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LE RHONE ÉCONOMIQUE ACTUEL

TT a du Rhône représente moins du dixième du trahe total de la vallée.

1 concurrence des voies ferrées, qui existe ailleurs, n’ex-

35.518 tonnes de re Herées. 20.579 tonnes de’ produits fabriqués de l'industrie métallurgique, 7.736 tonnes de bois à brüler et bois de

Service, 3.517 tonnes d'engrais et amendements et 2.685 tonnes qe combustibles minéraux.

6. Le nombre 958 tonnes qui représente le tonnage moyen du trafic de la première section (du Parc à Lyon), ayant été calculé pour toute la longueur de cette section, soit 154 kilomètres, ne donne qu'une idée imparfaite du mouvement sur cette partie du Rhône. Le trafic n'a été exercé en réalité qu'entre le Sault et Thil, soit sur un parcours de 41 kilomètres. Le tonnage moyen calculé d’après cette longueur réellement fréquentée, est de 3.592 tonnes.

1. Tonnages ramenés à la distance entière (quotient du tonnage kilométrique par la longueur de la voie). Les chiffres obtenus sont naturellement très inférieurs au « mouvement de la batellérie », ce qui pique les divergences apparentes des statistiques. 5

NAVIGATION ou RHÔNE Tonnage ramené à la distance entière Unité : 1000 Tonnes

plique pas cette infériorité. Elle tient à ce que le réseau accessible aux grands chalands actuels du Rhône est trop peu étendu, à ce que les ports sont insuffisants et mal raccordés à la voie ferrée, à ce que le courant du fleuve rend le frêt coûteux.

Cependant, le trafic du Rhône a largement bénéficie des améliorations faites en exécution de la loi de 1878.

Le trafic d'Arles à Port-de-Bouc est très faible : 5.000 tonnes environ par an à distance entière; le transit se compose surtout de matériaux de construction, sable, gravier, brique, etc.

Le trafic de Beaucaire à Cette présente 127.000 tonnes en 1913, ce qui est faible. 11 se compose de matériaux de construction, pierres, sable, chaux, briques, et de vins pour 49.000 tonnes dont 42.000 de Cette au Rhône.

De Lyon à la mer, le mouvement se partage à peu près également entre les sections de Lyon à Arles et d'Arles à la mer.

52. La batellerie. Batellerie fluviale française. — Il faut savoir que le type des bateaux de navigation intérieure varie suivant qu'il s’agit de rivières à courant, ou de canaux tranquilles. Le bateau destiné au canal se termine par une paroi presque rectangulaire, qui, dans une rivière à courant, soulève une vague formant résistance. Le bateau de rivière doit donc avoir une forme plus eflilée.

Les règlements fixent, pour chaque rivière ou canal le maximum des dimensions et du tirant d’eau des bateaux, ainsi que le «tirant d'air! » maximum. Les dimensions habituelles, en France, sont : longueur 38 m. 40, largeur 5 mètres, tirant d’eau 4 m. 80, tirant d'air 3 m. 70. Les canaux du Berry, du Nivernais, du Rhône au Rhin, du Midi exigent des dimensions moindres; la Seine, et, en partie, le Rhône et la Saône, permettent la circulation de bateaux beaucoup plus grands.

Le bateau de 38 m. 40 peut porter 285 tonnes; c’est peu. Mais, pour admettre de plus forts bateaux, il faudrait modifier les canaux et les écluses. Les chalands de la Seine peuvent porter jusqu’à 41.400 tonnes.

Comme type de bateaux, on peut citer la péniche flamande, appelée aussi bélandre, caisse légère presque rectangulaire ne convenant guère que pour les canaux. Des péniches en fer se répandent aussi, construites surtout en Hollande. Les toues et flûtes, employées dans le Centre, sont plus robustes, ce qui diminue naturellement leur capacité; elle sont plus effilées et peuvent naviguer sur rivière ou sur canal. Les chalands de la Seine, souvent en fer, ont des formes propres à diminuer leur

1. Hauteur au-dessus du plan d’eau, quand le bateau circule à vide.

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