‹ L'amélioration du sort des travailleursChapitre 2 sur 62 · IV PREFACE · texte numérisé non relu

IV PREFACE

d'établir à son profit des œuvres sociales, des sociétés de secours mutuels, des caisses de retraites, parfois des crèches et des écoles ; qu'il avait en un mot à exercer vis-à-vis de lui une sorte de paternité sociale aux charges de laquelle il n'avait pas le droit de se dérober.

Et ce n'est pas seulement dans les milliers de conférences qu'elle a organisées sur tous les points du territoire, que l'A. L. P, a proclamé sa doctrine ; elle l'a affirmée aussi dans ses deux congrès qui, en décembre 1904 et en décembre 1905» réunirent à Paris plus d'un millier de délégués de ses comités et dans lesquels, en 1904, elle posa le principe des retraites professionnelles et en 1905 celui de l'organisation professionnelle du travail.

Les députés, qui s'honorent de lui appartenir et forment un des groupes les plus importants de la Chambre, ont aussi porté ses idées à la tribune et les ont défendues, notamment dans la discussion de la loi sur les retraites ouvrières et de la loi relative à l'assistance des vieillards, des infirmes et des incurables. Dans l'une et l'autre de ces discussions, ils ont affirmé que l'intervention des groupements professionnels était indispensable tant pour l'organisation des retraites que pour le bon fonctionnement de l'assistance, qui ne pouvait pas se passer du concours de la charité privée.

Leur voix n'a pas été entendue. C'est à l'Etat, aux départements et aux communes que la majorité a attribué le monopole de l'assistance, les autorisant seulement à recourir, quand cela leur agréerait, aux bons offices de la bienfaisance privée : et c'est également sur l'Etat qu'elle a fait reposer presque uniquement l'organisation des retraites ouvrières. C'est l'État qui encaissera immédiatement toutes les cotisations pour payer plus tard les pensions des retraites.

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