‹ L'Aménagement du RhôneChapitre 42 sur 148 · É = CONFLUENT DE · texte numérisé non relu

É = CONFLUENT DE

La Saône La Gére: = .

L'Isère La Drôme L'Ardèche

La Durance

Le Gard

Fourques, origine du delta..| 707

Embouchure

L'étendue du bassin du Rhône est de 98.885 kilomètres carrés. A l’étiage, en hiver, il retire de ce bassin 500 mètres cubes par seconde’. Aux hautes eaux, ce nombre peut s'élever à 12.000 et même à 15.000 mètres cubes, par l'effet de la fonte des neiges des Alpes, ou de grandes pluies sur les origines des affluents torrentiels. Le débit moyen, difficile à préciser, est évalué entre 1.718 et 2.603 mètres cubes à la seconde. Ce nombre serait environ le double de celui de la Loire ou de la Garonne, et le triple de celui de la Seine.

En prenant un débit moyen de 54 milliards de mètres cubes par an, soit 1.723 mètres cubes par seconde, le Rhône apporte annuellement à la mer 21 millions de mètres cubes de limon, dont 17 millions passent par le bras principal d'Arles, et 4 millions par le petit bras.

1. Nombres obtenus,,au besoin par interpolation, au moyen du profil du Rhône placé en tête de l'ouvrage Le Rhône de M. Lenthéric. 2. Chiffres de M. Armand :

En aval du confluent de la Saône................. 290 mètres cubes. — — dés hISéTe RS RER 400 — == — — dé Ardèche ere 440 — ==

— dedtasDUrAanCes eee 500 =

LE RHONE Re ne = 37

A l'étiage, la vitesse superficielle du Rhône « est de 1 m. 50 à 2 m. 50, parfois 3 m. 50; elle peut doubler pendant les crues.

Avec cette vitesse, le fleuve entraîne les galets du fond, ce qui

crée une alternance de parties profondes et de bas fonds, qu'on nomme les « mouilles » et les «maigres », ces derniers résultant de l’accumulation des galets aux points où le fleuve fait une courbe, à la périphérie de celle-ci. Cette situation est génante pour la navigation.

Le Rhône ne gèle guère que sur les rives. Le gel constituera certainement un obStacle à prévoir, si une canalisation ou un autre travail ralentit son cours, en tout ou en partie. |

Les inondations venant des affluents torrentiels sont dues, en partie au moins, au déboisement.

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