‹ L'amélioration du sort des travailleursChapitre 4 sur 62 · VIII PREFACE · texte numérisé non relu

VIII PREFACE

au lieu du bien-être et de la fortune qu*ils espèrent y trouver, ils ne rencontrent que déceptions et misères.

Il faut que les membres de TA. L. P. qui habitent la campagne entrent dans les syndicats agricoles actuellement existants, en créent partout où il n'y en a pas et en fassent le centre de toutes les mutualités rurales, qui répondent aux besoins particuliers de leur région : Caisses de crédit mutuel agricole;. — Caisses mutuelles contre l'incendie ; — Caisses mutuelles contre la mortalité du bétail ; — r Assurances mutuelles contre la maladie, les accidents, la vieillesse.

Il faut songer aussi que les jeunes gens ont besoin de se distraire. Après avoir travaillé aux champs toute la semaine, seuls le plus souvent, isolés, ils s'empressent de se réunir le dimanche pour jouer, s'amuser, prendre les plaisirs de leur âge. Il importe donc de mettre à leur disposition des jeux, des distractions saines et honnêtes qui les empêchent d'aller chercher à la ville voisine les plaisirs dangereux et malsains vers lesquels ils ne seront que trop attirés; et c'est pour cela qu'à côté des syndicats il est indispensable de fonder des patronages et des cercles où les jeunes gens puissent passer agréablement quelques heures le dimanche.

Certes ce ne sont pas les œuvres à fonder, les institutions à établir qui manquent, ce sont les ouvriers pour cette utile et salutaire besogne qui font trop souvent défaut. Ils existent cependant, ils sont là, au milieu de ces populations qu'ils ignorent et qui les ignorent^ Ils s'ennuient, ils végètent, ils tuent le temps I Qu'ils se lèvent donc l qu'ils se montrent ! qu'ils accourent à l'appel pressant de l'A. L. P., qu'ils se mettent à liœuvre ! Ils en seront bien vite récompensés par la satisfaction intime qu'ils éprouveront en faisant leur

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