‹ L'aménagement des forètsChapitre 13 sur 74 · DÉPENSES · texte numérisé non relu

DÉPENSES

30' Prix des travaux dans la localité. — Faire

connaître le prix de la main-d'œuvre, suivant la nature du travail, le prix de location d'une bête de charge, d'une voiture attelée.

31* Dépenses occasionnées par la surveillance.

32° Dépenses occasionnées par fenfre/ien des chemins forestiers.

33° ConMbutions pour la réparation des chemins vicinaux,

34" Dépenses occasionnées par t entretien des maisons forestières y des scieries et autres consitmctions .

35° Crédit affecté moyennement chaque amiée à F entretien des pépinières, aux repeuplements artificiels, aux assainissements, aux exploitations par économie.

36° Idem, pour le curage des fossés de limite, la réparation des homes, etc., etc.

37° Impositions, dépejises dive?*ses.

— ties renseignements que comportent les articles précédents se devinent, sans qu'on ait besoin de les signaler.

ARTICLE V

EXPLOITATION BT PRODUIT

38° Exposé de F aménagement en vigueur.

39° Débit des bois. — Faire connaître à quel «sage on emploie les principales essences, et surtout les ressources qu'elles pourraient présenter pour les constructions navales.

Établir autant que possible, pour chacune de ces

DK Î,A STATISTIQUE. 41

essences, élanl donnée sa grosseur à 1"',30 au-dessus du sol, le rapport existant :

Entre le volume conique ou cylindrique et le volume réel de la lige,

Entre le volume conique ou cylindrique de la tige et le volume réel total,

Entre le volume réel de la tige et le volume de la lige propre à Tœuvre,

Entre le volume réel total et le volume propre à l'œuvre ,

Entre le volume réel total et le volume propre au chauffage.

Entre le volume réel total et le volume propre au charbon ,

Entre le volume réel total et le nombre des bourrées,

Entre le mètre cube de bois brut et Tunilé des marchandises fabriquées en forêt ; on saura de cette manière combien il faut de bois pour fabriquer une grosse de sabots, un cent de merrain, un stère de chauffage, etc..

Entre le mèlre cube de bois brut et le volume de la quantité de marchandises qu'on peut en tirer.

40* Prix détaillé des bois. — Faire connaître le prix sur pied du mètre cube de bois, suivant la destinalion à laquelle il est propre : œuvre, chauffage ou charbon ; les variations que ce prix a subies depuis un certain nombre d'années ; la plus-value donnée au bois par la façon dont il est l'objet en forêt, ou, en d'autres termes, la différence entre le prix du mètre cube en grume et sur pied, et le prix de la quantité

de marchandises qu'il est susceptible de fournir.

41° Produits en nature des bois. — Faire connaître le volume exploité chaque année, dans les futaies, dans les taillis, en coupes principales, en coupes intermédiaires, par contenance et par volume.

Établir la part de ce volume propre à Tœuvre, au chauffage et au charbon.

42° Produits en argent des bois. — Faire connaître la valeur en argent des produits en bois ci-dessus spécifiés.

43° Produits en argent accessoires. — Faire connaître ce qu'on retire des mines et carrières, de la chasse, de la pêche, de la glandée, de la falnée, des pépinières, des amendes pour délits, des indemnités pour bris de réserve et tous autres menus produits.

44° Produits immatériels ou indirects. — Les produits qu'on appelle immatériels sont les produits impalpables, impondérables, invisibles même, non transportables, par conséquent, du moins suivant les convenances de l'homme, et non susceptibles d'être évalués d'une manière positive, soit en nature, soit en argent.

Une forêt fournit du bois : c'est un objet matériel que l'on peut façonner, mesurer, peser, transporter, vendre à Pierre ou à Paul, en gros ou en détail, et que l'on peut aussi retenir pour soi-même.

Cette forêt est un obstacle à l'invasion du territoire ; ou bien elle protège les propriétés voisines contre les intempéries du climat, les torrents, les avalanches ; elle régularise le régime d'un fleuve qui y prend sa source, et ce, au grand avantage des riverains de ce

fleuve; elle est utile à des établissements industriels dignes d'intérêt et elle procure du travail aux populations environnantes. Ce sont là des produits que le propriétaire de ladite forêt ne peut ni porter au marché pour les vendre, ni retenir pour luimême. Aussitôt nés, les produits de ce genre tombent dans le domaine public, sans qu'il soit au pouvoir de personne de l'empêcher.

Ces produits sont en général sans valeur pour le propriétaire, quand ce propriétaire est un particulier; mais quand ce propriétaire est l'État, ils ont, au contraire la plus haute importance. Les 25 à 30 millions que les forêts nationales rapportent chaque année au Trésor sont assurément fort peu de chose à côté des ressources qu'elles offrent à l'industrie, des avantages qu'elles présentent pour la défense du territoire, la conservât ion du climat et du sol, le régime des eaux.

Il convient donc de faire connaître, dans la statistique d'une forêt, l'influence que cette forêt pourrait exercer à ces différents points de vue.

Le nombre, la profession et le salaire des ouvriers employés à l'exploitation, au débit, à la vidange, aux améliorations diverses, fixeront en outre les idées sur les moyens de travail otTerts par la forêt aux habitants de la localité.

ARTICLE VI

DÉBOUCHéS

45* Droits d usage. — Exposer la nature et Téten-

due des droits d'usage, Tinfluence qu*ils ont sur Texploitation de la forêt. Si cette influence était fâcheuse et qu'il fût utile de procéder à Textinclion des droits, il faudrait provoquer immédiatement cette opération et surseoir à l'aménagement proprement dit.

On ne saurait nier que la loi forestière sur l'extinction des droits d'usage au bois ne soit dure pour les usagers, puisque son application a pour conséquence , quel que soit l'esprit de libéralité par lequel l'administration a essayé d'en corriger la rigueur, de diminuer, dans une forte proportion, la jouissance des usagers.

Le respect des usages, sauf à en concilier l'exercice avec les droits du propriétaire et avec les exigences d'une bonne exploitation des forêts, satisferait donc l'équité. Il aurait, en outre, l'avantage de maintenir les liens qui rattachent a la conservation du sol forestier de nombreuses populations, tandis que, par l'effet du cantonnement, on désintéresse ces populations pour toute la partie de forêt dont elles ne jouissent plus et, ce qui est plus grave encore, on compromet l'avenir de la partie qu'on leur abandonne, en la soumettant à tous les dangers qui consistent dans les besoins incessants et l'imprévoyance des municipalités.

Ce sont là des considérations auxquelles^ les aménagistes devront avoir égard.

46* Servitudes (T intérêt public. — Ces servitudes doivent être nécessairement prises en considération dans l'étude du plan d'exploitation de la forêt à

aménager. Il convient donc de les faire connaître.

iV Lieux de consommation. — Indiquer les principaux lieux de consommation, et notamment les usines, la distance qui les sépare de la forêt, la nature et la quantité des bois qui s'y consomment.

48* Prix (les bois aux lieux de consommation. — Ce renseignement est essentiel; car, en le rapprochant du prix des bois en forêt, on pourra se faire une idée exacte de la facilité ou de la difficulté des transports.

Page 1