‹ L'Aménagement du RhôneChapitre 135 sur 148 · tonnes à 150 kilomètres, à 0 fr. 007 la · texte numérisé non relu

tonnes à 150 kilomètres, à 0 fr. 007 la

tonne KiGMétrique rt rés merite 1.575.000 francs Halage et remorquage : 1 million de tonnes à LOT ONNE RTS rue ur mots 1.500.000 — Droits de quai, location de grues et de terrain : 1.500.000 tonnes, à 0 fr. 35 la tonne.......... 525.000 — HORAIRE ns 3.600.000 francs DÉPENSES :

Frais d'entretien de la voie navigable :

146 kilomètres de rivière canalisée à 1.200 francs

TO RTOMÉITE RE ER Se nn serum 175.200 francs 44 kilomètres de canaux à 2.300 francs le kilom.. . 101.200 — Frais de perception des taxes de navigation..... 123.600 — FTaIs LÉNÉTAUX EL-IMPTENUS EE. Re re 200.000 —

TOTA Bar em nettent 600.000 francs Boni d’exploitation.. 3.000.000 francs TOTALE ÉGAR Acces 3.600.000 francs

Nous verrons plus loin l’organisation financière proposée par le Syndicat suisse.

199. Coût de l'aménagement du Rhône. Objection de l'Administration. Réponse. Intérêt financier national. Economie nationale. — Quant au projet d’aménagement du Rhône lui-même, disons d’abord que, lorsqu'elle eut élaboré son avant-projet de 505 millions, l'administration des ponts-et-chaussées formula la conclusion peu optimiste que voici : « La dépense (plus de 500 millions) est énorme, et les calculs que nous avons essayé de faire semblent établir que les bénéfices que l’on peut actuellement espérer de la création d’un canal du Rhône ne sont pas suffisamment élevés pour la justifier pleinement.

« Mais nous ne saurions prévoir ce que nous réserve l'avenir, et si le développement du mouvement commercial provoqué par l'ouverture de voies ferrées continuait avec la même pro- gression, le canal latéral du Rhône pourrait, peut- être, s’impo-

ser bientôt. L’ avant-projet ci-joint servirait alors de base aux décisions à prendre à ce sujet.»

La Chambre de commerce de Nîmes, dans sa séance du 2 décembre 1998, a répondu que l'administration s'était placée à un point de vue qui ne convient pas. L'Etat n’est pas une société commerciale qui ait à chercher d’abord à réaliser des bénéfices. On le constate facilement en songeant que l'Etat a dépensé des milliards pour les routes.

IL faut ajouter une considération très importante qui parait avoir complètement échappé à l'administration des Ponts-et- Chaussées. Une nouvelle voie, même très coûteuse, peut être une excellente affaire pour l'Etat, si elle lui rapporte de grosses

sommes sous forme d'impôts ou autres. En étudiant le programme financier suisse pour le canal du lac Léman au Rhin, nous constaterons que le Syndicat suisse n’a pas négligé ce côté très important de la question.

En outre, il ne faut pas oublier, pas plus que ne l'a oublié le Syndicat suisse, la question de l’économie nationale, qui profite de l’abaissement du fret. Il est évident que tout abaïissement du coût des transports constitue un bénéfice net pour le consommateur, ou, tout au moins, à répartir entre le producteur et le consommateur.

L'exemple d’autres pays montre à quel point le bas prix des transports peut contribuer à abaisser le prix de revient de la production nationale. En 1900, un article de la Zeitschrift für Binnenschiffart, organe pour le développement de la navigation intérieure allemande, rappelait que, malgré les sacrifices faits pour les voies de communication, le prix de revient de la’ production nationale allemande était augmenté de 30 ?/, par les frais de transport, tandis que cette proportion s’abaissait à 45 °/, pour l'Angleterre, et qu'elle était bien moindre encore aux Etats-Unis où la tonne kilométrique coûte 0 fr. 0085 par fer, et 0 fr. 0042 par eau. En France, nous sommes loin de ce résultat; le prix moyen, en 1903!, est de 0 fr. 0468 par chemin de fer?, et 0 fr. 015 par eau. En Allemagne, le prix moyen par fer était de 0 fr. 044, et par eau, sur les grandes voies, 0 fr. 008. En France, pour les cokes et houilles, le tarif des chemins de fer descend à 0 fr. 03 et, exceptionnellement à 0 fr. 02, alors

4, Cf. Paul Léon : Fleuves, Canaux, Chemins de fer, p. 219. 2. Cocson, VI, p. 106 et supplément 1918 : en 4908, le prix moyen est de fr. 0429, et en 1913, de 0 fr. 0412, le tout pour le Réseau français de

Chemins de fer d'intérêt général,

que, sur nos voies navigables à grande section, ces transports

s’effectuaient avant la guerre au prix de O fr. 01, parfois 0 fr. 008. En général, le prix moyen de la petite vitesse est près de quatre fois plus élevé que le fret moyen par canal.

Ces renseignements montrent quelle est l'importance de la question de l'économie nationale, qui constitue, pour le pays, une recette dont il est étonnant que l'Administration ait

négligé de tenir compte.

200. Prix de revient des transports. Abaissement du fret espéré. Conséquence: augmentation du trafic. Répartition probable du trafic entre le Chemin de fer et le Rhône. — Examinons pour le Rhône cette question spéciale du prix derevient des transports : Dans un mémoire sur le canal latéral au Rhône, M. le commandant du génie Le Vallois, ingénieur à Luxeuil, estime qu'avec un canal à très longs biefs, munis de plans inclinés formant ascenseurs à bateaux, le prix de 0 fr. 0075 par tonne-kilométrique, indiqué par l'administration comme représentant le coût de la navigation avec son canal à écluses, tomberait à O0 fr. 0035. Le prix indiqué par l'administration et celui indiqué par M. le commandant Le Vallois paraissent singulièrement modérés. Ils sont cependant irès vraisemblables ; en effet, le transport par voie navigable coûte, en France, en moyenne, O fr. 015 par tonne kilométrique, et Le tarif est parfois abaissé à 8 millimes : ce prix doit être encore rémunérateur, sinon il ne serait pas appliqué ; done, le coût de la navigation doit être inférieur à 8 millimes. Cependant il faut noter que le Rhône aménagé sera toujours plus coûteux que les fleuves calmes et à pente douce, car beaucoup d’écluses perdent beaucoup de temps, et, d'autre part, les ascenseurs demandent beaucoup de force.

M. J. Coignet, dans son rapport du 10 juin 1909, évalue ainsi l’'abaissement du fret de Lyon à Marseille avec le canal latéral: le fret en France, sur de longues distances, est, en général, de 0 fr. 014 par tonne kilométrique. Avec la traction électrique, sur le canal latéral du Rhône, on peut espérer O fr. 012. Or, le tarif actuel de la compagnie de navigatiou du Rhône, pour les marchandises lourdes, revient, en général à 0 fr. 093, ce qui donne 9 francs par tonne de Lyon à Marseille avec trajet de mer, et donnera 8 fr. 37 quand le canal d'Arles à Marseille sera achevé. Le chiffre espéré de 0. 012 donnera 4 fr. 16, donc une économie de 4 francs environ sur le fret actuel. Nous avons vu‘ que ce chiffre paraît exagéré à M. Armand, qui évalue l’économie à 2 fr. 96 seulement,

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