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conservalion d'un capital sous la forme d'une forêl, présente, à côté de Tînconvénient de faire produire à ce capital, une rente inférieure à celle qu'on en retirerait, en lui donnant une aulre destination, en le transformant par exemple en argent, Tavanlage d'une sécurité beaucoup plus grande. Cet avantage est inappréciable pour les propriétaires qui ne meurent pas. Cependant, de même que le particulier qui, n'ayant pas de quoi suffire aux strictes nécessités de la vie avec le revenu d'une terre, est bien obligé de la vendre et d'en placer la valeur chez un banquier, malgré les chances de ruine auxquelles il s'expose; de même une commune qui a des besoins impérieux et des receltes trop restreintes, est peutêtre excusable de chercher à remédier à cette situation, en renonçant, pour augmenter ses ressources pécuniaires, à conserver des propriétés productives d'un trop faible revenu, relativement à leur valeur commerciale.
Toutefois, que les communes se gardent d'oublier que ce genre de spéculation, qui a pour résultat de raccourcir la durée de la révolution de leurs bois, est défavorable à leurs descendants dont il ébranle le patrimoine, et à la société tout entière dont il amoindrit le revenu. Si les particuliers eux-mêmes ne doivent jamais faire complètement abstraction de ces inconvénients, les obligations des communes sont, sous ce rapport, beaucoup plus étroites.
L'importance de ces obligations est suffisamment indiquée par la non-limitation de l'existence des
106 AMÉNAGEMENT DES FORLTS.
communes, par Télroite solidarité qui existe entre elles et la société dont elles font partie, par la protection spéciale dont TÉtat les couvre, par Fappui qu'il leur prête.