‹ L'Aménagement du RhôneChapitre 118 sur 148 · EL · texte numérisé non relu

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ee L à écluses imposé aux ingénieurs, dont: les études com- plètes et très consciencieuses ont prouvé que cette solution

- n’est pas pratique dans la vallée du Rhône. Mais, si au lieu

d’un canal avec de nombreuses écluses et de très petits biefs, on recherche un canal avec de très longs biefs (4 ou 5 tout au plus, sur la distance de 270 kilomètres entre Lyon et Arles) et 4 ou 5 élévateurs seulement, de 30 à 40 mètres de hauteur chacun, solution qui parail possible dans le cas actuel, on aura une voie d'eau très pratique, d’une dépense de construction bien moindre que celle du canal à éeluses, et sur laquelle les prix de transport des marchandises seront inférieurs à la moitié de ceux du précédent. En effet, dans mon mémoire sur le canal latéral au Rhône, j'ai pu établir par des chiffres que le prix, très rationnel, de fr. 0, 0075 par tonne kilométrique, indiqué par l'administration pour un canal à écluses, tomberait forcément à fr. 0, 0035, soit moins de moitié sur un canal à plans inclinés, un canal à très longs biefs. Un pareil | canal donnerait, par son exploitation, des revenus suffisant à garantir l'intérêt et l'amortissement des capitaux que, suivant l’usage actuel en France, devront fournir les collectivités intéressées, pour leur participation à sa construction en collaboration avec l'Etat.

« C’est là une solution très pratique d’un bon canal exclusisement de navigation, ce qui est l'idéal pour l’économie, la facilité et la régularité des transports. Il peut y avoir d’autres solutions de ce système; il faut les rechercher avant de se résoudre à adopter un canal mixte. Car, un canal exelusipement de navigation, surtout avec des élévateurs, lesquels ne consomment pas: d’eau pour le passage des bateaux, laisserait disponible toute l’eau du Rhône, ne gênerait en rien les dispositions à prendre pour obtenir d’abondantes irrigations, une alimentation en eau et des arrosages suflisants, ainsi qu'une certaine quantité d'énergie électrique, et permettrait ainsi de donner complète satisfaction aux intérêts généraux du commerce, de l’industrie et de l’agriculture, en même temps qu'aux intérêts particuliers de la région. »

179. Projet Mahl. Aménagement du fleuve. Navigation. Captage de l'énergie hydraulique. Irrigation (4917). — Avec le projet de M. Mähl, il n’est plus question d’un aménagement par canal latéral. M. Mähl préconise hardiment l’aménagement du fleuve lui-même par barrages successifs. Nous résumerons brièvement ses idées.

Sur beaucoup de points, les rives se prêtent, assez pratiquement, à l'établissement de retenues de 3 à 5 mètres de hauteur, et même davantage, avec, au besoin, l’aide de faibles digues.

238 ÉTUDE TECHNIQUE DES PROJETS D'AMÉNAGEMENT DU RS Fe :

Les barrages et les digues seront établis de manière à conser-

ver la section actuelle d'écoulement, même en cas de déborde-

ment dans la vallée, les seuils des vannes étant abaissés pour compenser la diminution de largeur nécessilée par les ouvrages. Les barrages seront placés dans les parties resserrées, sur un sol convenable. Les digues, quand elles seront nécessaires, com-. menceront à l'amont sous forme de simple chemin de halage qui n’atteindra, en général, que 2 mètres de hauteur au droit du sommet de barrage d’aval. Ainsi, les vannes levées, les écluses ouvertes, l’eau pourra encore s’épandre sur chaque rive de la vallée, sans être contenue à une cote supérieure à celle du lit majeur, cela sur une bonne partie de la longueur de ce Hit.

Les îles et les lônes seraient englobées entre les rives extrêmes ; au besoin les îles seraient défendues par des digues.

Les retenues prévues étant à une cote inférieure à celle des inondations restent, par conséquent, à un niveau inférieur à celui des voies ferrées et des routes importantes de la vallée. Si, malgré ces précautions, les préventions restent trop fortes contrela possibilité d’endiguer le lit, on peut même se contenter de niveler le chemin de halage, et renfermer la retenue entre les rives, au niveau naturel du lit moyen; en ce cas, les chutes

: de 4 à 5 mètres recherchées seront obtenues en abaïissant le seuil des vannes des barrages, et en faisant de puissantes chasses d’eau d’un bief amont à un bief aval, préalablement vidé, en s’aidant, au besoin, de dragages.

En général, les barrages seront établis à l’amont des affluents, pour ne pas changer leur régime individuel d'écoulement par rapport au fleuve. Cependant, il sera parfois intéressant de les établir à l'aval, pour la commodité de la navigation sur l'affluent, et, en outre, pour retarder et régulariser les crues dans les estuaires et sur les rives des affluents, ce qui permettrait aussi d'obtenir des réserves d’eau utiles pour la force motrice et pour les irrigations. :

Les barrages serviront également à la force motrice. Chaque pile présentera un évidement propre à recevoir une unité génératrice mécanique commandant une dynamo. Le courant pourra êlre iotalisé dans une usine située sur la rive droite où sera placée Ia ligne générale de distribution du courant, sur la voie de halage à la remonte qui sera d’abord la seule équipée électriquement.

Les vannes auraient un débouché de 15 mètres de largeur et, su e les hauteurs de retenue, elles auraient une profondeur de 2 à 3 mètres sous le niveau du fond actuel.

Les écluses auront au moins 80 mètres de longueur et9 mètres de largeur. Les rives seront protégées à l'aval par des épis à établir aux points les plus atteints.

nsistar C . biefs “. ouvrages, ue en tête de ce nouveau

ee. MOYENS

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