L ESCARMOUCHE DE FRIBOURG
Quant aux tendances protestantes, ajouta-t-ii, ce n'est vraiment pas le cas de les reprocher au Père Hecker, converti au catholicisme justement parce qu'il y voyait surtout le principe d'autorité.
Cette escarmouche ne fit que d'accroître le succès du livre et comme Mgr Turinaz ne semblait pas être sorti vainqueur de la discussion du congrès, les compte-rendus des revues et des journaux restèrent favorables. La Quinzaine publia le rapport de Mgr O'Connell. Les religieux eux-mêmes qui ne goûtaient point les idées du P. Hecker, sur les congrégations, ne faisaient guère de réserves (i). Une seule revue, V Université catholique, de Lyon (a) se montra d'une bienveillance très froide dans une longue étude dont l'auteur paraissait renseigné sur les choses d'Amérique.
A la réunion annuelle des évêques protecteurs de l'Institut catholique, M. l'abbé Klein qui
(i) Voir l'article du P. de la Barre, dans les Etudes du ao septembre et les articles publiés par les béncdictitis belges, Revue lénédictîne de Maredsous, et rran;ais, Bulletin de Saint- Martin, n" de septembre. La Revue Thomiste, ti" de septembre tnontre que l'individualisme du P. Hecker est celui de St- Thomas, mais elle consacre la plus grande partie du compterendu à blâmer la page 289 de la vie du P. Heckei sur les
(2) Numéros de septembre i8g7-janvier i8y8. — Dans la France libre, 18 août 1897, un diplomate critique l'exagération de quelques éloges donnés au livre.
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