‹ L'Ameérique; anthologie géographique;Chapitre 89 sur 142 · CHIMBORAZO · texte numérisé non relu

CHIMBORAZO

« La plus haute de ces montagnes équatoriennes se dresse à 6,300 mètres. En pleine mer, à 50 lieues de distance, dans le golfe de Guyaquil, on aperçoit déjà sa cime couverte de neige. Du bord de la mer, après les longues pluies, lorsque la transparence de l'air a augmenté subitement, on voit paraître le Chimborazo comme un nuage à l'horizon. Comme le dit Alex, de Humboldt, le Chimborazo s'élève sur la chaîne des Andes comme ce dôme majestueux, ouvrage du génie de Michel-Ange, sur les monuments antiques qui environnent le Capitole.

Le sommet sphérique du Chimborazo rappelle celui du beau volcan de Mauna-Loa dans l'île d'Hawaï. Quoiqu'on ne connaisse point d'éruption du Chimborazo, on ne saurait douter un instant qu'il ne soit un volcan. Il en a la forme et l'aspect; c'est un immense dôme, et de ses entrailles s'échappent en bouillonnant des sources brûlantes. De grands mugissements souterrains retentissent fréquemment autour de la montagne, et le sol est sans cesse agité par des secousses. » .\unold BoscovviTz, les Volcans, P. Ducrocq, p. IST.)

Les tentatives d'asceusiou sont restées célèbres : La Condamine et Bouguer (1742) s'élevèrent à 3,700 mètres; de Humboldt et Bonpland atteignirent l'altitude de 5,878 mètres le 23 juin 1802; Bous-

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