EN ANGLETERRE
du Père Hecker et dans sa méthode d'évangélisation des protestants et dans ses pronostics sur l'avenir de la race anglo-saxonne. L'encyclique ne modifia point sa manière de juger et l'on s'exprima à peu près comme si le pape l'avait confirmée. La polémique de M. Maignen fut représentée comme l'intrigue d'un fanatique et l'intrépide théologien a été tellement maltraité qu'il n'a même pas osé montrer à quel point des catholiques anglais se mettaient à l'aise avec les directions pontificales (i).
Le Tablet disait : « C'est avec une satisfaction très considérable que nous trouvons dans la récente déclaration du Saint-Père si peu de motifs de modifier, même à un léger degré, les
(i) Voyeï surtout The Weekly Register, î5 février 1899, et le remarquable article de M. Gibson dans The Nineteenth Century, mai 1899. M, Gibson, né dans l'Eglise protestante épiscopale d'Irlande, est un converti. 11 a publié un livre estimable sur The Abbé de Lamennais and the libéra! cathoUc movement in France {London, J896). Il déclare dans cet article (?■ 793) que, dans son évolution religieuse, non seulement il n'a reçu aucun secours des défenseurs officiels de la foi, mais que tout CE qu'il a lu dans des sources autorisées, tout ce qu'il a entendu, tout ce qu'il a vu, tendait à lui faire croire que la théologie catholique est irrémédiablement en contradiction avec tout ce qui est sain et vigoureux dans le monde moderne. — La Civiltà Cattolica du 17 juin tança M. Gibson pour tenir de tels propos, ainsi que l'auteur anonyme d'un article du même genre publié dans le n" de mai de la Contemporary Revieiv. — Le Daily Chronicle (î5 février) représente la lettre Testent comme la lin d'une intrigue longue et amére.
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