‹ L'Ameérique; anthologie géographique;Chapitre 85 sur 142 · COMBATS DE COQS · texte numérisé non relu

COMBATS DE COQS

« Boire, danser et faire combattre des coqs, voilà les seuls plaisirs connus dans le pays, voilà où passe tout ce que peut gagner un indigène. Mon hôte, le senor de los Bios, est un des éleveurs les plus fameux de l'État de Panama, et cerlaine-

1. La description du docteur Saffray, qui visita Tequendama en 1869, nous montre que le décor de cette scène merveilleuse n'a subi aucune modification du fait de la nature ou des hommes depuis un siècle. « Au-dessus de la chute, à l'altitude de 2,477 mètres, le Bogota, large d'environ 50 mètres, coule paisiblement entre des rives couronnées de verdure. Tout à coup son lit se rétrécit et se transforme en une crevasse de 10 à 12 mètres de largeur, obstruée par quelques roches éparses. La rivière devient un torrent rapide, qui, de plus en plus impétueux, arrive enfin au bord d'un précipice à pic de 183 mètres de profondeur. Il tombe dans ce gouffre en flots brisés, bondissants, écumeux, sifflants et mugissants en haut, grondant en bas comme un tonnerre. En vain l'œil cherche à mesurer l'abîme : broyée dans cette chute colossale, l'eau se fait poussière, l'écume se fait nuage, et forme au-dessus des cimes des grands arbres une éblouissante colonne de vapeurs onduleuses où vient se peindre l'arc-en-ciel. » (Doctecr Saffray, Tour dumomle, 1873, 2« semestre, p. 91.)

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