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Certes, dans la France presque toute entière les femmes se livrent à des occupations agrestes, mais ici elles travaillent autant que des hommes, là les menues besognes leur sont seules réservées. Dans la vilicullure méridionale, elles vendangent, cueillent les fruits, ramassent le sarment, procèdent à l’échaudage contre les insectes nuisibles, rémplissent les pulvérisateurs, soufrent, sulfatent et piochent rarement (1). Dans la région toulousaine, elles travaillent, dit-on, sans excès. Pour le Beaujolais, M, Jean Terrel observe qu’elles sont « laborieuses comme les hommes, mais ne participent plus au travail de la terre que pour greffer, faner, vendanger et culliver les légumes du jardin. Elles s'occupent même assez peu de l'étable. Elles soignent seulement le lait, font le beurre et le fromage, élèvent la volaille et vont au marché vendre les menus produits » (2).
Mais d’une façon générale, en les diverses régions de la France agricole, la main-d'œuvre féminine est en décroissance ; mouvement dont l'Angleterre nous donnait depuis bien des années l’excellent exemple, puisque les rapports de 1867-1870 constataient dans tout le royaume brilan- nique une diminution notable de l'emploi des femmes en agriculture.
Il en est de même en Italie, surtout depuis que lesligucs
paysannes ont exigé des salaires égaux pour les deux