‹ L'Amélioration légale de la Condition des Travailleurs agricolesChapitre 4 sur 91 · Kautsky, op. cit., p. 122.et · texte numérisé non relu

Kautsky, op. cit., p. 122.et

3. Adam Smith, Wèalh of Nations, t.1, livre I, ch. VII, p. 80.

liore les conditions de vie de la majorité ne peut jamais être considéré comme un désavantage pour l’ensemble. »

C’est ce dont nous sommes persuadé. Une amélioration dans la situation des travailleurs agricoles, consécutive à une amélioration dans la situation des travailleurs du commerce eb de l'industrie, ne saurait être que profitable à la société tout entière. Reste à savoir si elle est néces-

saire, et si elle est possible.

$ 2. — L'amélioration est-elle nécessaire

Tout d'abord, il est un point sur lequel aucune contestation ne peut surgir: c’est que, d’une façon générale, la condition des paysans n'a cessé de s'amender depuis l’époque où La Bruyère faisait d'eux le tableau navrant qu'on a depuis si fréquemment reproduit, et même depuis le temps où Paul-Louis Courier nous les peint « déguenillés, affamés, tendant la main aux portes et partout sur les chemins, aux avenues des villes, des couvents, des châteaux (4) ».

Mais, tout près de nous, en 1894, Batisto Bonnet (dont le livre, écrit en patois du midi, eut les honneurs d'une traduction très fidèle d'Alphonse Daudet), ne trace-t-il pas

ce croquis lamentable des valets de ferme méridionaux (2) :

1. Pétition pour les villageois que l’on empêche de danser, 1820. Mais il s'agissait des paysans d'avant 89.

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