De Ladik. Aperçu de la législ. agric. hongroise
3. Nous empruntons ces idées très exactes à M. le D' Bollet, député de l'Ain, qui en faisait part à la Chambre les ro novembre 1908 et 22 décembre 1910. -
the artisans and labourers diwellings improvement, aida à l'amélioration des logis paysans en ce qu’elle interdit d'habiter toute maison reconnue insalubre ; une indemnité devait être allouée par les autorités locales aux personnes chassées de chez elles, et ces autorités pouvaient acheter où aménager tout lerrain qui leur paraissait propre à la construction d’une maison neuve. En Nouvelle-Zélande, la loi du 13 novembre 1907, prise en faveur des ouvriers agricoles, spécifiait que les inspecteurs nommés par le gouvernement peuvent prescrire toutes améliorations et tous agrandissements qu'ils jugent nécessaires dans les maisons rurales. En Italie, par un projet de 1904, le gouvernement apportait sa pierre à l'édifice que, sous la poussée des événements et sous l’aiguillon des grèves, les Chambres se proposèrent alors d'élever en l'honneur de l’agriculture. Edifice imposant où la construction des habitations campagnardes trouvera sa place à côté des règlements sur les contrats, la prud’homie agricole, l'arbitrage obligatoire, le crédit agricole et le chômage. Mais cest en Allemagne qu'ont été améliorées dans la plus large mesure les demeures des paysans. Dès 1902, pour atteindre ce résultat, on a créé un service d'architecture rurale et chargé un inspecteur : 1° de donner des conseils aux particuliers désireux de bâtir ou de réparer leurs maisons ; 2° de rédiger des plans et modèles, à l'usage des petits cultivateurs plus spécialement; 3% de publier ces plans accompagnés de devis estimatifs, dans des revues agricoles; 4° de faire
des conférences; 5° de donner un jour par semaine, des consultations gratuites en son bureau. Toutes dispositions excellentes qni ont fait leurs preuves outre-Rhin (1).
La France, ne s’est pas, elle non plus, désintéressée de cette passionnante question. Mais sa sollicitude a été lente à s’éveiller. Ce n’est qu’en 1910 qu’un crédit de 60.000 fr. a été voté après l'intervention de M. le D' Bollet, pour être affecté à l'étude des plans et devis de constructions rurales. Antérieurement, la loi du 12 avril 1906, avait exigé un certificat de salubrité des emprunteurs qui se disposent à construire ou acquérir une maison à bon marché, mesure dont le but était d’enrayer pour l'avenir la construciion de bâtiments malsains. Car, ainsi que l’a fort bien aperçu M. Bollet, la plupart des fermes nouvellement édifiées ne sont neuves que par leurs matériaux ; leur plan, leur aménagement, ne font que reproduire les
erreurs du passé.
S 2. — Les écuries et le couchage.
Cette vérité pénible apparait avec une netteté frappante en ce qui touche les écuries et les étables. Celles-ci, de nos
jours encore, manquent d'air et de lumière ; leur sol est imprégné de purin stagnant; leur atmosphère est lourde, ammoniacale, désagréable ; leur plafond bas, vermoulu,
agrémenté de toiles d'araignées poudreuses ; une impres-
1. Discours de M. le D° Bollet, 22 décembre 191. Ch. des Dép.