I. Mgr Meurin, que nous aurons plusieurs
' 1er, avant d'eue archevêque de PoTl-Louis, fut de longues
<7i-\iKi évique de Donibay. 11 pui retrouver Ik el étudier de
VH, dans ce milieu des Indes, les mystères que la franc-
I a en caminun avec tous les paganisrnes.el donner
feâe précision aux conjectures faites par les liistoriens sur
irigtD» de celte secte. Ces connaissances lui servireni à
n livre m.-tgistral, étude à la fois historique et phi-
Uque, dont le lîlre dit tout ; La franQ-ma{ontttrU, syna
ttdr Saian. Mgr Meurin a reçu du Pape un bref disant
\ livre est le meilleur ouvrage publié jusqu'à ce jour
L Voir a
i Docu;
tous les diadèmes royaux qui n'en seraient qu'un écoulement, une émanation partielle. C'est ainsi que, dans son espoir, le Juif serait le maître suprême, temporel de l'univers, et toutes les prédictions de ses prophéties se réaliseraient dans leur sens matériel. >
Puis, après avoir reproduit quelques passages de l'Ancien Testament, le vénérable auteur ajoute :
< Lisez ces prophéties, entendez-les dans le sens littéral et terrestre, et vous avez h solution de l'énigme, l'explication .de l'activité fébrile, vous avez le Rève des Juifs. Ils se croient le peuple destiné par Jéhovah à dominer sur toutes les nations. Les richesses de la terre leur appartiennent et les couronnes des rois ne doivent être que des émanations, des dépenpances de leur Kelher-Malkhtith.
» Considérons la force immense qu'une idée révélée, majestueuse et ravissante, mais faussée el naturalisée, doit avoir sur un peuple qui en est imbu depuis des milliers d'années et y tient avec une ténacité et une obstination plus que prodigieuse. Pour les Juifs, l'idée de la domination universelle est devenue comme leur religion ; elle s'est enracinée dans leur
rr LA CONJURATION ANTICHRÉTIENNE. 2 1
esprit, elle s'y est comme pétrifiée, et elle est indestructible. »
Jusqu'ici les Juifs avaient espéré le triomphe qu'ils attendent d'année en année par le fait d'un homme, par le Messie temporel qui a été constamment dans leurs voeux.
Aujourd'hui, leurs pensées, celles du moins
J un grand nombre d'entre eux, de ceux-là
mêmes que nous voyons s'être rendus maîtres
'iins le monde entier des deux plus puissants
; organes de la vie moderne : la banque et la
presse, et que l'on voit occuper tous les postes
j là ils peuvent exercer quelque influence, —
'■t?, pensées de ceux-là, disons-nous, se sont
1 modifiées. Le Messie, disent-ils, qui doit éta-
r notre domination sur toute la terre, ce n'est
nnt un homme, c'est une idée, et cette idée
Icelle qui a été proclamée en 1789 : « les
■ts de l'homme >, « les immortels principes :
rté, égalité, fraternité (i)- ^
f Mgr Meurin fan une observai ion bien josie lorsqu'il
: liberté, (ratemUé, éga.U[é, vérîlé, vertu, pallie, ■nfaiunce, ont une tout autre signification dans la bouche \D Tiaoc-tna^on que dans celle d'un profane ou que celle qui ir est donnée dans les diciionnaites. Aussi, c'est te trom- I étiangemeot que de croire que, parce qu'on emploiera
Le 29 juin 1S69, année du concile du Vatican, convoqué après la publication du syllabiis qui démasque les & grands principes f> et les poursuit dans leurs dernières conclusions, les Juifs réunirent à Leipzig un concile du judaïsme. Il adopta par acclamation une proposition du grand rabbin de Belgique, M. Astruc, ainsi conçue : « Le synode reconnaît que le développement et la réalisation des rniNciPES modernes sont les plus sCires garanties du présent et de l'avenir du judaïsme et de ses membres. Ils sont les conditions les plus énergiquement vitales pour l'existence expatisive et le plus haut développement du judaïsme (i) î. Ce qui veut dire : Israélites, si vous voulez arriver à pénétrer partout et à vous rendre partout les maîtres, vous n'avez que cette seule chose à faire : travailler à développer les principes modernes, à en tirer toutes les conséquences qu'ils renferment, puis à les réaliser, c'est^à-
lei mèmps mois qu'eux, il pourra y avoir entente entre e>u ei nous, y Pie IX disait : 1 II faut rendre aux mots leur rraie significaiiin. > M^r Sonnois fil la même recommandaiiun au Congrès des catholiques du Nord, rn 1894. Voir les procis' verbiux des séanccfî des commissions, p, 65-66.
I. Voir L* Juif, U fuJaiime et la judaitatieti du ftufrU cÂr/r/eH, par Cougenot dea Mousseaux.
Jire à faire que ces conséquences dernières Mssent de l'ordre des idées dans l'ordre des
Quand on voit que ces principes ont eu pour premier effet l'affranchissement des Juifs, et
]ue leur affranchissement a été bientôt suivi ■Ik leur prépondérance (2), on conçoit qu'ils
iieiient dans ces principes, qui leur ont déjà '-:é si utiles. leurs meilleures espérances. Aussi
!-: cessent-ils de s'appliquer dans la presse ■hint ils sont les maîtres, et dans la législation
[il ils arrivent à dicter et à imposer par les ^udétcs secrètes, à développer ces principes et i les réaliser.
Grâce à cette tactique, le j uif Crémieux a pu s'écrier, dans une assemblée de VAlltance-
yaélite-tiniverselle : «Comme déjà tout est
iianjjé pour nous et en si peu de temps! » 'w Disraeli, premier ministre de l'Angleterre
■ndant quarante ans, malgré son origine
live ; < Après des siècles et des décades de
[ 1 Cette revemlicaiion des principes modernes en faveur
1 ludaisme, dit le publicisie Kuhn, est des plus humiliantes
■ui DOS démocrates. >
;. Oi f>r/pûndérance juivi, c'est le litre de l'un des ouviages '-. M- l'abbé J. Lémann, juifconveiii. C'est l'un des Taits les >'<:'s manifestes de ce temps.
24 l'ami^ricanisme
siècles, l'esprit du Juif se relève, il reprend sa vigueur, et de nos jours enfin il arrive à exercer sur les affaires de l'Europe une influence dont le prodige est saisissant (i) :*
Enfin un autre Juif, celui-ci converti et prêtre catholique : « Quand on s'est aperçu que les Juifs étaient citoyens, ils étaient déjà en partie LES MAÎTRES. Chose inconcevable, deux phénomènes gigantesques sont, depuis quelques années, sous nos yeux : la prépondérance croissante de la race juive et la crise attristnnte des États chrétiens. »
Cette prépondérance, les Juifs nous ont appris, dans leur concile, à quoi ils l'attribuent ; cette crise, les papes depuis Pie VI jusqu'à Léon XIII n'ont cessé de nous la montrer dans la même cause : les principes de S9, leur développement et leur réalisation.
Déjà nous pourrions montrer dans les principes de 8g un point de contact entre les Américanistes et les Juifs, mais nous devons auparavant nous procurer les moyens de pousser notre démonstration aussi loin que possible, de manière à la rendre évidente à tous les yeux I. Voir aux Documents, N, v.
(iui ne veulent point se fermer obstinément Crémieux, après s'être écrié : i Comme déjà tout est changé pour nous ! » disait avec le même enthousiasme : < Quand on a si vite et si t'ien conquis le présent, que lavenir est beau ! » C'est qu'en effet, les Juifs. — tous, aussi bien ceux qui attendent un Messie personnel
Kceux qui croient que ce Messie est né, dit, et n'est autre que l'idée de 89, — tous l'espoir de voir se réaliser, et bientôt — temps sont proches » — les prophéties i-essianiques dans le sens où ils les ont toujours irntendues, cest-à-dire, leur règne sur le monde ^■uier, l'assujettissement de tout le genre ^Humain à la race d'Abraham et de Juda (i). J^ Pour cela, se disent-ils maintenant, il faut «deux choses : i" que les nations, renonçant à tiut patriotisme, se fondent dans une répuiirjue universelle ; s** que les hommes renon- '•'.'•Mt également à toute particularité religieuse
^se confondre dans une même vague relité.
Que ce soit bien là leur pensée ; qu'ils pourlivent activement et non sans succès ce double Un, les preuves abondent.
L'un des hommes les plus néfastes de ce siècle, le Juif Crémieux, qui fut grand-maitre du Grand-Orient de France, qui profita de la révolution de 184S pour se hisser au ministère de la Justice, et des désastres de 1S70 pour donner la naturalisation française à tous les Juifs de l'Algérie, fonda en 1860 une société cosmopolite qu'il décora du nom à'AliiancfisraHile-universelle. Cette association n'p'^i point, comme son nom pourrait le faire croir.une internationale juive, un lien de plus enin' les Juifs cosmopolites, facilitant les rapports entre les Israélites répandus sur toute la surface du globe ; ses visées portent beaucoup plus haut. C'est une association ouverte à tous les hommes sans distinction de nationalité ni de religion, sous la haute direction d'Israël.
Pour s'en convaincre, il suffit d'ouvrir la publication qui en est l'organe, les Archiz/es Israélites. « L'albaïue - israélite - universelle. disent-elles, îmut pénétrer dans toutes les reli gions comme elle pénètre dans toutes les contrées ». (xxv, p. 514-515. An. 1S61). « Ja| pelle à notre association nos frères de tous !< cultes; qu'ils viennent à nous!... Que k:. hommes éclairés, sans distinction de culte,
issent dans cette Association- israélite- uniselle. » (Ibid.) Et pourquoi ? i Faire tomber
barrières qui séparent ce qui doit être uni jOL'R, voilà. Messieurs, la belle, la grande
^siott de notre Alliance-israélile-univer- >(Ibid.)
Le but ne peut pas être plus clairement marqué, nï répondre plus directement au mou- ■ fument qui, à l'heure actuelle, emporte le iT^onde : <t Faire tomber les barrières qui séparant ce qui doit être uni. > Unir tous les hommes, « quelle que soit actuellement leur religion, à quelque contrée qu'ils appartiennent, > dans une commune indifférence.
Voilà le but que se sont proposé les fon dateurs et directeurs de \' Alliance-isvaéliteuniverselle, et elle n'en a point d'autre. « Le programme de \ Alliance ne consiste pas dans des phrases creuses. Il est la grande œuvre de l'humanité..., l'union de la société humaine dans une fraternité solide et fidèle. > (Univers isra/lite. VIII, p. 357, an. 1S67.) Tandis que leurs transatlantiques sillonnent les mers et ' jue leurs chemins de fei passent d'un continent a un autre, tandis que leurs banques donnent vie et mouvement à ce merveilleux outillage
qu'ils n'ont point créé, mais dont Ils sont les maîtres, les Juifs veulent agir sur les esprits comme ils agissent sur la matière, et pour agir sur tous les esprits, il n'est rien de mieux que de pénétrer dans toutes les religions ; et ils y pénètrent par les principes de 89.
Qu'est-ce que pénétrer dans une religion ? C'est surtout y introduire ses idées.
Les Juifs cherchent-ils à introduire leurs idées dans l'Eglise catholique ? Ils l'affirment. Cette étude a pour but de voir et de faire voir si et jusqu'à quel point ils peuvent se vanter d'y réussir. La question est étrange, son étran geté même appelle l'attention.