VENEZUELA
nouveau continent fait en 1799-1804, Paris, 1816-31, 13 vol. iu-So, et aussi Volcans des Cordillères, de Quito et du Mexique, Paris, 18o5 et 1864.
Autres voyageurs : Boussingault. — Après l'indépendance vinrent les diplomates, les Anglais et les savants; les récits de voyages ou de missions sont assez peu nombreux; nous trouvons le livre intéressant d'un chargé d'affaires français en Colombie, G. Mollien, qui publia Voyage dans la république de Colombie, 2 volumes; la Nouv elle- Grenade, par le chevalier A. Le Moyne, qui arriva à Bogota en 1829 et y séjourna jusqu'en 1839 ; son livre en deux volumes a paru à Paris en 1880; les récits des Anglais en quête d'exploitations commerciales plutôt que de découvertes géographiques : Fr. Hall, colonel ; Duave et Bâche, des États-Unis; ils publièrent leur compte rendu à Philadelphie en 1827; Stuart Cochrane, qui donne des renseignements sur Santa-Fé et toute la Colombie (son livre a paru à Londres en 1824 : Journal ofa résidence and travels... Colombia). Boussingault fut le premier savant qui vint reprendre les recherches de Humboldt; il séjourna surtout sur les plateaux de los Pastos, qu'il appelle le Thibet de l'Amérique méridionale; il réussit l'ascension du Chimborazo, et Humboldt applaudit à son succès, le félicitant surtout « d'avoir réussi le premier à porter des appareils de chimie dans les cratères des volcans ». Boussingault visita aussi Riobamba et tous les plateaux de l'Equateur. Les volcans ont provoqué de nombreuses observations de savants : Wisse en 1845, J. Remy en 1856. G. Lafond parcourut en 1836 la province deChoco en Colombie ; l'Allemand Karl F. Appun, envoyé au Venezuela sur la recommandation de Humboldt en 1849, en visita toutes les régions pendant dix ans, faisant surtout les observations scientifiques; il mourut en 1871 dans la Guyane anglaise. Edouard Steinheil parcourut en 1872 les deux vallées de la Magdalena et du Cauca, en vue de former des collections d'histoire naturelle '.
Voyageurs contemporains. — Le récit d'E. André, qui traversa la Colombie, l'Equateur et le Pérou, — son itinéraire fut d'environ 4,000 kilomètres, — a été vulgarisé par le Tour du monde de 1877, tome IP ; il a cherché surtout à constater quelles sont les routes, ou plutôt les passages les plus faciles pour relier les plateaux, surtout Quito, à la côte du Pacifique. — Crevaux, qui remonta la Magdalena jusqu'à Neiva en 1880, revint par la direction opposée : il descendit le Guaviare et l' Yapura. Sur le Venezuela nous avons les Souvenirs du Venezuela de la marquise Jenny de ïallenay, qui séjourna à Caracas de 1878 à 1880 ; la description du lac de Tacarigua
1. Mentionnons aussi le naturaliste du Muséum Vidal Senèze , qui rapporta l,100espèces après son voyagede 1876-77, et mourut en 1878 au début d'une nouvelle entreprise; il avait traversé les Andes de Guyaquil au Maragnon avec Jean Nœtzli (Bulletin de la Société de f/éographie de Pains, 1885, p. 523).
2. Voir aussi le Bulletin de la Société de géo(/raphie de Paris, 1879, II, 209- 231, et 1881, I, 261.
ou de Valencia et de la régiou par le voyageur allemand Hesse- Wartegg, qui le visita en 1887 {Petermann's Mitteilungeyi, 1888, tome XI). La région la moins connue est la presqu'île Goajire et le massif montagneux de Santa-Marta : en 4889 M. Chaffanjon essaya en vain de pénétrer chez les Indiens du Goajire et alla explorer la Cordillère et TOrénoque; M. Candelier, à la même date, suivit tout le littoral occidental du Maracaïbo et réussit à pénétrer dans les massifs montagneux de la péninsule, où il trouva des Indiens absolument sauvages; en 1892, M. J. de Brettes fut chargé d'une mission économique et commerciale en Colombie; il parcourut la Magdalena et revint par Maracaïbo et Santa-Marta en avril 1893; il y est retourné en 1894, avec la résolution d'explorer à fond le massif de la sierra Nevada de Santa-Marta' : il a fait un séjour de six mois chez les Indiens Arhuaques Kaggabas, et a découvert des ruines indiennes ; c'est, dit-il, une mine archéologique inépuisable, qui mériterait d'être méthodiquement fouillée.