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ET LA CONJURATION ANTICHRltXIENNE. II
nous qu'on aimerait à le penser. S'il importe de voir le péril lorsqu'il est encore loin, c'est un devoir impérieux de le montrer s'il a déjà pris pied chez nous.
Ce danger n'est point imaginaire.
Le Docteur Brownson, protestant converti au catholicisme en même temps que le P. Hecker, cité dans la Revûw de Saint-Louis (Missouri) du 23 décembre 1897, a dit :
< Je dois moi-même confesber à ma honte a à mon grand chagrin que, pendant trois où quatre ans, j'ai écouté avec trop de respect ces catholiques libéraux et libéralisants, soit ici, soit à l'étranger, et que j'ai essayé d'encourager leur tendance aussi loin que je le pouvais faire sans me départir absolument de la foi et de h morale catholiques.
> Mais je ne fus pas longtemps, par la grâce de Dieu, à découvrir que la tendance que j'ent&ttrageais, si elle était suhm jusqu au bout, me londuirait hors de l'Église; et aussitôt que cela devint clair pour moi, je n'hésitai pas à labandonner et à supporter de mon mieux humiliation d'avoir cédé à une influence 4ugereuse et anticatholique, "k
3" Un digne évêque, zélé à maintenir dans
le clergé l'esprit ecclésiastique et les saines doctrines, Mgr l'évêque d'Annecy, écrivait dernièrement :
i Les hommes, laïcs ou prêtres, qui se sont donné la fonction de fournir au clergé un esprit nouveau pour des temps nouveaux, ne se proposent, disent-ils, que de procurer l'accomplissement des volontés les plus hautes ( i ). Ils se couvrent des plus honorables pavillons, usurpant une garantie dans la mise en saillie des personnalités les plus justement réputées, vénérées : ils travaillent en sûreté à la dépossession de l'autorité établie par Dieu dans son Eglise et qui est la vie même de l'Église. »
Puis, pour montrer d'une manière saisissante où cela peut conduire, Sa Grandeur engageait à méditer sur ce qui s'est passé à la fin du siècle dernier.
€ En 1789, ceux-là seuls parvenaient à se faire écouter qui. rejetant toutes pensées de réformes, d'améliorations^raa'K^//fj, exigeaient une refonte universelle et complète; tout détruire, bâtir à neuf et sur de nouveaux fondements : c'était le cri de toute cette génération. Les jeunes entraînèrent les anciens, et, pour I, Voir aux Documents, n. ni.
l'j parler que du clergé tant régulier que séculier, combien de ses membres < donnèrent iins la Révolution î sans le vouloir, sans le savoir! Ils devinèrent, puis ils comprirent où on les menait, lorsqu'il était devenu impossible de s'arrêter. Ils avaient cric sauver l'Êgltse de France en l'associant au mauvement d'une prétenduf rénovation générale : cxn^Wcm&ni trompés, ils n'avaient fait que la compromettre ; ils argent scandalisé ; ils avaient mis en péril leur propre salut. Tous ces phénomènes reparaissent et se déroulent rapidement depuis trois années surtout. >
Plaise à Dieu que l'on n'ait plus à déplorer le même malheur ! C'est pour l'écarter, autant est en nous, que nous avons écrit ces