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Congrès de l'Alliance d'hygiène sociale, Lyon, mai

être notre admiration qu'elle n’en convainque pas davantage. Notre siècle est bien pour certains le siècle de l'hygiène ; mais combien ne reste-t-il pas celui de la routine! Telle personne s’astreint à de prudentes désinfections chaque fois qu'elle rentre chez elle; mais que d’autres, surtout à la campagne et en ville dans la classe ouvrière, vivent sans souci même de la propreté (1). Et il en va de l'habitation comme des personnes ; leur tenue et leur hygiène sont excessivement variables. Ici les pièces sont hautes, claires, propres, bien aérées ; ailleurs, et c’est hélas une règle trop générale, le logement est petit, étroit, sale, obscur, à tel point que certaines sociétés de placement, le Syndicat français de la main-d'œuvre par exemple, refusent d'y envoyer leurs protégés.

Entre 1894 et 1899, M. Alfred de Foville fit une enquête sur la composition des fermes dans les diverses régions de la France. Il dut conclure à la trop réelle exiguité des pièces, à leur trop petit nombre, à la défectuosité de leur éclairage, de leur aération, de leur entretien, plus brièvement à leur complète imperfection. Tel fut aussi l’aboutissement des enquêtes médicales de MM. Marié Davy (2), Landouzy et Weill-Manton (3). Tel est encore l’avis d'un hygiéniste, le D' Proust, qui dépeint comme suit le logis

campagnard : « Le paysan se blottit dans une tannière

1. Nous entendions récemment un vieux paysan assurer « qu’il n’y a. que les gens sales qui ont besoin de se laver. »

2. Congrès intern. d'assainissement de l’habitation, Paris, 1904.

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