‹ L'américanisme et la conjuration antichrétienneChapitre 21 sur 73 · I. AMÉRICANISME · texte numérisé non relu

I. AMÉRICANISME

La patrie française semble plus menacée, plus perse véram ment, plus perfidement attaquée que toute autre, et cela par des Français, par ceux-là mêmes, semble-t-il, qui sont au pouvoir ou qui ont action sur l'opinion publique. Comment expliquer que l'affaire Dreyfus n'ait point été étouffée dans son germe, alors qu'il était évident qu'elle favorisait les projets de nos ennemis et qu'elle développait l'anarchie à l'intérieur? Com ment expliquer que des Juifs, et des Juifs déjà suspects à leurs chefs, soient introduits dans l'État- Major, alors que chez les autres nations, en Allemagne, ils sont maînlenus dans les grades inférieurs ? Comment expliquer que les dépenses se soient accrues, que les emprunts se soient multipliés, en pleine paix, au point de rendre quasi impossible, en cas de guerre, le prélèvement des milliards qu'une armée en campagne exige actuellement ? Comment expliquer l'incurie avec laquelle il est pourvu à la défense de nos colonies et les étranges gouverneurs qui leur sont donnés? Comment expliquer les efforts faits, de toutes manières, pour diviser l'âme française ? La décomposition nationale est si manifeste, que les hommes les plus éminents et en même

ET LA CONJURATION ANTICflRÉTIENNE. 37

Ifs plus calmes ont cru nécessaire, urgent, de ; .rtner une Ligue de la Patrie Française ! En i autres lemps, une telle entreprise aurait jjaru le fait d'originaux voués au ridicule

Les principes de 89 ont corrompu l'idée de patrie chez les « intellectuels », et un travail '■=!rsévcrant s'efforce d'en arracher l'amour du œur des petits et des simples.

Un fait récent montre bien ce qui se trame sous ce rapport.

Un M. Buisson est allé, au célèbre congrès de Lausanne, dire et écrire ce qui suit : « Il taut que la mère de famille inculque de bonne heure à l'enfant cette idée que les armes, 'i^u'un sabre, un fusil, un canon, sont des instruments que nous devons regarder du même oril que nous considérons au château de Chillon les instruments de torture employés il y a quelques siècles...

> Et quand on ne verra plus des milliers d( badauds assister aux -revues militaires : juand, au lieu de l'admiration du litre et de /poulette, vous aures habitué l'enfant à se !:re : < Un uniforme est une livrée, et toute ::r/e est ignominieuse, celle du prêtre et celle du Idat, celle du magistrat et celle du laquais >,

alors vous aurez fait faire un pas à l'opinion.

^ Et de même, pour prendre encore un détail, je voudrais un Voltaire occupé pendant cinquante ans à tourner en ridicule rois, guerres et armées.

> A défaut d'un génie, je voudrais des milliers d'hommes de bonne volonté, se faisant un à^VQxx d' extirper ces vains préjugés de gloire et de chauvinisme, encore trop ancrés dans notre esprit. »

Quelque temps après fut faite la loi de l'école gratuite, obligatoire et laïque. Qui fut choisi entre tous les Français pour être le directeur suprême de l'enseignement primaire en France? Ce M. Buisson. M. d'Audiffret-Pas quier en témoigna son étonnement au Sénat, M. J. Ferry prit sa défense. Lui et ses successeurs maintinrent pendant quinze ans le personnage au poste de directeur de l'enseignement primaire.

Plus tard, ce monsieur se hissa sur un cercueil pour de là faire éclater de nouveau sa haine contre l'armée française, au nom du syndicat Dreyfus. Le ministère, qui aurait pu. tout au moins, le suspendre de ses fonctions de professeur à la Sorbonne, se garda bien de

faire. Quelle puissance le protège ? Quelle

iuence lui a fait donner les moyens de indre ses idées anti-patriotiques dans l'àme fîes deux tiers de nos enTants, obligés d'aller - -cevoir les enseignements de ceux qu'il forme ri qu'il dirige ?

On voit aujourd'hui les effets de cette édu- ;.ition. L'affaire Dreyfus a révélé ce qui est maintenant au fond des cœurs. Des cris « A bas la France ! » ont été plusieurs et plusieurs fois proférés à Paris et ailleurs ; et surtout par des jeunes gens, non pas isolés, mais unis par jne communauté d'idées qui leur a fait donner un nom collectif : < les annonciateurs ». annon- ' :aleurs du nouvel ordre de choses qu'ils appellent de leurs vœux et qui ne comportera plus de patrie, toutes les patries devant se fondre dans la « république universelle &.

Agir sur l'esprit des enfants par l'enseignement, agir sur l'esprit des hommes faits par I'"^ journaux, c'est quelque chose sans doute ; mais si la persuasion est utile, elle demande, r-our avoir toute son efficacité, que l'action ■ ienne s'y joindre. Les Juifs ne la négligent poinL La Revue Archives Israélites engageait. tu mois de mars 1864, ses coreligionnaires à

jeter un regard sur ce qui se faisait à cemomq là même sous l'inspiration de leurs chefs, et i le but vers lequel ils dirigeaient les entreprêl dont se glorifiaient les gouvernements d'alq obéissant aussi aveuglément que docilemq à l'impulsion cachée des grands meneurs ( Elle s'écriait avec un enthousiasme bien justS chez elle: «...Mais regardons l'horizon ' considérons trois signes qui nous frappenin Trois mots, trois choses ont le pouvoir d'occuper tous les esprits et d'absorber l'attention du temps présent : Nationalités, CoNGRt'.s, Suez. Eh bien ! la clef de ce triple problème c'est Israël, c'est Jérusalem. S

Jérusalem donne également la clef de l'existence monstrueuse d'un parti de l'étranger poursuivant chez nous la dissolution sociale pour faire de notre patrie une proie facile à qui voudra la prendre. Jérusalem donne la clef de ces emprunts insensés qui nous ont fait contracter quarante milliards de dettes, mettant ainsi notre agriculture, notre industrie et notre existence même à la merci de nos créanciers.

Et sous l'inspiration de qui a-t-elle été faite,

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