‹ L'américanisme et la conjuration antichrétienneChapitre 22 sur 73 · I. Voir aux Documents, N. xi · texte numérisé non relu

I. Voir aux Documents, N. xi

celte loi d'accroissement, dont le but est d'amener la ruine et la mort des congrégations qui, par leurs missions et leurs écoles, répandent pirtout l'amour de la France ? N'est-ce point ■ n sûr moyen d'anéantir notre influence en

•rient au profit des nations protestantes et ivhisma tiques, favorisées contre nous, parce que .1 France est catholique, et que le catholicisme méanti, la conjuration antichrétienne aura ' Lcilement raison du reste ?

La réorganisation de notre armée n'aurait- ' l!e point été autre, si elle avait été faite

vec cette préoccupation principale d'y faire ' ntrer le clergé ? Et qui avait intérêt à affaî- :i!ir à la fois et le corps ecclésiastique et notre puissance militaire?

€ Jamais, dans aucun temps, dit M. Claudio I mnei. dans l'édition qu'il a donnée de l'ou-

rage du P. Deschamps, Les sociétés secrètes <: la iocit'té, jamais les noms de nation et de

-itrie, de nationalité et de patriotisme, n'ont ■:ié plus souvent acclamés, emphatiquement

çilébrés, que depuis près d un siècle, sous

nfluence maçonnique ; et jamais pourtant les

s des !

piétés secrètes et de la révolu

hommes des sociei

n'ont travaillé plus efficacement à détn

dans tout ce quï les constitue, les grandes choses que ces noms représentent ( i )- >

Et ailleurs :

« Renverser toutes les frontières, atx toutes les nationalités, en commençant | les plus petites, pour ne faire qu'un seul Et effacer toute idée de patrie, rendre commi à tous la terre entière, quî appartient à te briser, par la ruse, ps*- 'a force, tous les 0 tés, tout préparer pour une vaste démocra dont les races diverses, abruties par tous genres d'immoralités, ne seront que desdép ments administrés par les hauts grades par l'Antéchrist, suprême dictateur devï leur seul dieu, tel est le but des socîé secrètes. »

Nous n'avons invoqué tjue les faits i viennent de s'accomplir, les faits qui s< encore présents à l'esprit de tous et qui n'< point cessé de préoccuper les vrais Françj Que serait-ce si l'on voulait relever un à les faits particuliers et les événements publi les thèses doctrinales et les bruits d'opini

I. D'innombrables preuves de ces assertions peavBi lire dans l'ouvrage du P. Uesclianips, refondu et con jusqu'aux évi!nements actuels par le regretté M. Cl) Jannei.

qui. depuis un siècle, ont battu en brèche le patriotisme français ?

L'idée des nationalités nous a fait perdre l'Alsace- Lorraine ; et voici que maintenant on lance celte autre idée des États-Unis d'Europe en face des États-Unis d'Amérique.

Quand il n'y aura plus que deux unités en nce, il sera facile de les mettre en conflit r arriver à la grande unité humanitaire.

Ibt encore, on peut constater un étrange WOcHement entre les idées des América- Qtstes et les tendances de ceux qui obéissent k l'impulsion donnée par \ Alliance- Israélite-

.ivenelte. Le plus ardent promoteur de iméricanisme, dans un discours prononcé en 1894 au Congrès scientifique international des catholiques à Bruxelles, disait :

< Nous avons pensé que nous aurions l'occasion de donner au monde entier itnc grande Ufott. Quand nous étudions la carte d'Europe, nous voyons là, marquées, de petites divisions. Des lignes traversent ces cartes en tous sens. Elles n'indiquent pas seulement des divisions tcrriloriales, elles signifient encore : jalousie, ' line, hostilité, division des cœurs, qui se tra-

iseat par Dieu sait combien de millions

d'hommes armés pour détruire le monde.

Or, de toutes ces nations, l.'i Providence a permis l'émigration parmi nous. Toutes les nations se trouvent représentées chez nous ; elles y vivent mêlées entre elles, fraternellement, sans hostilité aucune. C'est le privilège que Dieu a donné à l'Amérique de détruire ces /raditions de jalousies nationales que vous avez perpétuées en Europe, pour les fondre dans l'unité américaine. >

Lisez : <i L'Américanisme a reçu de Dieu la la mission de donner au monde entier cette leçon : Les temps sont venus de faire fi de l'héritage des aieux : abolissez les frontières, jetez tous les peuples dans le creuset des droits de l'homme pour les fondre dans l'unité humanitaire, comme nous nous sommes fondus, nous, émigrés de tous les pays, dans l'unité américaine. Et la paix régnera dans le monde. > — Oui. la paix de l'esclavage sous la tyrannie d'un homme ou d'une race.

Comme toutes les autres idées des Américanistes, celle de l'abolition des frontières semble sourire à nos démocrates chrétiens.

Dans un banquet qui a eu lieu, le 13 juin 1897, à Paris, au Palais-Royal, M. l'abbé Gay-

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raud a bu « à la démocratie chrétienne de : 'US les pays ». Il a exprimé l'espoir que « le : ,\rtï démocratique chrétien tiendra un jour ses coNr;Ki';s internationaux. >

Mais la défense des patries, quelque haut :ue soit l'intérêt que ce sujet présente, n'est loint ce dont nous voulons nous occuper L-rincipalement ici ; une question plus importante encore appelle notre attention.

Si nous avons dit un mol du danger que court la patrie, c'est pour montrer que si le jirogramme de Y AlHance-fsrat'liie- Universelle n'est point lettre morte sur ce premier point, il est raisonnable de présumer qu'il ne l'est point non plus sur le second.

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