Opinions des organes officiels et des Chambres
de commerce. — Les idées maitresses qui doivent servir de
guide pour la comparaison des divers projets se trouvent énoncées dans un bref et remarquable rapport de M. Bernier, président de la Chambre de commerce de Bourg, en date du 19 décembre 1916. |
La principale de ces idées, émise aussi le 25 septembre 1917 par le Comité franco-suisse du Haut-Rhône, est que la solution qui devra être adoptée est celle qui tiendra compte des besoins de la navigation aussi bien que de ceux de l’industrie.
Si nous examinons l'opinion des administrations de l'Etat, nous la trouvons, en général, peu favorable. Le Conseil général des ponts-et-chaussées et la Commission des voies navigables, dans un rapport des 13 et 14 mai 1909, inséré au Journal officiel du 29 juillet 1909, pages 803 à 827, contestent l'utilité de la voie navigable de Lyon au lac Léman, et, dans tous les cas, propose d’en laisser à la Suisse l'initiative. Cette voie, selon la commission, n'offrirait aucun intérêt pour la France. Dans l'étude que nous avons faite de la voie navigable du Rhône comme grande voie internationale, nous avons présenté les arguments qui permettent de considérer l'avis de la commission comme erroné. M. Mähl espère, du reste, que la commission pourra revenir sur son opinion, surtout s'il est possible d’indiquer une diminution dans les dépenses à envisager.
Par contre, pour l'installation d’une vaste usine hydro-électrique à Génissiat, conçue de manière à préparer la navigation,