‹ L'Amélioration légale de la Condition des Travailleurs agricolesChapitre 60 sur 91 · Congrès intern. de la tuberculose, Paris · texte numérisé non relu

Congrès intern. de la tuberculose, Paris

souvent malpropre qu'il partage avec ses bestiaux. Le fumier qui s’accumule à la porte, les ordures quis’entassent à l'intérieur, l'absence de fenêtres, font de ces cabanes des habitations bien plus malsaines que les logements les plus insalubres de nos villes (1). »

Et si, compulsant les monographies paysannes des diverses régions, nous recherchons ce qu'elles disent du logement, nos regrets s’éveillent de pair avec l'affermissement d’une conviction inéluctable. « Dans le Beaujolais, assure M. de Saint-Charles, l'habitation rurale est détestable. Les lits se touchent. La femme accouche et le vieillard meurt auprès du fourneau qui réchauffe la pièce et et sur lequel cuisent les aliments (2). » — «En Bretagne, dit M. Jean Choleau, les maisons sont parfois de vrais taudis ; masures dans lesquelles on n’entre que courbé, et où vivent pêle-mêle parents et enfants. Ni air, ni lumière, mais de l'humidité. Par contre, dans les régions riches, l'habitation est propre et coquette ; mais les fenêtres sonttoujours étroites, le sol toujours en terre battue, l'hygiène toujours nulle (3). » En Normandie, selon M. Malo, inspecteur général de l’agriculture, la plupart des fermes sont étroites, basses, incommodes, malsaines. Les cours et les abords des exploitations sont souvent mal nivelés et inabordables ; les fumiers ne sont enlevés des

écuries que pour être entassés devant la porte des habita-

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