DZ L'AMÉNAGEMENT DES FORÊTS
par surfaces bien et définitivement délimitées et se répètent en s’ajustant à ces surfaces ;
Méthode par volume, en ce que le volume sert de mesure à ce que le sol et l'atmosphère portent, enveloppent et produisent ;
Et la méthode du contrôle est, quant au traitement, encore une méthode par pieds d’arbres car, dans toute sa procédure, elle considère le rôle que l’arbre tient dans le peuplement et elle réalise ses effets dans celui-ci par le choix individuel des arbres.
En résumé, donc, l'aménagement d’après la méthode du contrôle entend :
Fournir au traitement une base expérimentale par l'enquête perpétuelle ;
Contrôler l'effet utile qui est à obtenir de tous les éléments de la fertilité, lesquels se trouvent dans le sol et encore plus dans l’atmosphère au-dessus ; et cet effet utile n’est pas autre chose que l’accroissement ;
Organiser la gestion technique, de façon à ce qu’elle collabore étroitement à l'enquête et à la réalisation du plus grand effet utile.
L'aménagement sera l’observateur, et le traitement l’expérimentateur. Les effets de la mise en œuvre des forces et des matières offertes au producteur forestier, les rapports qui s’établissent, sont du domaine des faits, non de celui de la théorie. On peut bien les étudier, les observer, les influencer, dans une certaine mesure les solliciter même, mais non les fixer et les mesurer d'avance ; ils doivent nécessairement varier avec les circonstances et les lieux et surtout avec le traitement. Il s’agit donc de les saisir dans leur variété en corrélation avec les interventions humaines. L'aménagement rationnel sera la systématisation des expériences faites ou à faire par le traitement ; son but est de préparer et de développer la base expérimentale du traitement, afin que celui-ci devienne, à son tour, expérimental.
Il cherchera à substituer aux chômages et aux jachères répétés de la futaie simple, l’utilisation perpétuelle et aussi totale que possible sur chaque unité de la surface de tous les éléments de la production, qu'ils soient dans le sol ou dans l’atmosphère ; à établir un meilleur rapport entre l’accroissement et le matériel ; à assurer l'intervention opportune
du sylviculteur en faveur de l’accroissement, de la sélection et de la conservation du milieu ambiant ; il tendra donc à substituer les constantes de la futaie organisée sur la donnée de l’accroissement, aux variables de celle organisée sur la donnée de l’âge. Autrement dit, il visera :
a. À produire le plus possible ; b. À produire par les moyens le plus possible réduits ;
c. À produire le mieux possible.