CONCLUSION
En écrivant ces pages, nous avons évité, sinon toujours, du moins le plus généralement, de donner notre opinion personnelle toutes les fois que nous nous somme trouvé en présence d’une controverse, ce qui s’est présenté très fréquemment. Souvent il nous était impossible d'agir autrement, car les opinions émises et les projets présentés ne pourront être comparés, avec assez de précision pour que cette comparaison puisse être suivie d’un jugement, qu'après une mise au point complète qui demandera encore du temps.
Souvent aussi, quand bien même nous avions notre opinion faite, basée sur une étude sérieuse, nous nous sommes borné à exposer la question.
Un exposé impartial nous est apparu, en effet, comme le moyen le plus convaincant pour démontrer quelle est la meilleure des opinions, que le lecteur découvrira lui-même.
Nous allons maintenant faire quelques remarques d'ensemble qui nous sont venues à l’esprit au cours des études nécessitées par ce travail.
Le régime juridique des fleuves, en France, peut être conservé, mais 1l conviendrait d’en codifier les règles, trop éparses, dans une grande loi qui résumerait la législation et la jurisprudence actuelles. Cette loi donnerait au gouvernement le pouvoir de faire un règlement d'administration publique remplaçant les anciennes règles relatives à la navigation, à la police et à la surveillance des eaux.
Nous pensons que l'aménagement intégral du Rhône s’impose, quel qu'en soit le prix. Une grande et bonne voie navigable de pénétration en France, joignant la Méditerranée à la Saône et au Rhin, d’une part, et, d’autre part, joignant la Méditerranée au lac Léman, reliée de là au Rhin, puis au Danube et à l'Europe centrale, peut être un prodigieux facteur
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