Questions pratiques, 1909, p
3. M. Jean Choleau, Condition actuelle des serviteurs bretons.
tions. Les maisons sont ordinairement placées en contrebas du sol des cours (1), de sorte que l’eau et le purin s'y rendent en abondance et les baïignent, contrairement aux lois de l'hygiène la plus élémentaire. Dans la Haute-Garonne, comme dans beaucoup de contrées de la France, on couche dans la cuisine ; les eaux et le purin s’écoulent en suivant la pente naturelle du sol et s’infiltrent parfois dans les endroits les moins désignés pour les recevoir ; nombreux sont les puits que côtoient des fumiers. Dans le Minervois, au dire de M. Passama, les logements seraient assez salubres si l’aération s’en faisait convenablement et si d’éternels fumiers ne les avoisinaient (2).
On voit qu’en définitive les vices de nos constructions rurales et de leurs dépendances sont partout les mèmes. Elles peuvent se résumer d'un mot: point d'hygièrie. Point d'hygiène à l'intérieur, point d'hygiène à l’étable, quoi qu’en ait dit M.F. Convert, suivant lequel « les notions d'hygiène pénétreraient peu à peu dans nos campagnes françaises (3) ». Et bien qu'il faille convenir avec M. le professeur Jay que l'absence d'hygiène n'exerce pas la mème influence délétère à la campagne qu’à la ville (4,
l’état présent des choses ne peut qu'’attirer Fattention de
1. Baudrillart fait la même remarque pour la Picardie. - 2. Dans le département de FAiïin, en septembre 1909, un arrêté préfectoral interdit le dépôts des fumiers et l'écoulement des purins sur la voie publique. Devant l’accueil qui lui fut fait, il ne reçutaucune espèce d'application.