sait plus riche de 50,000 francs que la veille au soir. Sa fortune grossit chaque année, plus formidable, plus colossale, à mesure que les jours s'écoulent, exigeant une grande armée d'employés, et plus de travail peut-être pour

en tenir le compte et pour l'administrer qu'il n'en fallut pour l'édifier. »

Cette dernière assertion est peut-être un peu risquée, mais à coup sûr le sorcier qui eût prédit à John-D. Rokefeller, il y a quelque quarante ans, qu'un jour viendrait où il serait le plus puissant capitaliste du monde, l'eût fort étonné. Ce capitaliste futur naquit dans une petite ferme des environs de Moravia, dans l'État de New- York. Son père , Écossais d'origine, était un très modeste cultivateur, ayant femme, deux fils et deux filles, un champ et ses bras pour les faire vivre. De Moravia, où il y réussissait mal, il émigra à Oswego. John, son aîné, avait alors neuf ans; il gagnait 1 fr. 25 par jour à biner des pommes de terre, et le fermier pour le compte duquel il travaillait l'estimait trop payé à ce prix. John, lui, estimait cette carrière sans avenir; son rêve était de s'enrôler dans une troupe de saltimbanques ambulants, de faire de la haute voltige et de cultiver le saut périlleux. Il s'y exerçait dans la grange, utilisant les bottes de paille pour amortir ses chutes trop fréquentes, et contrarié dans ses aspirations par son père, qui ne croyait pas à l'avenir des clowns.

Il dut en faire son deuil et en devint tout mélancolique. « John est un rêveur, disait son père ; il ne fera jamais rien de bon. S'il trace un sillon, il voit en rêve le champ labouré, ensemencé, le blé mûri, la récolte rentrée et vendue et l'emploi que l'on pourrait faire du produit. Pour lui, l'argent est dans le tiroir avant que l'épi ait levé. » Il disait vrai; ainsi rêvait son fils, et ainsi en advint-il à ce bâtisseur de châteaux en Espagne. A dix-neuf ans, il plante là sa charrue et se rend à Saint-Louis, où, non sans peine, il trouve un emploi de comptable dans une maison de commission; il y apprend le commerce, qu'il devinait tout en l'ignorant; il économise sur ses maigres appointements et, riche de 2,500 francs, il se met en quête de la fortune.

Elle lui souriait déjà; cette ambition n'était pas faite pour lui déplaire : cet amoureux n'était pas de ceux qu'elle rebute. Et, tout d'abord, il se lia avec un jeune homme de son âge, M. B. Clark, millionnaire aujourd'hui et l'un des chefs de la maison Gardner, Clark et York. Simple commis alors, Clark avait mômes idées, mêmes aspirations que Rokefeller. Ils s'associèrent, ouvrirent une maison de commission et, du premier coup, prospérèrent, si c'est prospérer que de décupler en huit ans un capital de 5,000 francs. Telle n'était pas l'idée de Rokefeller. Une fois de plus, il songeait à s'orienter d'un

autre côté; il entrevoyait dans l'industrie naissante du pétrole un grand avenir. Quelques mots d'un de ses amis, Andrews, avaient éveillé son attention ; il étudia la question, oirdt à Andrews de s'associer à lui pour créer une raffinerie de pétrole, vendit à Clark son intérêt dans leur maison de commission, et débuta dans cette carrière nouvelle qui devait le mener où il est.

Non sans difficultés, non sans des épreuses courageusement surmontées. Plus d'une fois sa barque trop frêle faillit sombrer dans des eaux trop profondes; mais Rokefeller donnait à temps le coup de barre qui la remettait d'aplomb, ainsi qu'il le fil en s'associant un nommé Harkness, lequel apporta 300,000 francs dans l'affaire, puis Flagier, dont il appréciait la capacité. Doué d'un rare sang-froid, tour à tour audacieux et prudent, ingénieux surtout, Rokefeller étonnait ses concurrents qu'il distançait, inquiétait aussi ses associés en préludant, par des combinaisons savantes, à sa fortune et à la leur. C'est alors qu'il fonda la Standard OU Company, syndicat puissant à l'aide duquel il ne visait à rien moins qu'à concentrer dans ses mains le commerce du pétrole des États- Unis. Comme le disait son père, il escomptait le succès, il calculait le rendement de la moisson avant même que le blé eût levé. Et le succès lui fut fidèle, et le blé germa et mûrit. Sûr de lui-même, il supportait impatiemment la contradiction. Son associé, Andrews, effrayé de son audace, lui en faisait un jour dans son bureau des remontrances : « J'achète votre part, répliqua Rokefeller. Combien en voulez -vous? » Andrews attira à lui une feuille de papier, réfléchit un instant et, écrivant un chiffre, le lui tendit : « Cinq millions? dit Rokefeller. Affaire conclue. » Quelques jours plus tard, il la revendait 6,250,000 francs à W.-H. Vanderbilt, qui se connaissait en hommes, avait confiance dans l'avenir de celui-ci et n'eut garde de l'entraver dans ses opérations, satisfait de toucher chaque année 12 et demi pour 100 d'intérêt sur son capital, et quelques millions en sus pour sa part des bénéfices.

Entre temps, Rokefeller s'était marié. Il avait épousé, par amour, miss Lucy Spellman, sous-maltresse de pension à l'école de Cleveland. Il en eut deux filles et deux fils. L'aînée de ses enfants, Bessie, est devenue la femme de Charles Strong, professeur à l'université de Chicago; la seconde, Edith, a épousé l'un des fils de Mac-Cormick. De goûts simples, M™° Rokefeller, non plus que son mari, n'a aucune ambition sociale; on ne la rencontre jamais dans les réunions mondaines. Par

contre, son nom figure toujours en tête des souscriptions philanthropiques, et ses dons de charité dépassent un million par an. On n'évalue pas à moins de 7,475,000 dollars, plus de trente-sept millions de francs, ce que, de son côté, John-D. Rokefeller a donné à la seule université de Chicago. Au Vassar Collège, une aile des bâtiments a été édifiée à ses frais. Les directeurs voulaient qu'elle portât son nom : il s'y est refusé; ils l'ont nommée Strong hall, en mémoire de sa fille aînée.

Ce roi du pétrole ne s'en est pas tenu à accaparer les gisements américains; il est en voie de s'annexer ceux delà Russie. Ce roi du fer ne s'en est pas tenu à acquérir les mines du lac Supérieur, il possède aussi celles de Cuba. Lors de la crise métallurgique qui sévit aux États-Unis il y a peu d'années, il acheta à bas prix les actions des mines du Minnesota et la voie ferrée de Duluth, s'assurant ainsi le monopole du marché du fer dans les États du Nord et du Sud.

D'apparence extérieure, on prendrait ce milliardaire, ce brasseur d'affaires, pour un ministre anglican. 11 est d'humeur égale et calme, méditatif et silencieux. Passionné pour la musique, il joue du violon, et lui, que l'on ne voit jamais au théâtre, fréquente assidûment les concerts. Homme d'action et d'opiniâtre volonté dans son bureau, il est aussi homme d'intérieur, se reposant auprès des siens du souci des afl'aires et, encore dans la force de l'âge, conduisant d'une main sûre ses multiples opérations.

Il est, sans conteste, l'homme le plus riche du monde. Où et quand s'arrêtera-t-il? Probablement pas avant que la mort le prenne, ainsi qu'il en advint de Jay Gould, de Cornélius Vanderbilt et de William Astor. De pareils hommes obéissent moins à une insatiable ambition, comme onlecroit et comme on le dit, qu'à une force d'impulsion dont ils n'ont pas toujours conscience, qui les a menés là où ils sont et ne leur permet pas de s'arrêter là où ils le voudraient. Ils n'ont atteint le but que parce qu'ils pouvaient le dépasser, de même que la balle ne frappe le centre de la cible qu'à la condition de pouvoir porter bien au delà.

C'est dans les classes ouvrières que ces hommes se recrutent de préférence. Inconnus la veille, perdus dans la foule, ils s'en dégagent, s'affirment et s'élèvent par l'effort de la volonté, par l'énergique concentration de leurs facultés. Puis, ils ont été façonnés à la rude école du travail et des privations; ils apportent à leur œuvre la ténacité de l'homme ménager

de ses forces, économe de son temps ainsi que de ses deniers, ne se rebutant ni ne s'éparpillant. Ces fondateurs de dynasties financières, industrielles et commerciales possèdent et la tête qui conçoit et les bras qui exécutent. En cela, ils sont supérieurs à leurs devanciers, qui n'avaient que les bras, à leurs successeurs, qui n'ont que la tête,... et encore pas toujours. » (G. DE Varigny, le Temps, 18 septembre 1896.)

CHEMINS DE FER

Les États-Unis possédaient, en 1896, 344,000 kilomètres de chemins de fer, plus que l'Europe, l'Afrique et l'Asie réunies; cependant les États-Unis n'occupent pas la première place pour la longueur par rapport au territoire : la Belgique a 1,497 kilomètres par 10,000 kilomètres carrés, rAlIemagne 680, la France 615, et les États- Unis 221; eu 1892, ces ligues ont transporté 530 millions de voyageurs. Elles représentent un capital de 55 milliards de francs.

On appelle trunk Unies les grands réseaux qui réunissent aux grands ports de l'Atlantique Boston, New- York, Philadelphie, Baltimore, les deux grands centres de Chicago et de Saiut-Louis.

La première ligne interocéanique fut celle de New- York à San- Francisco. L'idée première fut fournie au gouvernement par la marche des caravanes vers la Californie, et aussi par la migration des mormons sous la direction de Brigham Young en 1848. On vota en 1853 la somme de 800,000 francs pour déterminer les meilleures routes et établir des stations militaires pour protéger les voyageurs. Il y eut dix expéditions de 1853 à 1867. Les rapports et documents de ces missions forment un recueil de 14 volumes in-4o. « Le Grand Central Pacifique eut pour fondateurs quatre hommes presque sans ressources, et dout deux étaient de pauvres boutiquiers de San-Fraucisco. Ils ont construit les premiers tronçons de la ligne kilomètre par kilomètre, sans argent pour avancer, sinon morceau par morceau. La légende veut qu'ils aient, dans certains cas, posé les rails de leurs propres mains... » (P. Bouroet, Outre- Mer, 1, 184.) L'un d'eux, Leland Stanford, fit une fortune colossale; il est mort en 1886, après avoir largement doté l'université de Palo- Alto, comme nous l'avons vu. La ligue fut inaugurée en 18G9; elle a une longueur de 5,412 kilomètres, le trajet dure sept jours. Le 4 juillet 1876, centenaire de l'indépendance, on organisa un trainéclair qui parcourut cette énorme distance en trois jours. (Voir le récit complet de la construction et de l'inauguration par R. P. Lin- DAU, dans la Revue des Deux Mondes, l^r nov. et 1er déc. 1869 et 1er mars 1870.)

Une autre ligne transcontinentale, le Northern Pacific, a été inaugurée le 9 septembre 1883; elle va de New-York à Astoria; sa

longueur est de 5,839 kilomètres. Pour faire concurrence à la ligue canadienne, on l'a doublée, en 1893, du Great-Northern, qui va de Duluth à Everett sur le Puget-Sound. Le Southern Pacific, de la Nouvelle-Orléans à San-Francisco, a 4,015 kilomètres : il a été inauguré en 1887.

On a beaucoup exagéré la vitesse des trains américains ; les plus rapides sont le Chicago flyer, qui va de New-York à Chicago (1,544 kil.) en 20 heures : la vitesse moyenne est de 71 kilomètres à l'heure. Le train régulier le plus rapide est VEmpire State express, de New-York à Buffalo, sur la ligne appelée New-York central : la moyenne est de 81 kilomètres à l'heure.

Histoire du peuple américain jusqu'en il*1 6, par Aug. Carlier, Paris,

Histoire des États-Unis, i^av A. Moireau , Paris , 1891, 2 volumes parus.

Les États-Unis et le Canada, par X. Marmier, Paris, 1874.

Les États-Unis de l'Amérique septentrionale^ leur origine, leur émancipation et leurs progrès, par de Foutpertuis, Paris, 1875.

La Nouvelle Amérique, par H. Dixon, trad. de l'anglais par Ph. Chasles, Paris, 1875.

.4 travers les États-Unis, de l'Atlantique au Pacifique, par L. Simonin, Paris, 1885.

Le Monde américain, par le même, Paris, 1876.

Un Français en Amérique : Yankees, Indiens et Mormons, par P.Toutain, Paris, 1876.

Aux États-Unis, par Fréd. Moreau, Paris, 1888.

La Vie américaine, par Paul de Rousiers, Paris, 1892, illustré.

Voyage au Mexique, de New-York à Vera-Cruzpar le continent, par Jules Leclercq, Paris, 1889.

Choses d'Amérique, par Max Leclerc, Paris, 1892.

En visite chez l'oncle Sam, par de Mandat-Grancey, Paris, 1885.

Huit mois en Amérique, par E. Duvergier de Hauranne, Paris, 1886.

Les Capitales des États-Unis, par Ch. de Varigny, dans la Revue politique et littéraire du 19 avril 1879.

U Amérique vue par un ingénieur [États-Unis), par Paul Trasenster, Paris, 1885.

Distribution géographique de l'or et de l'argent aux États-Unis et dans le Canada, par J. Marcou {Bulletin de la Société de géographie de Paris, 1867, p. 523-534.)

Un été en Amérique, de l'Atlantique aux Rocheuses, par J. Leclercq» Paris, 1877.

La Grande République américaine, par J.-A. Ricaud, Paris, 1889.

228 L'AiMÉRIQUE

Découvertes et établissements de Cavalier de La Salle dans l'Amérique du Nord, par G. Gravier, Rouen, 1870.

De Montréal à Washington, par l'abbé Luc. Vigneron, Paris, 1887 et 1895.

Quatre Mois en Floride, par Poussielgue, Tour du monde, 1870.

New-York, par Albert de Chenclos {Correspondant, 10 et 25 décembre 1889).

Histoire de la Floride française, par P. Gaffarel, Paris, 1876.

Yankees et Canadiens, par L. Lacroix, Paris, 1895.

Les États-Unis, esquisses historiques, par G. de Varigny, 1892.

Les Chartes coloniales et les Constitutions des États-Unis de l' Amérique duNord, par Alphonse Gourd, 3 vol. in-8°, Paris, 1885. (Donne les premières lettres patentes de Christophe Colomb, la bulle d'Alexandre VI, les lettres patentes de Jean Cabot, de Roberval, de Humphrey-Gilbert, etc. C'est donc un recueil de documents historiques qui précède l'exposé détaillé des constitutions actuelles.)

Quatre mille lieues aux États-Unis, par F. de Biancour, Paris, 1888.

De Paris au Niagara, par Charles Bigot, Paris, 1887.

Le Chemin de fer aux États-Unis, ^nv L. Paul-Dubois, Paris, 1896.

Les Universités transatlantiques, par Pierre de Coubertin, Paris, 1890.

Les Universités des États-Unis et du Canada, spécialement leurs institutions médicales, par le docteur 0. Laurent, Bruxelles, 1894.

Voyage autour du globe, tome lor : Amérique, par L Eggermont, Paris, 1892, illustré.

Un Français dans la Floride, par Edmond Johanet, Tours, 1889^ illustré.

Voyages, Chasses et Guerres, parle marquis de Compiègne, Paris, 1876. (Renferme le très intéressant voyage en Floride publié par le Correspondant (1876) sous le titre : Un Début dans la vie d'explorateur.)

L'Aristocratie en Amérique, par F. Gaillardet, Paris, 1883.

Merveilles du Yosemite, par Th. Kirchhof, Tour du monde, sQ'^i. 1876.

Voyage au pays des Mormons, par Jules Remy, Paris, 1860.

Santa-Fé, par Ed. L. de Childe (Correspondant du 10 nov. 1881 r p. 547-565).

Alaska, par Cotteau {Tour dumonde, 2° semestre 1891).

Exploration du territoire de l'Orégon, des Califoiiiies et de la mer Vermeille, par Duflotde Mofras, Paris, 1844.

Voyage en Californie, par Ed. Bryant, traduit par X. Marmier, Paris, 1849.

Misères oubliées, le Roman d'un chercheur d'or, par S. de Lapeyrouse, Paris, 1886; raconte les aventures du marquis de Pindray et de Raousset-Bourbon.

Astoria, par Washington Irving, traduction française par P.-N. Grolier, Paris, 1843.

Recueil de cartes, plans et vues relatifs aux États-Unis et au Canada, d'après les oHginaux de la Bibliothèque nationale, par A.-L. Pinart, Paris, 1893, in-f».

La Californie, par E. Frignet, Paris, 1865, in-8°.

Une Ascension aux montagnes Rocheuses, par Jules Marcou, àon^ la. Revue des cours scientifiques, 1867, n» 27 (avril).

Voyages et Aventures dans l'Alaska, par Fr. Whymper, trad. par Em. Jouveaux, Paris, 1871.

Le Parc national des États-Unis par Hayden, Doane, etc., traduit par G. Delerot, Tour du monde, 1874, 2e sera.

Voyages aux montagnes Rocheuses, par le R. P. de Smet, Lille, 1875.

La Terre des merveilles, Promenade au parc national, par Jules Leclercq, Paris, 1886.

Feuilles de route aux États-Unis, par Léo Claretie, Paris.

Voyage d'une femme aux montagnes Rocheuses, par J.-L. Bird, traduit de l'anglais par Martiueau des Chesnez, Paris, 1888.

Le Parc fédéral de Yellow-Stone, par Ch. Joly, Paris, 1884.

Dans les montagnes Rocheuses, par E. de Mandat-Grancey, Paris,^

Voyage des capitaines Lewis et Clarke, trad. de Goss, par A.-J.-N.. Lallement, Paris, 1810.

Le Far-West, par L. Simonin (1867), Tourdumonde, 1868.

Le Grand-Ouest des États-Unis, par le même, 1869.

A travers l'Amérique-: le Far-West, par M°ie o. Audouard, Paris,. 1869. ;, ■ • ;

Quatre Mois au Texas,^a.T Lancaster {Bulletin de la Société de géogi^aphie de Bruxelles, iBS5, u^ S).

La Brèche aux buffles, un ranch français dans le Dakotah, par E. de Mandat-Grancey, Paris, 1889.

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L'Affaire de l'Alabama,pSir Ul àe Bizemont {Revue maritime et coloniale, tome XLII (1874), p. 528.

Souvenirs du Far-West, par A. de Woëlmont, Paris, 1882.

Souvenirs atlantiques, par Th. Pavie, Paris, 1832; il y a des citations dans Nouvelles Annales des voyages, Z° série, X, p. 112,364.

Quinze Mois dans l'Amérique du Nord, par L. de Turenne, 2 vol.,. Paris, 1879.

Missions du Canada, relations inédites de la Nouvelle-Finance, Paris, 1861; surtout le récit de la mort du P. Marquette, II, 294.

Amérique du Nord pittoresque, Paris, 1880 (illustré).

Études américaines, par H. GauUieur, Paris, 1891.

Voyage en Amérique, ^ox Chateaubriand, dans le tome XII des Œuvres complètes, Paris, Pourrat, 1834.

De Québec à Lima, par de Basterot, Paris, 1860.

Histoire des colonies anglaises de l'Amérique, par Laboulaye, Paris,

L'Amérique actuelle, par Em. Jonveaux, Paris, 1870.

Les États-Unis contemporains, par Claudio Jannet, Paris, 1888.

Vingt jours dans le Nouveau Monde, par Oct. Uzanne, Paris, 1893.

Autour de Chicago^ par G. Sauviu, Paris, 1894.

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