‹ L'américanisme et la conjuration antichrétienneChapitre 55 sur 73 · Voir aux Documents, N. xlj · texte numérisé non relu

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ET LA CONJURATION ANTICÏIRStIENNE.

vont point être arrêtés, considérons séparément l'incrédulité scientifique, l'Indifférence religieuse, et la haine satanique, pour l'appeler de son vraî nom.

L'incrédulité a pris dès le dix-huitième siècle son point d'appui sur la science. Elle est arrivée à son apogée dans les premières années du siècle présent. Elle est actuellement en recul sur toute la ligne. Dans tous les ordres d'idées et de faits, la vérité se rend maîtresse de l'erreur, et avec une puissance d'autant plus fixe et ferme, que les fondements mêmes avaient été mis à nu par les adversaires. Il en est ainsi pour toutes les sciences qui se rattachent à la théologie aussi bien qu'à la philosophie, aux sciences naturelles aussi bien qu'aux sciences morales, à l'histoire aussi bien qu'à l'économie politique. Il faudrait un autre livre pour prouver ce que j'avance, mais ceux qui se tiennent au courant du mouvement scientifique savent que je dis vrai. De Maistre avait bien prévu ce triomphe qui n'est encore que commencé, qui devient de jour en jour plus consolant. Il avait dit que les efforts de la critique scientifique aboutiraient à trois choses : au triomphe de la science vraie sur la science

fausse, à la dissolution des Eglises séparée^ et à l'exaltation de l'Eglise catholique. ! disait sur le premier point : i. Les savai' européens sont dans ce moment des espèc de conjurés qui ont fait de la science une sorde monopole, et qui ne veulent pas absoli: ment qu'on sache p/its ou autrement qu'eux. Mais cette science sera incessamment honni« par une postérité iUu7ni*t-ée, qui accusera justement les adeptes d'aujourd'hui de n'avoir pas su tirer des vérités que Dieu leur avnit livrées, les conséquences les plus précieus*^ pour l'homme. Alors toute la science changera de face. » (v. 238.)

Déjà elle n'est plus à reconnaître. Que !'« mette les conclusions actuelles de la science en chimie et en biologie, en astronomie et en géologie, en histoire et en sciences morale*; etc., etc., avec ce qu'elles étaient il y a ci quante ans, et l'on verra l'immense pro] qui a été fait. Or, ce progrès est tout à l'I neur et à l'avantage de la religion. M. Brui tière le constatait tout récemment. < Ni n'admettons plus aujourd'hui, dit-il, on le faisait il y a vingt-cinq ans seuleini que l'incroyance ou l'incrédulité soit

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preuve de liberté, de largeur, d'étendue d'esprîL La négation du surnature! passait en ce temps pour la condition même de l'esprit scientifique.... et nous sommes condamnas à voir le surnaturel reparaître à la circonférence de notre savoir. On a reconnu que la foi la plus sincère, comme la plus humble et la plus haute, la science la plus étendue, et pour tout dire la plus moderne, pouvaient coexister dans le même cerveau. »

Sur les autres points, la dissolution des Eglises séparées et l'exaltation de l'Eglise catholique, de Maistre disait : « Toutes les Eglises séparées du Saint-Siège, au commencement du XVI^ siècle, peuvent être comparées à des cadavres gelés dont le froid a conservé les formes. Ce froid est l'ignorance.... Mais dès que le vent de la science, qui est chaud, viendra à souffler sur ces Eglises, il arrivera ce qui doit arriver suivant les lois de la nature : les formes antiques se dissoudront et il ne restera que de la poussière.... Si la foi antique règne encore dans tel ou tel pays séparé, la science n'y est point encore arrivée, ™-et si la science y a fait son entrée, la foi en a

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