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Cours de cuUxtre des bois, page

il y a des vides couverts de rochers qui,*la nuit, ont une température plus élevée de H* que Tair ambiant. On sait enfin que les grandes masses d'eau s'échauffent ou se refroidissent lentement, et que le climat des terres voisines s'en ressent.

Telles sont les causes principales qui influent sur la répartition de la chaleur à la surface du globe, et qui déterminent le climat moyen général d'une contrée; mais l'état de l'atmosphère est en outre modifié secondairement et localement par d'autres éléments : le vent et l'eau, dont l'action est variable à l'infini avec la configuration du sol.

Froids ou chauds, secs ou humides, suivant les régions qu'ils ont traversées, les vents peuvent, d'après les expériences de M. de Gasparin, abaisser de 6Ma température produite par la chaleur directe, cl de beaucoup plus, celle produite par la chaleur réfléchie du soleil.

Les brouillards obscurcissent l'atmosphère et empêchent l'action bienfaisante de la lumière.

Les nuages abaissent la température en été parce qu'ils interceptent les rayons lumineux, et l'élèvent en hiver parce qu'ils s'opposent au rayonnement nocturne.

La pluie, au moment où elle se forme, a pour etfet d'élever la température de l'air ambiant. La neige empêche les corps qu'elle recouvre de se refroidir par le rayonnement.

Le climat se soustrait donc, comme le sol, à toute classification rigoureuse, parce qu'il est susceptible de se modifier, pour ainsi dire, à chaque accident

de terrain*; et si Ton se bornait, dans la statistique, à définir le climat d'une forêt, d'après la température moyenne de la contrée dans laquelle elle serait située, on ne donnerait pas les indications suffisantes pour le faire apprécier \

Je pense dès lors que, dans Tétude du climat d'une forêt, il convient de prendre pour guide et

1. M. Charles Martius a partagé la France eu cinq climats; il range :

Dans le premier (climat exces^^if), sous le uom de climat Tosgien, toute la contrée comprise entre le Rhin, la Côte -d'Or, les sources de la Saône, la chaîne de montagnes qui va de Méziëres & Auxerre. La température moyfnne de ce climat est, pour l'hiver, d« 0o,6; pour l'été, de 18o,6; pour l'année, de 9o,6.

Dans le deuxième (climat maritime), sous le nom de climat séquanien, toute la contrée comprise entre la frontière du nord, depuis Mézières jusqu'à la mer, le contre fort du plateau qui règne de Mézières à Auxerre et le cours de la Loire et du Cher. La ten^pérature moyenne de ce climat est, pour l'hiver, de 3<>,93; pour l'été, de !7«,6; pour Taunée, de 10»,9.

Dans le troisième (climat tempéré), sous le uom de climat girondin, la contrée comprise entre la Loire et le Cher jusqu'aux Pyrénées, puis â travers le plateau central de l'Auvergne. La température moyenne de ce climat est, pour l'hiver, de li^; celle de l'été, de 20^,6; celle de Tannée, de 12^7.

Dans le quatrième (climat également tempéré), sous le nom de climat rhodanien, la contrée comprise entre la vallée de la Saône et du Rhône, depuis Dijon et Besançon jusqu'à Viviers, le massif des hautes Alpes, une partie des basses Alpes. La température moyenne de ce climat est., pour l'hiver, de 2o,5; pour Tété, de 21«,3; pour Tannée, de 11».

Dans le cinquième, enfîu (climat chaud), sous le nom de climat méditerranéen, le surplus de la France. La température moyenne de ce climat est, pour Thiver, de 6o,o; pour Tété, de 22o,6; pour Tannée, de 440,8.

Une pareille classification, bonne pour donner une idée générale des conditions climatériques dans lesquelles se trouve la France, ne saurait être d'aucune utilité pratique sous le rapport agricole et surtout sylvicole. Dans chacune des régions qui y sont comprises, il y a des points plus ou moins élevés au-dessus du niveau de la mer, des expositions différentes et, par conséquent, des variations de température qui, si elles étaient considérées isolément, devraient faire ranger les localités où elles se présentent dans un autre climat que celui auquel on les a rattachées. L'état de la température n'indique pas d'ailleurs, à lui seul, quelles sont les espèces susceptibles de croître et de pro3|)érer dans un lieu donné.

d'adopter comme circonstances caractéristiques al nature et l'état de végétation des plantes qui croissent spontanément dans la région où est située cette forêt *.

Mais ces renseignements seraient encore insuffisants, si Ton n'y ajoutait tous ceux que Ton pourra se procurer sur les variations de la température et lès accidents météoriques qui pourraient affecter un lieu donné.

Indépendamment de l'indication des plantes qui seraient cultivées avec succès dans la contrée dont on voudra faire connaître le climat, on fournira donc tous les renseignements possibles sur les écarts de température, le plus ou moins d'intensité de la lumière, la fréquence, la force et la persistance des vents, de la pluie, des brouillards, de la gelée, de la neige, de la grêle, du verglas, du givre.

21* Nature et état du peuplement. — Décrire à grands traits le peuplement, et par conséquent faire connaître les essences dont il se compose, son état

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