‹ L'américanisme et la conjuration antichrétienneChapitre 16 sur 73 · L'ALLIANCE- ISRAÉLITE-UNIVERSELLE · texte numérisé non relu

L'ALLIANCE- ISRAÉLITE-UNIVERSELLE

CEUX qui ne connaissent la marche actuelle du monde que par les informations qu'ils lisent dans leur journal, — et c'est le très rand nombre, — s'étonneront sans doute, ij ayant à leur parler de 1' « Américanisme » cl d'un < catholicisme américain >, nous commencions par appeler leur attention sur '. l' AUiance-Israéliie- Universelle >, entrant [tir là dans une question, la question juive, qui issionne actuellement le monde et qui est ■ijdiée à tous les points de vue, mais qui inble n'avoir qu'un rapport bien éloigné avec Catholicisme américain. Ce n'est pourtant int fantaisie de notre part. UAlliance- ! .tétite- Universelle est le centre, le foyer, le ^n de la conjuration antichrétienne, à laquelle iméricanisme nous semble apporter un apint qu'il ne voit pas, qu'il ne voudrait point mer s'il en avait conscience et sur lequel ce ' -rc demande à appeler son attention.

L'existence du peuple juif est, depuis dixhuit siècles, le phénomène le plus étonnant qu'il y ait au monde. < On ne voit plus, dit Bossuet, aucun reste ni des anciens Mèdes, ni des anciens Perses, ni des anciens Grecs, ni même des anciens Romains. La trace s'en est perdue, et ils se sont confondus avec d'autn peuples. Les Juifs, qui ont été la proie de c^ranciennes nations, si célèbres dans les histoires, leur ont survécu. » Le peuple juif n'a plus rien de ce qui constitue une nation, rien de son organisme, rien de ce qui en fait un corps et lui permet de subsister et de vivre. Faites qu'un peuple, durant de longs siècles, n'ait plus ni pouvoir central, nécessaire à la conservation de toute nation, ni la hiérarchie sociale qui ne l'est pas moins ; dispersez ce peuple à travers le monde ; comment expliquerez-vous qu'il se conserve en dépit de tout et que rien ne soit plus visible que l'existence de ce peuple? i Quand on voit les Juifs âi~ perses sur la terre, selon la parole de Dn-i on est surpris sans doute, dit Chateaubriand mais pour être frappé d'un étonnement suni lu'rel, il faut les retrouver à Jérusalem ; il faki^ voir ces légitimes maîtres de la J u

. J udée esclavH

et étrangers dans leur propre pays ; il faut les

voir attendant, sous toutes les oppressions, un

V'i qui doit les délivrer. Écrasés par la Croix

; les condamne, et qui est plantée sur leurs

-s, cachés près du Temple dont il ne reste

[..is pierre sur pierre, ils demeurent dans leur

déplorable aveuglement. Les Perses, les Grecs,

les Romains ont disparu de la terre ; et un

petit peuple, dont l'origine précéda celle de ces

^nds peuples, existe encore sans mélange

i> les décombres de sa patrie. Si quelque

se parmi les nations porte le caractère du

liracle. nous pensons que ce caractère est ici. »

Les Juifs ne pensent pas et ne parlent pas

I ;iremenL

Les Archives Israélites, dans le N° du

mars 1864, posaient au monde cette ques-

: iwn : < Le Miracle unique dans la vie du

nofnde d'un peuple tout entier dispersé depuis

Jût-huit cents ans dans toutes les parties de

ToDivers, sans se confondre ni se mêler nulle

Pari avec les populations au milieu desquelles

". celte conservation incroyable n'aurait-elle

me signification? > Tout homme sensé est

4e de répondre : € Evidemment, le doigt

Dieu est là, > et de se demander : Quels

sont les desseins de la Providence dans ce fait aussi étrange qu'unique?

Mais voici qui est plus étonnant encore. Ce peuple dispersé depuis dix-huit siècles, objet durant tout ce temps du mépris et de i'hostilité du genre humain, est entré depuis cent ans, par le fait de la Révohition française, dans une voie qui bientôt l'a conduit, sinon encore au triomphe qu'il rêve, du moins à une situation qui lui donne vraiment tout pouvoir chez les plus puissantes nations.

Nous savons le pourquoi de la miraculeuse conservation des Juifs : « Il fallait, dit Pascal. que, pour donner foi au Messie, il y eût des prophéties précédentes et qu'elles fussent portées par des gens non suspects et d'une diligence et fidélité e-xtraordinaires et connues de toute la terre.... Si les Juifs eussent été tous convertis par Jésus-Chkist, nous n'aurions plus que des témoins suspects ; s'il? avaient été exterminés, nous n'en aurions pi du tout. »

Mais pourquoi leur affranchissement et leur puissance actuels après un si long temps de servitude et d'humiliation ?

Si nous les interrogeons, ils nous diront

£T LA CONJURATION ANTrCfIRÉTIENNE. 19

* Les temps sont proches ! > Quels temps ? Ceux de leur règne, de leur triomphe et de leur domination sur tous les peuples de la terre. < Les Juifs, dit Mgr Meurin, archevêque (3c Porl-Louis. ànns 5on\lvrc La Franc- Maçonnerie. synagogue de Satau (i), n'ont pas compris le sens spiriluel des prophéties et figures de l'alliance que Dieu avait faite avec leur -l'-tion (2). Ils se sont imaginé que le Roi ; romis serait un roi terrestre, son royaume un ^' yaume de ce monde, et le Kether-Malkhuth ne couronne semblable à celle des rois des notions humaines,

» Pour eux le roi promis devait être le roi de toutes les nations.son royaume devait s'étendre sut toute la terre, son diadème royal renfermer

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