C-6 EN FRANCE
Les Semaines Religieuses des différents diocèses publièrent l'illustre document avec des adhésions plus ou moins officielles. Les périodiques qui avaient été dénoncés comme américanistes firent la meilleure contenance qu'ils purent.
La Quinzaine du i^'" mars disait : « L'américanisme est une tactique, ceux qui ont voulu en faire une théologie ont eu tort (i) ». ■ L'attitude de la Vie catholique, dirigée par M. l'abbé Dabry, fut ondoyante comme le montrent les extraits suivants :
Numéro du 24 février :
" Ce document est une grande pièce libératrice. C'est d'abord la reconnaissance officielle, authen-
vertus naturelles aux surnaturelles. « De même, ajoute-t-il, les évécjues de Nancy, d'Annecy et de Beauvais mirent !e plus grand zèle à faire circuler ie document dans leur clergé. C'est un soulagement, en vérité, de savoir que ces prélats ont réussi à étrangler, dans leur diocèse, l'américanisme, u — Mgr Isoard avait publié peu de temps auparavant un ouvrage intitulé Si vous connaissie:j le don de Dieu!,., ouvrage qui fut célébré comme le commentaire anticipé de la lettre Testem betievolentiae.
(i) N° cité, p. 65. — On ajoute, p. 80 : « Le tort des catholiques libéraux d'aman fut que, sentant combien la liberté leur était nécessaire pour réussir parfaitement, ils se laissèrent aller à regarder la liberté comme une lin et non pas comme moyen, en quoi ils se trompèrent évidemment. Comme tant d'autres en nos temps, ils ont érigé une méthode en doctrine. » Celte affirmation est très discutable, comme on peut le voir en se reportant à Monialembert, Des intérêts catholiques, ch. VI,