‹ L'Amélioration légale de la Condition des Travailleurs agricolesChapitre 65 sur 91 · LS · texte numérisé non relu

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sion de saleté s’en dégage, et néanmoins dans ces locaux on fait parfois coucher des hommes et des enfants ! Ainsi dans la Lozère, dans la Drôme, en Saône-et-Loire, dans V’Aïn quelquefois, dans le Jura, le Loiret, l'Indre, la Loire, le Loir-et-Cher, etc... Pour la Lozère, M. Compère-Morel présentait à la Chambre le tableau suivant : « Les charretiers sont couchés dans les écuries, toujours accompagnés d'animaux de basse-cour. qui, bien souvent, déposent leurs ordures sur les lits, et le renouvellement des draps n'a lieu que tous les'mois... (1). »

C’est exactement ce que rapporte Antoine Dumont, dont nous nous excusons de citer sans fard les propres paroles : « Dans certaines contrées du Cher, de la Nièvre et de la Loire. dit-il, nos camarades sont logés dans les écuries et parfois si près des bêtes qu'elles fientent ou pissent sur leurs couches. La literie se compose généralement de paille et de vieilles couvertures crasseuses. Pendant la nuit, la vermine les dévore et il leur faut une grande habitude pour dormir dans ces dortoirs malpropres. Dans l'Allier, nous couchons au lit soit dans la chambre à four, soit dans les mêmes locaux que nos patrons. Là où nous sommes plusieurs domestiques ensemble, nous disposons habituellement d’un lit pour deux, ce qui est vraiment immoral et surtout peu hygiénique, car il peuts’en trouver quelques-uns parmi nous qui soient atteints de maladies

contagieuses. Il est détestable aussi d’habiter dans ces

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