B. Bonnet. Un Paysan du midi, le valet de ferme, p
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« Ils sont nourris avec des fayots rouges, des fayots blancs,des pois chiches,des lentiiles,des pommes de terre ; ils travaillent seize à dix-huit heures par jour, boivent de la piquette gâtée et du vin qui sent lesec; ils mangent du pain de quinze jours qu'il faut briser sur la table, et, quand ils sont écrasés de lassitude, qu’ils ont bien sué, baigné chemise toute la sainte journée, il ne leur reste plus qu’à se jeter dans la paille comme les gueux... »
Description dont assurément certains traits ont perdu de leur ancienne exactitude, mais qui n’en contient pas moins une part de vérité.
Sollicitons l'avis des personnes qui sont le mieux à même de suivre les progrès matériels du monde agricole ; toutes seront unanimes à reconnaître que le niveau général du bien-être s’est élevé depuis ce temps-là, mais que pourtant l'élévation n'a pas été ce qu'elle aurait dù être.
C’est ce que nous verrons à propos du salaire, à propos du logement, à propos de la nourriture, à propos de tout. Aussi devons-nous trouver M. Flour de Saint-Genis singulièrement optimiste quand il déclare en 1889 : « Quel que soit le village de France qu'étudie aujourd'hui l’économiste ou le philosophe, il y trouve, à part de rares exceptions, le paysan et l'artisan nourris, habillés, logés, meublés, à peu près comme l'étaient, il y a cent ans, les
propriétaires et les bourgeois (1). » Il n’est pas constant