‹ L'aménagement des forêts par la méthode expérimentale et spécialement la méthode du contrôle. Avec und lettre-préface de Roger DucampChapitre 6 sur 22 · LA “ L SL ET ANS · texte numérisé non relu

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LES PROCÉDÉS DE LA MÉTHODE DU CONTROLE EN TANT QUE MÉTHODE D'AMÉNAGEMENT

1. Remarque préliminaire. Principes de comptabilité. — Le matériel forestier d’expérimentation se présente sous deux aspects et sous deux formes différentes : sur pied et abattu. Sous son premier aspect, c’est le matériel technique, celui dont l’étude intéresse l'aménagement, parce que représentant la forêt, et que c’est par celui-là surtout qu’on étudie celle-ci. Sous son second aspect, c’est la récolte, le matériel commercial qui intéresse surtout la consommation et, à cause de celle-ci, la gestion.

Nous y trouvons un premier motif pour tenir deux comptabilités distinctes du matériel : la comptabilité technique et la comptabilité d'exploitation ou commerciale.

Un second motif nous est donné par les différences de formes qui caractérisent l’un et l’autre matériels. Dans le mesurage du premier interviennent toujours des éléments d’estimation, donc d'incertitude : ce sont spécialement la forme et la hauteur des arbres, l'épaisseur de leur écorce, la structure de leur couronne. Malgré tous les artifices qu’on a imaginés pour écarter les causes de variations inhérentes à cette matière dans la détermination de ces éléments, on n'arrive pas à le faire ; arrivâton à donner beaucoup de précision aux procédés, qu’il reste la personnalité de l'opérateur et les mutations intérieures que la forêt subit. Dans le mesurage du bois abattu, au contraire, on a la possibilité de mesurer directement toutes les dimensions des corps, de faire de la stéréométrie réelle. De procédés différents sortent des résultats différents. IL n’est

donc pas correct et par conséquent il n’est pas loisible, malgré tout ce qu’on fera, de poser l'égalité :

100 m8 de bois sur pied — 100 m3 de bois abattu :

il suffit de rappeler que les dendromètres ne donnent que des hauteurs relatives et que leurs indications peuvent s’écarter de 3 à 16 p. 100 de la réalité, que l’épaisseur de l’écorce varie pour une seule essence de plusieurs pour cent, et que, suivant la manière de cuber le bois abattu, on peut s’écarter du cube réel de + 2,5 p. 100 à — 17,5 p. 100.

Prétendre contrôler une possibilité calculée au matériel sur pied par le cubage du matériel abattu, ne peut donc être qu’un leurre, bien que les erreurs puissent se neutraliser partiellement.

Enfin, il paraît rationnel de ne faire état dans la comptabilité d’exploitation ou commerciale que des utilités directes produites ; pourquoi le forestier introduirait-il dans ses contrôles les matières non utilisées, par exemple les menus bois de feu qu’on ne façonne pas parce que l’éloignement du lieu de consommation les déprécie totalement, ou les copeaux d’abatage, ou l'écorce abandonnée sur le parterre des coupes, etc. dans le désir d’arriver à établir une égalité de cube avec le bois sur pied, égalité qu'il n’atteint quand même pas ou qu’il croit atteindre en se trompant lui-même? La forêt produit d’ailleurs bien d’autres choses qui ne peuvent se mesurer. Les utilités directes produites varient en outre encore avec les temps, les lieux, les moyens de transport. Il y a là un troisième motif pour tenir comptabilité séparée du matériel sur pied et du matériel abattu.

Les deux matériels n’ont pas de mesure commune ; par conséquent, les deux comptabilités doivent avoir des unités de calcul différentes. Le mètre cube restera l’unité pour exprimer les volumes mesurés par les procédés plus réellement stéréométriques, et sera donc celle du contrôle des boïs abattus et de la statistique générale. Une unité différente, unité de convention, doit être adoptée pour le matériel debout.

Pratiquement, on ne peut établir d'importants états de matériel sur pied que sur la base de la mensuration du diamètre à hauteur d’appui. Le volume correspondant au diamètre est tiré d’un {arif d'aménagement

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(qui peut être construit sur des expériences locales) qui doit être considéré comme définitif et appliqué dès son adoption à toutes les opérations ultérieures ; tout tarif devient d’ailleurs nécessairement conventionnel, parce que les coupes et la végétation elle-même font que le matériel se différencie graduellement de celui qui a servi de base à l'édification de tables d’estimation locales.

Aussi les adeptes de la méthode du contrôle ont-ils fondu tous leurs tarifs locaux en un tarif d'aménagement unique qu’ils ont publié avec un barême, sous le titre de «tarif conventionnel unique pour l’application de la méthode du contrôle», et dont ils ontnommé l’unité «silve, sv».

On s’est demandé pourquoi ils ne se seraient pas arrêtés à la simple surface terrière, puisque, aussi bien, ils préconisent l’inventaire par le diamètre seul; le cube forestier réel et ses modalités auraient été obtenus par le quotient : matériel réel des coupes : surface terrière des arbres exploités ; ce quotient, variable de période à période, eût permis de calculer sur une base plus voisine de la réalité et le matériel sur pied, et l'accroissement, et la possibilité.

Cette objection a sa valeur, et les « contrôlistes » ont aussi envisagé cette procédure à laquelle la méthode du contrôle en elle-même n’est pas hostile et que rien n’empêcherait d’ailleurs d'introduire dans les aménagements nouveaux, et même anciens, élaborés selon cette méthode.

Cependant ils ont préféré adopter un tarif d'aménagement au cube pour les motifs suivants :

L’abandon du mètre cube comme unité d'expression du matériel sur pied paraissait déjà être de leur part une prétention bien osée ; qu’eût-on dit du mètre carré de surface terrière pour chiffrer le matériel qui se présente sous la forme de corps et non de surfaces?

Les mentalités et les habitudes ne sont pas encore assez faites à la surface terrière, pour que celle-ci puisse servir d'expression compréhensible de l’état du boisé, notion nécessaire non seulement aux techniciens, mais aux administrateurs, agents subalternes, propriétaires, etc., qu’on doit mettre assez souvent en contact avec les aménagements. Que représenterait aujourd’hui, même pour un technicien, un peuplement exprimé par 43 mètres carrés de surface terrière à l’hectare?

Enfin ces mêmes considérations paraissent encore plus frappantes, lorsqu'on les applique à la possibilité ; en exprimant celle-ci en unités de la surface terrière, on aurait touché au domaine de la réglementation existante, on se serait probablement heurté à des résistances insurmontables.

Pour ce qui concerne le quotient : cube réel des coupes par surface terrière des arbres exploités, il trouve son équivalent dans le quotient : cube réel des arbres exploités par cube au tarif d'aménagement de ces mêmes arbres.

On peut d’ailleurs envisager l’éventualité, pour l’avenir, de combiner la surface terrière avec un facteur variable donné par le quotient susindiqué du cube réel des exploitations par la surface terrière des arbres abandonnés.

La comptabilité relative au matériel abattu n’intéresse l'aménagement qu'indirectement ; il n’en sera donc plus question ici qu’incidemment.

2. Les procédés en général. — L'aménagement consistant essentiellement dans l’observation et dans l’organisation de celle-ci ou sa méthode il ÿ a lieu de définir tout d’abord son objet. Cet objet, c’est la forêt et sa production : la forêt dans son état actuel qui constitue un point de départ, la forêt dans tout ce qui constitue ses moyens de production ; la forêt dans ses états successifs, dans ses variations spontanées ou provoquées ; la forêt dans sa production, c’est-à-dire son accroissement. Celui-ci représente le gros de la résultante de l’effort spontané et de l'effort sollicité, le résultat essentiel de l’utilisation des forces et des matières disponibles ; c’est donc en même temps par lui qu’on peut obtenir la mesure de cette utilisation. Apprendre à le connaître et dans sa masse et dans ses modalités, tel est, en définitive, le but spécial de l’aménagement.

Les arbres — dont le groupement constitue le peuplement, le massif, la forêt, et le milieu ambiant spécifique par l'intermédiaire duquel le - sylviculteur agit sur leur nutrition, leur respiration, leur fructification, leur forme — sont eux-mêmes constitués par des accroissements annuels en diamètre ou en circonférence et en hauteur, superposés. Au fur et à

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mesure qu’il se produit, l’accroissement s’incorpore automatiquement au matériel. L’un ne va pas sans l’autre, tant qu’il y a vie. L’étude du matériel et des modifications par lesquelles il passe, est donc le moyen de parvenir à la connaissance de l’accroissement. L’accroissement des arbres est une manifestation extraordinairement influençable de la vie végétale, que le sylviculteur tient sous sa dépendance et pour ainsi dire dans sa main ; c’est pourquoi l'étude doit se développer en enquête permanente.

L'inventaire, et l'inventaire méthodique et répété (non pas l’estimation des bois), telle est donc l’opération fondamentale de l'aménagement selon la méthode du contrôle.

Les modifications que le matériel subit sont de deux ordres :

Il y a les augmeniations ; elles sont spontanées et résultent soit de l’accroissement, soit de l’entrée d'éléments nouveaux ;

Il y a les diminulions, qui sont les éliminations tant accidentelles qu’intentionnelles.

On a donc à tenir deux sortes de contrôles :

l'inventaire proprement dit ou contrôle du matériel réservé (inventaire des entrées) ;

le contrôle des exploilalions ou inventaire du matériel abandonné (inventaire des sorties).

Il est presque superflu de dire que ces deux opérations, bases de toute la méthode, que ces deux inventaires doivent être faits selon des procédés rigoureusement identiques, et avoir la même unité de comptabilité.

Dans des forêts de quelque étendue, l’inventaire et le contrôle présenteraient des difficultés insurmontables et perdraient leur caractère d'enquête exacte si on ne localisait ces opérations en sectionnant la forêt, si on ne créait d'avance de multiples points de comparaison ; c’est la raison d’être de la formation de divisions qui constitueront le cadre fixe de l’expérimentation, chaque division étant pour soi un objet de l’expérimentation, et toutes servant à l’expérimentation comparative.

Au moyen du parcellement en divisions on entre plus promptement

et plus profondément dans les particularités de l'ambiance et des mani-

festations de l'énergie vitale ; la simultanéité, la diversité des expériences qui en résultent, hâtent les résultats.

L'accroissement est connu par la différence des inventaires successifs augmentée des bois exploités dans l'intervalle. On obtient ainsi l’accroissement en bloc dont se contente, par exemple, la méthode neuchâteloise ou du contrôle simplifié. Dans la méthode du contrôle proprement dite, on pousse les investigations plus loin, on cherche à se rendre compte de l'allure de l’accroissement dans les divers membres du peuplement, au moyen du calcul d’accroissement (en réalité le calcul de l’accroissement courant), qui est la géniale invention de Gurnaud et la particularité de sa méthode d'aménagement.

Étant connu, l’accroissement courant forme la base du calcul de la possibililé et des prévisions d’exploilalion. Celles-ci ne se font que pour un très petit groupe d’années, qui forment une période, et peuvent être réparties entre ces années dans un plan de répartilion ou plan d’exploilalion périodique.

Nous avons done comme opérations constituant un aménagement selon la méthode du contrôle :

a. La description générale de la forêt ;

b. La formation des divisions ou le parcellaire ;

c. L'inventaire ;

d. Le contrôle des exploitations ;

e. Le calcul d’accroissement ;

{. Les prévisions d’exploitation ; et nous ajoutons :

g. La récapitulation périodique qui est la synthèse de toutes Les opérations.

Nous allons reprendre, en suivant l’ordre de leur exécution sur le terrain, ces diverses opérations, pour les traiter chacune avec plus de détail dans les chapitres suivants. Il est cependant nécessaire que nous considérions auparavant le pourquoi et le comment de leur répétition, que nous étudiions le rythme à leur imprimer, rythme qui se traduit dans la durée de la période ou rotation.

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3. La période. — On a vu, par l'exemple que nous avons donné de la futaie simple (graphique, p. 23) que, par son accumulation, l’accroissement rapidement introduit une situation qui lui est contraire à luimême.

Toutes autres conditions restant égales sur l’hectare considéré, la dépression que l’accroissement subit ne peut être imputée qu’à son accumulation, On voit que cette régression est rapide. Ce fait, qui correspond à la diminution de l’épaisseur des cernes à partir de la moelle vers l’écorce, est constant dans le peuplement unienne et peut être facilement constaté par chacun sur la tranche des arbres ; en lui se traduit la gêne croissante qui s’y établit pour la couronne des arbres. Dans le peuplement plurienne, on rencontrera plutôt des zones alternantes de cernes étroites et larges, correspondantes aux dégagements et resserrements successifs de la couronne ; chaque arbre montrera des alternatives particulières (Voir, par exemple, les sections d'arbres reproduites p. 54).

Pour se tenir au courant de l’allure de l’accroissement, il est donc indispensable de poser des repères rapprochés ; plus ils le seront, plus vite et mieux on sera renseigné et plus on aura d’occasions d'intervenir utilement ; les inventaires sont ces repères ; les intervalles entre inventaires sont les périodes ; il convient donc que celles-ci ne comptent qu’un petit nombre d’années. |

Signaler les fléchissements de l'accroissement à mesure qu'ils se produisent, en faire ressortir les causes, fournir le moyen d'intervenir pour stimuler à nouveau la végétation en corrigeant ce que la situation peut avoir de défectueux, tel devrait être le rôle de l’aménagement vis-à-vis du traitement. Il est bien clair qu’on se rapproche de cet idéal si la période est courte, car s’il y a déclin celui-ci sera court aussi.

Il reste encore bien à chercher pour assurer par l’aménagement l'intervention du traitement au moment le plus opportun. Il semble que plus l’accroissement est vif, plus les intervalles entre inventaires devraient être réduits, l’accumulation et le déclin qui s'ensuit étant plus rapides. Réciproquement, il semble que plus l'accroissement est lent, plus lentement aussi la situation s’altère, et plus lentement aussi elle se redresse. Mais la manière dont l’accroissement se traduit par les chiffres

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dépend aussi de l’échelonnement des grosseurs choisi pour l’inventaire. Les larges mailles de 5 centimètres que représentent les catégories de diamètre (20 centimètres pour les catégories de circonférence) telles que nous les avons dans toutes les forêts aménagées d’après le contrôle, ne sont probablement pas assez serrées pour saisir et rendre nettement les allures de l’accroissement dansles forêts à végétation faible des situations froides et dessols secs ou pauvres. Il faudrait, pour bien aller, que la durée de la période fût la même que celle de l’influence de la coupe, et que les degrés que nous nommons les catégories de grosseur fussent faits à la mesure de la vigueur de l'accroissement. Il y a là tout un domaine encore réservé aux expériences futures, mais que la méthode du contrôle semble apte à ouvrir. De courtes périodes sont donc recommandables aussi au point de vue des recherches à préparer.

Dans les considérations sur la durée de la période, il faut encore faire intervenir le rôle cultural de la coupe. Supposons une possibilité de 2 p. 100 du matériel : suivant que la période sera de cinq, dix, quinze ou vingt ans, on aura à faire sur le matériel un prélèvement de 10, de 20, de 30 ou 40 p. 100 ; la coupe la plus faible sera la meilleure dans la plupart des cas, parce qu’elle respectera davantage le milieu ambiant, ne causera pas d’acoups de croissance ; elle fatiguera moins le sol et le sous-étage, étant plus légère, et le bois produit sera de meilleure structure.

Il convient d’entendre la période comme réglant non seulement le rythme des opérations dans chaque compartiment ou division, mais aussi leur rotation dans l’ensemble de la forêt, c’est-à-dire que, en principe, la forêt doit être visitée au cours d’une période dans toute son étendue, autrement dit : que toutes les divisions doivent paraître dans le plan de répartition périodique. Malgré cela, la rotation peut être allongée ou raccourcie pour chaque division selon l’urgence du traitement, ce qui se réalise aisément en modifiant le tour à la période suivante, en reprenant les divisions dans un autre ordre, avec de l’avance pour les unes, du retard pour les autres ; le tour de telle division pourra même venir deux fois dans la même période, tandis que pour telle autre on décidera un temps de repos plus long que la période. Il ne saurait y avoir de règle fixe, puisqu'il s’agit surtout d'opportunité.

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4. La description générale. — Ce chapitre des aménagements est commun à toutes les méthodes, et la méthode du contrôle n’y introduit pas de considérations spéciales, si ce n’est au sujet du traitement ancien duquel il convient de savoir et de retenir tout ce qui peut expliquer et éclairer l’état des peuplements et l’allure de la végétation. On notera aussi plus spécialement tout ce qui peut être utile au point de vue du partage en divisions.

5. Le parcellaire. — Dans l'aménagement selon la méthode du contrôle, la division a les caractères d’un champ d'essais. Il faut donc en considérer le périmètre comme définitif aussitôt qu’elle est formée. Ses limites doivent être fixées de manière à ne permettre ni doute, ni hésitation.

Chaque division reçoit un numéro d'ordre, par lequel elle est désignée dans tous les livres de l'aménagement et de la comptabilité. La numérotation reste continue dans la même forêt, lors même que, pour tel ou tel motif, on croirait devoir grouper les divisions en séries d’aménagement ou en séries d'exploitation. La numérotation continue a l’avantage de la simplicité, de la clarté et de couper court aux confusions.

Si on peut former d'emblée des divisions à peuplement homogène, il convient de le faire ; on peut arriver par elles plus rapidement à certaines constatations, Il ne faut cependant pas s’exagérer cet avantage ; la rotation des coupes étant rapide, les peuplements se transforment aussi rapidement ; les différences intérieures s’y fondent en relativement peu de temps. C’est pourquoi aussi les subdivisions n’ont pas de raison d’être ; elles ont en outre l'inconvénient de compliquer les opérations et, leurs limites étant sommairement tracées, de créer de l'incertitude. Si on tient absolument à marquer des différences de peuplement qui paraissent devoir être durables ou pouvoir donner lieu à des constatations intéressantes, il sera préférable d'augmenter le nombre des divisions.

Des considérations de commodité sur le terrain militent d’ailleurs en faveur des petites contenances. Pour que le technicien traitant puisse conserver une vue claire de l’ensemble de chaque peuplement, pour que

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les opérations restent bien dans sa main et sans excès de fatigue pour lui et pour ses aides, pour que les virées d'inventaire et de martelage ne deviennent pas flottantes, il est nécessaire que les divisions soient plutôt petites. Broilliard considérait 5 hectares comme un idéal. Je crois qu'il convient, pour arrêter son choix, de faire intervenir plusieurs considérations ; par exemple, il est désirable que les opérations de martelage n'aient pas à se prolonger au delà d’un jour ou deux dans l’enceinte de chaque division ; la grandeur de celle-ci devrait donc être en raison inverse de la difficulté du terrain ; il est nécessaire, pour obtenir un bon plan de répartition, une certaine péréquation des produits annuels, pour se réserver la faculté de Jaisser au repos l’une ou l’autre division, et pour parer aux conséquences d’un retard éventuel dans la révision de l’aménagement, qu’il y ait un nombre de divisions supérieur à, et, si possible, multiple du nombre d’années de la période ; et, sans fixer de limite inférieure à la contenance des divisions, je recommanderais de

n’aller dans aucun cas, même en terrain très facile, au delà de 12 à 15 hectares.

6. L'inventaire. — Ce qu’on veut établir par l'inventaire du matériel. et ses répétitions, ce sont des situations successives comparables entre elles.

Il faut donc assujettir les inventaires à des règles qui en assurent l’uniformité : mesurer les arbres toujours à la même hauteur et dans la même position, autant que possible faire les inventaires suivants à la même saison que le premier, appliquer le compas bien horizontalement, employer des compas gradués selon l’échelonnement admis pour les catégories. Il faut que celui qui dirige l’opération soit lui-même entièrement convaincu de la haute importance de celle-ci, qu’il la suive de très près, et (est-il besoin de l’ajouter?) qu'il choisisse un personnel sûr auquel il n’imposera pas de surmenage ni une allure trop pressée.

La hauteur d’application du compas, son orientation, en même temps que celle des viréeset le contrôle des arbres pris, est marquée par une trace horizontale faite à la griffe ou à la rouenne, dans l’écorce, au point de tangence de la grande règle du compas avec la circonférence de l’arbre ;

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cette trace est faite par l’ouvrier porteur du compas au moment où il appelle la grosseur prise sur écorce.

Lors même qu’on ne tiendrait pas compte séparé de toutes les essences dans le registre des inventaires, il convient de les annoncer toutes au cours de l’opération.

Les nombres d’arbres de chaque division sont inscrits immédiatement à son compte particulier dans le registre des inventaires, par catégories de grosseur et par essences, et groupés en même temps en trois classes : petits, moyens et gros bois.

Dans la méthode du contrôle, les arbres sont pris dès 17€m,5 de diamètre et 50 centimètres de circonférence sur écorce, et groupés comme suit :

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Catégorie 60, arbres de 50 à 69 centimètres de tour. — 80, — 70 à 89 — Petits bois.

— 100, — 90 à 109 — — 120, — 410 à 129 — - 140, — 130 à 149 -- Bois moyens.

— 160, — 150 à 169 = — 180, — 170 centimètres de touret plus. Has et suiv. — — —

Voici la correspondance du tarif au diamètre et du tarif à la circonférence empruntée au « Barême du tarif conventionnel unique ».

Tarif à la ‘irconférence. Tarif au diamètre.

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