‹ L'Amélioration légale de la Condition des Travailleurs agricolesChapitre 88 sur 91 · Vandervelde, l'Exode rural, p · texte numérisé non relu

Vandervelde, l'Exode rural, p

David, dans la détresse de certaines. années néfastes ; avec M. Déghilage, dans la vanité de quelques parents consécutive à l'instruction, dans le fait du service militaire obligatoire, dans le mépris de l’agriculture, l'espoir d'une vie facile ét la contagion de l'exemple (1); plus généralement, ainsi que nous l’avions remarqué déjà, dans l'infériorité de la condition des travailleurs agricoles. Cela est si vrai que l'exode hongrois, d'après M. Gabriel- Louis Jaray, « a commencé là où le cultivateur était dans la situation la plus précaire el s’est poursuivi avec d'autant plus d'intensité que la classe rurale, instruite par une prepagande de tous les jours, prenait davantage conscience de son misérable sort » (2).

S3. — Son Remède.

Le remède doit donc bien être cherché dans une amélioration, dans un relèvement matériel de la condition des travailleurs agricoles. De ce relèvement, M. le professeur Souchon apercevait, dès 1899, la possibilité dans l’accession de la propriété. « Tous, disait-il, sont d'accord pour reconnaître que le passage de la terre entre les mains des paysans est pour ralentir l’émigration intérieure qui

tend à dépeupler les campagnes au profit des villes (3). » Et

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