‹ L'américanisme et la conjuration antichrétienneChapitre 66 sur 73 · I. L'Égtin tl la Syaagague, p. lS · texte numérisé non relu

I. L'Égtin tl la Syaagague, p. lS

i. Ihid. N° du 9 mais 1864.

j. Une «oecdote plaisanle, rapputlée par le même M. Disch (3* lettre, p. 319), nous donne la mesure ae «Ite foi des Juifs dans le gmnd jour du pillage universel il« chrilîcns.

3l6 DOCUMENTS ET ÉCLAIRCISSEMENTS

1 \j& propriUé, a fart Justement dit M. de la Tour l . Pin-Chambly, est, pour la cite juive, raccomplis«mc:i de la promesse; le chrétien, dans l'acte d'espéram demande à Dieu ses grâces en ce monde et son pani.: dans l'autre ; le Juif, lui, demande ses biens en ce monu et ne conçoit guère autrement le paradis. II se fait à' lors de la propriété une idée à la fois coinmunautairu i. ' ce qui est du peuple d'Israël, et prédataire en ce qui lii du reue de l'humaniié. Il la possède virtuellement en u totalité, puisqu'elle lui a été destinée par le Maître suprême, et il ne fait qu'accomplir les vues providcntielW en en prenant effectivement possession par les arts u^ ' raires. que sa loi lui défend de pratiquer sur ses cori-. gionnaircs, mais nullement sur tous les autres boinni* - Il s'y sent, au contraire, encouragé. >

Grâce à ces doctrines, les Juifs sont arrivés à ce pfjr. que John Ruves a pu écrire un livre intitulé Lti Htd^h: child itialires des nations par la finana. Tkt Roluhùi tkt finançai TTiitT s of naliom. London, 1887.

I I-a iialion juive, dit M. de la Tour du Pin, est proli blement dès aujourdhui, et sera certainement demain, plus riche des nations du inonde ; et cela d'autant pi' "' rapidement que c'est en le dépouillant qu'elle s'a et accomplit ainsi sa loi. >

< Dans l'école nîi j'étais., à Slrubourg. les enttnls prirent U (^ lulion de foire, i l> première Bppttrilion du messie, nu' ' loutes les bouliques de confiserie de la Tille. On «I suToii qui serait le déposilaire de ce précieux butin. tes dragées, il se dislribuait dans et coups de poing. Ces aigutnents :

de luquelle chacun devait focder Ce dnnt il s'empaieraïl. J^ longtEnpi, à part moi, l'état des lieux d'une DODtii|uc de la place d'Armes, sur laquelle j'avais jelj mun dévnltt. t

Ce plan naïf, ces débals , ces combats et ces conventianB dn }■ Juifs, condisciples du très savant Drach, montrent, mi<u* qneU parole. Le* doctrines positives que leur ioctdqucnt letiis mahic*. '

|. VIT. — Les Juifs viuhnt èlre dans Vhumanité comme

me iorle de levain, pour faire de la sod'eli humaine,

uellement divisée en nations et en religions diverses,

\ seule el solide fraternité ; les Archives Israélites

msent moins hypoi-ritemenl : « Une Jérusalem de nouvel

rére, saintement assise entre l'Orient el l'Oeddent, gui

\e substituer à la doulile nié des Césars et des Papes t.

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s Juifs sont répandus dans le monde entier, et part ils sont el restent Juifs : nulle part on ne les voit se B avec le peuple chez lequel i s habitent, et partout gconservent leurs relations avec leurs frères disséminés e de la terre Transportez un Anglais, un Allemand, un Français, en létique ; aprts une ou deux générations, parfois après Iques années, il sera devenu Américain : son cœur ^ pour sa nouvelle patrie, oîi il a ses intérêts, et de icienne il n'aura conservé qu'un vague souvenir et une ^le sympathie. Tout autre est le peuple juif. Depuis sa ■nation en Abraham jusqu'à nos jours, il offre une 'faite et indestructible unité. Ni la conquête, ni la dis- ■lion, ni la prospérité, ni la misère, n'ont pu porter pnte à cette unité. Sous tous les climats, sous tous les tquérants, dans tous les temps, ce peuple est demeuré blême avec sa religion, ses idées, son caractère.

s Juifs sont le) premiers à reconnaître qu'ils sont milieu des autres peuples une race h part, une race teimilable

jorsqu'en septembre 1891, le Grand-Rabbin de France, HZodoc-Kahn, installa rabbin de Paris, en présence du pistre des Cultes, M. Dreyfus, un Allemand, qui nous oit de la Belgique, il prononça un discours oîi il ne de se poser lui et les siens comme une < race > t, un < peuple i distinct, envoyé en France ije pourrais vouî montrer \^% DEUX J'EUPLES,

l8 DOCUMENTS ET ÉCLAIRCISSEMENTS

également doués des dons les plus heureux de rinlel- ' Itgence, se complaire dans la poursuite et l'invcsti'gaiiori de tous les problèmes qui préoccupent l'humanité ..

> Il existe toujours dans l'ordre des affinités mom'' mire Us DEUX RACES, dts irailt communs de mc" où le PARALLÈLE s'impose plus palpable et saisiswi : encore...

> Est-ce à dire (lue nous lui devions (à la Fr^nc l'oubli de notre origine et le sacrifice de nos traditio" N'avons nous pas le droit, sans distraire des forces > cohésion qui unissent entre eux tous les éléments iJ./: se compose la nation française, n'avons-nous pas te d'. ■■ de garder ce qu'il y a de plus précieux dans le patrimcn, légué par nos ancêtres J t

Un Juif de Lemberg, M. Caro, publia, en 189J, ":> brochure intitulée : i-a question ;uive, unk, Qt!ESIIl.|^ MOKALE, pour avertir ses coreligionnaires de ne plus dun net tant de prise au mouvement antisémitique jKit îeun usures et leurs indélicatesses commerciales. On y trouva:

< Le Juif s'enorgueillit d'appartenir au mnndc en:' et se livre volontiers à des déclamations sur l'humaiii' sur la fraternité des peuples... Les fractions que les nviv et les langues, les usages et la législation, créent enit' i nations, n'existent pas pour le ]\3S\. Aussi s'empare . avec empressement de l'idée de la fraternili des peuples; pouvoir mieux se livrer à la poursuite dt son idéal intei: tionaly la domination par l'argent. *

Les hommes de 89 ont donc eu bien tort de se Uis-' prendre à ces idées de fraternité des peuples fA dlitinij □ité, mises en circulation par les Juifs, en vue des pri-ii: qu'ils devaient en tirer.

Il y eut cependant parmi eux quelques clairvoyami. I conventionnel Rewbell, ami de Robespierre, était bavisé lorsqu'il écrivait à Camille Desmouhns :

C Voudriez-vous vnus donner la peine. Monsieur. ' lire l'adresse des Juifs de Meti, des Irois-évéchés d'AU. et de Lorraine, du 31 août dernier, ci-jointe, et tnédiv sur la quatrième partie de leurs conclusions porUnt :

< Nous serons maintenus dans le libre exerdcc de r^

AU CirAPITRE TROISIÈME. 319

lois, rites et usages, et nous conserverons nos synagogues, nos rabbins et nos syndics de k même manière que le tout existe aujourd'hui. >

t Que penseï-vous d'individus qui veulent devenir Français et cependant exister en corps de nation...?

> Vous voyez que ce n'est pas moi qui exclus les Juifs ; ils s'excluent eux-mêmes. Voire bon esprit vous fera apercevoir qu'il y aura encore beaucoup de choses à dire, lorsque la question de leur admissibilité sera traitée. >

Ils furent admis, grâce aux < immortels principes > d'égalité et de fraternité, qu'eux-mêmes avaient lancés et qu'ils déclarent aujourd'hui être les conditions les plus énergiquement vitales pour l'existence expansive et le plus haut développement du judaïsme. Et de fait l'on voit maintenant les conséquences de cet humanitarisme philosophique. I^s autres peuples ont suivi l'exemple donné par la France, de sorte que les Juifs ne se trouvent plus seulement partout, comme autrefois ; mais que, partout, ils sont citoyens du pays qu'ils habitent et en même temps appartiennent à une nationalité qui est pour eux d'ordre supérieur, société qui est répandue par toute la terre. D'un bout du monde à l'autre ils peuvent s'entendre, et ils s'entendent en effeL

4 On le voit, comme le dit M. de la Tour du Pin, à rétablissement de leurs dynasties li^s plus puissantes, en même temps à Paris, à Vienne, à Londres, à Bruxelles et à Francfort. Dans cette dispersion apparente de foyers familiaux, ils ne voient qu'auiant d'établissements (oloniaux d'une même nation. On dit la co/cw/V juive de chacune de ces villes, ce qui revient à dire qu'il y a une mëre-patrie, d'où elles reçoivent les directions et à laquelle elles reportent les bénéfices de leur activité. >

Dans ces conditions si un peuple, si une race peut répandre et faire fermenter en même temps une idée sur toute la surface du monde, c'est bien celui-là et nul autre que lui. Comme nous le verrons plus loin, il n'y manque pas. Le mot d'ordre de VAUiance/srailiUUttrverseile ne reste pas à l'état de lettre morte. Par tout l'univers, les ] uifs préparent, avec autant d'habileté que de persévérance, sous une direction commune, l'avbnement de la Jérusalem

320 DOCUMENTS ET ECLAIRCISSEMKXTS

de nouvel ordre qui doit se substituer à la double cité de- Césars et des Papes.

Jamais ne devraient être perdues de vue ce* trois vérii'T: énoncées par M. dï la Tour du Pin-Chambly :

1° Ltijuifi sont rcs/h vite nalion ;

a" Cdte nation est persuadée qut Vtmpfre du mandt ■'■ appartient ;

3° Elle n'a moyen de le rlaliser gue par la i-arrvptien S-espri/s qii aminé la < dUomposilion sociale. >

Or, cette corruption des esprits, cette d^compoiiiio sociale, c'est par les « principes de 89 qu'elle les oblieni >

< C'est une véritable aberration, qui se tenouvr.; aujourd'hui sous nos yeux, de ne pas apercevoir en ijui' le libéralisme et l'égalitarisme, que Le l'Iay qualifiait bien de ( faux dogmes de la Révolution. » sont, à lenï;, la négation même du lien social, Les Juifs, eux, ne / sont pas trompés : je doute qu'ils tiennent autant & Iti;: Talmud lui-même qu'l cette quintessence de poison quï en ont tirée, et qu'a si bien avalée le snobisme des gi.-!!rations. engouées alors d'anglomanie comme on 1-aujourd'hui d'américanisme.

> C'est une < tisane des sbakers > qui s'étale à la j^t^ mi^re page des journaux comme l'autre à la quatrièni'. mais nulle part avec autant d'éloges et d'emphase '\:.: sous la plume des publicistes juifs ou judaisants. I deviennent tout à fait lyriques chaque fois qu'ils en peu vent parler ; et cela, ils ne s'en font pas faute 1 i< < propos. >

Ils sont fidl-les, on le voit, à la recommandation qui 1'. ' a été faite par le concile de Leipi g.

N. VIII. — Toute puissance doit disparaître paur fj' plate à l'universelle domination de Juda qui u subttitsi:-à tous les pouvoirs actuellement existants, aussi bien /: ■. l'ordre spirituel que dans l'orJn temporel. — l'agpj.

L'autiîur des Mémoires poir servir à l'hisloirt d* Ja. binisme. — actuellement encore l'un des principaux liv;'-qu'il faille consulter pour connaître la conjuration conf' l'Eglise, -~- M, le chanoine Augustin tiarruel, reçqi •

AU CHAPITRE troisième:

Florence, le 5 aotit 1S06, une Irtlre À lui adressée par un ■nden officier, du nom de J. B. bim^nini. M, Bamiel ne 3\it pas prudent de la publier, mais il en envoya U copie ta €:3rdinal Fesch. afin que celui-ci en fil auprès de l'emjereur l'usage qu'il jugerait à propos. [1 l'envoya égn\esient à M. Desmaretx, pour être communiquée au chef de Mlice s'il le (Toyait uiile. Elle fit grande impression sur 'esprit de M Desmaretz, alors occupéde recherches sur a conduite des Juifs k l'occation de la réunion du Sanhé- Irin, convoquée à Paris par l'empereuf. Enfin U envoya 'original au pape Pie VU, en le priant de faire sur ML Sinionîni les informations convenables pour savoir le legié de confiance que méritait sa lettre. Quelques mois »lus tard, Sa Sainteté fit répondre par M, l'abbé Teita, son secrélaîre, que 'out annon<;ait la probité et la véracité le celui qui racontait dans cette leltre ce dont il disait ivoir été témoin

£nfin. à ta restauration des Bourbons, M. l'abbé Bamiel St parvenir une copie de cette lettre à Louis XVIII. , Nous ne croyons pas utile de la reproduire ici en û Sn voici les tiî>ssag<;s les plus imponants :

«Oh ! que vous awei bien démasqué ces sectes infeniales |uî préparent les voies k l'Antéchrist, et sont les ennemis mpLacables. non seulement de la religion chrétienne, nais de tout culte, de toute société, de tout ordre ! Il y 11 a cependant une que vous n'avez touchée que lêgfereuenL Peut-être l'avez vous fait à dessein, parce qu'elle est ■ plus connue et par conséquent la moins à craindre, dais, selon moi. c est aujourd'hui la puissance la plus ormïdable, si l'on considère ses grandes richesses et la rotection dont elle jouit dans presque tous les Etats de Eumpe.

» Vous comprenez bien, Monsieur, que je parle de la ecle judaïque Elle parait en tout ennemie et séi>atée des uttes ; mais réellement elle ne l'est pas. En effet, î! >uflit [U'une de celles-ci se rende ennemie du nom chrétien, lour qu'elle li favori.sc, la soudoie et la protirgc. El ne 'arons nous pas vue et ne la voyons- nous pas encore proliguer son or et son argent pour soutenir et modérer les DOdernes sophistes, les ftancs-ma^ons, les jacobins, le»

iltuoiinés ? Les Juifs donc, avec tous les autres sectairr ne forment qu'une seule faction pour anéantir, s'il 0:2.' possible, le nom chrétien.

k Et ne croyez pas, Monsieur, que lout ceci soit ur. exagéralion de ma part. Je n'avance autre chose que i qui m'a été dit par les Juifs eux-mêmes, et voici cm"

Suit l'histoire des rapports de M. Simonini avec les Juii^

< Voici donc ce que les principaux et les plus mln:- Juifs me communiquèrent en diverses circonstances :

1° Que Man&G et l'infâme Vieux ou Vieillard de :- Montagne étaient sortis de leur nation ;

i" Que les francs-maçons et les illuminés avaietit d; fondés par deux Juifs, dont ils me dirent les noms, qu . par disgrâce, me sont échappés de la mémoire ;

3" Qu'en un mot, d'eux tiraient leur origine toutes Ici sectes an ti chrétien nés, qui existaient à présent si nombreuses dans le monde qu'elles arrivaient ï plusii'un millions de personnes de tout sexe et de tout état, de lout rang et de toutes conditions.

4° Que dans notre seule Italie, ils avaient pour partisan; plus de huit cents ecclésiastiques tant réguliers ijue sécu liers, parmi lesquels beaucoup de curés, de professeurs publias, de prélats, quelques évéques et quelques cardinaux ; que dans peu ils ne désespéraient pas d'avoir un Pape de leur parti (et supposant que ce fût un schismatiquG, la chose devient possible) ;

50 Que pareillement en Espagne ils avaient un grand nombre de partisans, même dans le clergé, bien que dans le royaume fût encore en vigueur la maudite inquisition ;

6° Que la famille des Bourbons était leur plus grati'i' ennemie, et que dans peu d'années ils espéraient c l'anéantir;

7" Que pour mieux tromper les chrétiens ils feigna» eux-mêmes d'être chrétiens, voyageant et laissant d^i pays à un autre avec de faux certificats de baptême qu 1. achetaient de certains curés avares et corrompus ;

8" Qu'ils espéraient, à force de cabales cl d'argeni,

OStBNIit DK TOUS LES GOUVKRNEMtNTS US* ÉTAT O VU,

comme cela leur était déjà arrivé dans plusieurs pajv -,

9" Que, possédant les droits de citoyens comme tous les autres, ils achèteraient des marsons et terres autant qu'ils le pourraient, et que, par le moyen de l'usure, ils parviendraient bien vite à dépouiller les chrétiens de leurs biens-fonds et de leurs trésors :

Cela commence ï se vérifier en Toscane, oii les Juifs exercent impunément l'usure la plus enorbitante et font d'immenses et continuelles acquisitions tant à la campagne que dans les villes;

10° Que par conséquent ils se promettaient, dans moins d'un siÈci.e, d'être les maîtres du monde, d'abattre toutes les autres sectes pour faire régner la leur, de faire autant de synagogues des églises des chrétiens,ct de réduire le restant de ceux-ci à un dur esclavage

> Voilà, Monsieur, les terribles projets de la nation juive, que j'ai entendus de mes propres oreilles. »

Tout ce qui était marqué dans cette lettre, écrite au commencement de ce sibcle, ne se réalise-l il pas aujourd'hui sous nos yeux 7

Qui dira dans quelle mesure les richesses des Juifs se sont accrues et quelle influence ils exercent aujourd'hui dans tous les Etats de l'Europe?

N'est-il pas plus évident que jamais qu'ils protègent, favorisent et soudoient tout ce qui est ennemi du nom chrétien ?

L'état-civil qui leur permet d'appartenir ï la fois h deux nationalités, à la leur et à celle oii ils demeurent, ils l'ont obtenu successivement de tous les gouvernements qui ont accueilli chez eux les principes de 89.

L'usage qu'ils font de cet état-civil, nous ne le voyons que trop. Ils se le proposaient, ils le voulaient : dépouiller ceux qui, si bénévolement, leur ouvraient leurs bras.

Et comme ils le prédisaient, en moins d'un siècle ils SONT DEVENUS NOS MAITRES ; îls entrevoient le jour oîi ils se seront rendus les maîtres du monde.

Dans l'ordre politique, la famille des Bourbons est s les Etats où elle régnait ; elle est comme

igieux, ils n'ont point obteni

2 qu'il

voulaient Par !a grâce de Dieu, ils ne l'obtiendront pis, Mais n'est-il pas sinistrement intéressant de rapprochet ce qui est dît ici : < Dans peu ils ne désespërcni pu d'avoir un pape de leur parti, > de ce que poursuivaient, vingt ans plus lard, les quarante hommes de la Fml.- ' suprême, ambassadeurs et princes, ëlilc du palriciat i.v main par la naissance et la richesse, et du carbonari&ii<par le talent et la haine religieuse. L'un d'eux, Nubius(i|, vraie incarnation de Satan.par ce qu'il avait d'infernal danf le cœur et dans le g(?nie, le disait en ces termes : < Il Ctt | une pensée qui a tojjours profondément préoccupa la I hommes qui aspirent à la régénération universelle : c'est 1 la pensée de l'affranchissement de l'Italie, d'où doit soitir à un jour déterminé l'affranchis5ement du monde entier, la république fraternelle et l'harmonie de l'humanJl^ .. Notre but final est celui de Voltaire et de la RéPoiuùoD française, l'anéantissement à tout jamais du catholicisaie et même de l'idée chrétienne. Pour atteindre ce but, il ne faut pas prêter l'oreille \ ces vantards de Français, \ ces nébuleux Allemands, à ces tristes Anglais qui s'imagine:^: tous tuer le catholicisme, tantôt avec une chanson irapu'' tantôt avec une déduction logique, tantôt avec ungross.' sarcasme. I-e catholicisme a la vie plus dure que ceb La papauté a exercé de tout temps une action décisivE ~ les affaires d'Italie.... C'est un levier énorme. Avec i l'Italie a les cent bras de Briarée ; sans lui elle est cvn damnée à une impuissance qui fait pitié.... Le Paiie ijn. qu'il soit ne viendra jamais aux Sociétés secritcs ; c'tit aux Sociélés secrètes à faire le premier pas vers l'Eglise ... Nous n'entendons pas g^ner les Papes à notre cause, os serait un rêve ridicule .. Ce que nous devons dem ce que nous devons chercher et attendre, comme lesjvl attendent le Messie, c'est un Pape selon nos bestniaC Nous ne doutons pas d'arriver à ce terme suprêmedetf efforts (a) »

I. Pseudonyiiie cnchant un gnnd nom de l'aiistocnlif ï. Vuir VEgiiu remain* m/ait di ta JUvelmitH, pat J. Cl^ Joly, t. Il, p. 72-7S- Ce livre ■ Hi ûiit »iir Ati dacamenu » ï'auleur par U Cour ponliliaJeci les Couis de Vienne rt de 1^ Grégoire XVI, peu de joun avant»! mort, lui B' ' '

N. IX. — Quel çut soit le dommage çui puisse en rêiulUr^ les catholiques dohient sertir de ces soeiilis, ces sociétés étant intrinsèquement mauvaisei. — Page 31.

Monsieur W. S. Harwood a publié, en mai 1897, sur le5 sodétés secrètes en Amérique, dans le Nbrl/i American Jiei'ieu; un article qui a été reproduit en partie par !a Retme des Revues.

Les statistiques pour la fin de décembre 1896 accusaient à cette époque, sur le seul lerTÏtoire des Etats-Unis, un total de cinq millions quatre cent mille membres affiliés aux différentes sociétés secrètes, La population adulte mâle étant d'environ 19 millions, il s'en suivrait qu'un citoyen sur trois ferait partie de ces sociétés. Maïs le plus grand nombre appartiennent à plusieurs à la fois; on peut donc dire que, sur six citoyens américains, un est inscrit it une société quelconque. El là-dedans ne sont pas compris les milliers de membres des différentes organisations du travail, bien que ceux-là soient aussi, plus ou moins, eitgagés par serment ; non plus que les 500,000 membres des sociétés secrètes militaires. Le chiffre, comme on le voit, est tout simplement formidable. Chose également digne de remarque, il y a une étroite alliance entre ces sociétés et certains ordres raihtaires, si bien qu'elles comptent au moins 130,000 bommes dans la fleur de l'âge, parfaitement instruits et accoutumés au métier des armes, et aussi bons soldats que les meilleurs réguliers.

Leur but de solidarité, joint à leur mystère, a exercé sur les citoyens américains une puissante attraction.

II serait plus difficile de se renseigner exactement sur le total des sommes mises par ces sociétés fraternelles à ta disposition de leurs membres. Les générosités ne sont pas toutes publiées et on ne saurait dire exactement l'argent donné pour les soins aux malades, les funérailles, les secours

on livre sous ce tiUe \Jiliilairt Jei Secilli! sicritis tt Uurs canifi/Hoats, cl lai ivoil promis tous 1» documenti -aérxsaàKi. Pie IX, aprb quelque bfeilation, lui donna la mfnie mission. Le livre ^it presque achevé, lorsque Créneau -Joly, à cause des diFRcultés qu'il lencon- Irait, te jeu. au feu. Plus tani, il se servit des docuinents qu'il avait cnnservë et d'autres recueillis depuis pour écrire L'Exiist retitaiiti " c r.\.

aux veuves et aux orphelins. Chaque organisation djpc: de celle façon de dix <ju vingt mille dollars jusqu'à s'.-millions et demi de dollars (37 millions et demi de franipar an. Iji plupart dépensent en moyenne cinq railimr. chaque année de cette façon. Depuis leur éUblisMmi.:i: aux Etats-Unis jusqu'à l'année 1896 exclusivemen;, l'ensemble des sociétés fraternelles a versé, sous différentformes, 475 millions de dollars oa dtux iniUiards tw ceni soixanie-çuime miliions de francs. Encore ces chiil^ne comprennent-ils pas les trois associations les p: considérables : les Francs -maçon s. les Odd-Fdlowï les Chevaliers de Pythias. Ces Irois-là, pour leurjun ont dépensé 176 millions de dollars (880 millions Cfrancs), ce qui fait un total général de trois millian; deux cent cinquante millions de francs.

Cette énorme répartition de secours explique la repon-'. dc la Sacrée- Congrégation : ( Quelque soit le dommage qui puisse en résulter, les catholiques doivent sortir de cet sociétés, ces sociétés étant i n tri us^ue ment mauvaises t

L'auteur de l'article assure que les sociétés scctèi» comptent énormément de membres parmi les minisuei des différentes religions et que ce nombre va sans ceue croissant. < Iji reconnaissance d'un Etre suprême, dît-il, leur i:st commune à toutes. >

Outre les sociétés dont nous venons de parler, il fl est formé, il y a quelques années, une autre sous ce oq Amerimn ProUefivt Aaocialion, ou A. P. A. En peu I temps elle a envahi toute ia confédération des Etats-Uid Les membres s'engagent par un serment solcnnd d voici la teneur :

< Je jure et m'engage solennellement à ne jamais per- I mettre qu'un catholique romain devienne membre de

> celte société secrète. J'emploierai toute mon inSucnce » & favoriser les progrès du protestantisme dans le moi

> entier. Je ne donnerai ni travail, ni emploi qudcon^

> à un catholique aussi longtemps que je pourrai trotn

> un protestant. Je n'aiderai jamais à ce qu'une égli|

> chapelle ou institut cathoHciue soit érigé ou cru

> Je ferai tout pour briser ou miner le pouvoir 1'

ne ne parlerai jamais à un catholique de cette société. , ï ne faciliterai jamais !a nomination ou l'élection d'un atholique lomain à une Tonction ou un poste quelet ne voterai jamais pour un catholique. Je ne FOlerai jamais que pour des protestants et travaillerai de toutes mes forces à maintenir le gouvernement entre leurs mains. Tout cela je le promets et le jure solennelaussî vrai que Dieu m'nide ! »

BOn le voit, c'est une proscription compl&te. Non seulelent le catholique est exclu de la participation aux affaires publiques, mais il doit en outre être privé de tout moyen de gagner sa vie.

Déjà, en 1894, ia A. P. A, avait 439 loges, de tous côtés les ouvriers catholiques étaient renvoyés par leurs employeurs et l'action des sectaires se montrait [■»' dans les élections.

N. X. — JVbus exerçons um influence permanente sur Us mottX'ements de notre temps et sur tes progrès de la àvilisalion vers la répubitcanisation de tous les peuples. — Page 34.

L'observation de Mgr Meurin sur les mots liberté, égalité, rraternité, civilisation, bienfaisance, tolérance, liberté de conscience, etc., qui sont pris par la franc- maçon ne rie dans un sens tout aune que leur sens naturel et celui où les entendent les chrétiens et les honnêtes gens, revient ici.

Dans la pensée des francs-maçons et de leurs maîtres, les Juifs, le mot république ne désigne pas une forme de gouvernement, ou plutôt ce qu'ils poursuivent par ce mol et par l'application qu'ils en font, ce n'est pas une forme démocratique de gouvernement, mais l'indépendance des sociétés à l'égard de Dieu. C'est ce que remarquait Nubius lorsqu'il parlait ( de la république fraternelle et de l'harmonie de l'humanité pour l'affranchissement du monde entier. >

Dans la discussion de l'élection de M. l'abbé Gayraud, M. Hémon, député, a dit à la tribune :

< Lorsque les hommes de ma génération luttaient pour Rétablissement de la République, ce qui les nuirait en

elle, ce n'était pas une vaine formule, c» n'étftit mitae pas l'espoir des araélioralions adnimistralives ou sodaJer. c'était, par-dessus tout, une haute et pure idée josqu'.; présent inséparable du. nom de républi<|ue : rÊMA.VCii'A

TION IIE l'esprit HUMAIN. >

he/aurna/ offidtl du 5 mars, où nous prenons cei lignes, dit qu'elles ont été saluéea par des applaodisae- 1 ments vifs et prolongés à l'e.xtrime gaucht, à gaueht tl twr \ divtrs hana au centre. De plus la Chamhre a fait sieno; discours,en en votant l'affichage dans toutes les commun;» elle a voulu que tous les Français le tussent et en le lis^n: se pénétrassent bien de l'idée qu'ils doivent se faire Ot la République telle que la Chambre l'eniend et veut qu'elle

Donc, d'aptes M. Hémon et d'après la Chambre, i" la République n'est pas une ( forme > de gouvernecnenL

a° Elle n'est pas non plus un système < d'améliorations administratives et sociales. >

Qu'est-ce donc ?

La République, c'est \ l'émancipation de l'esprit humain. >

Ce mot est emprunté au langage des loge*, et l'on sait quelle émancipation la franc-maqonnerie a entrepris de donner au genre humain; c'est l'émancipation dëUloij de Dieu, de l'autorité de Dieu, de la souveraineté i DiKU. Elle a été annoncée par la I Déclaration des Droi de l'homme >, elle est poursuivie par la 4 laicisatîoad sous toutes ses formes. L'ceuvre qui a pris le nom C République est, comnoe n'a pas craint de le dire \'A Ferry, c la constitution de la société en dehors de DiKO,)! sinon contre Dieu.

S'appuyant sur cette définition, M. Hémon, cacoui par les mêmes applaudissements, a fermé la porte i la République à ceux qui, demandant i y entrer, veut néanmoins conserver la liberté d'adorer Dieu et c reconnaître comme le Souverain Maître de toutes cho^

( Etes vous avec le Syllabus 1 Soit ! gardez alors 1 enseignements Mais de quel front, vous et les voua direz-vous ensuite démocrates et répuUici Faut-il que ce soit moi qui vous rappelle la sentence d

Evangile ; « On ne peut sen*ir deux maitres à la fois? > Vifs applaudissements sur Us maints bancs.)

Voilà ce que la Chambre a voulu que la France ache. Voilà ce qu'elle a fait afficher dans toutes les ommunes.

Depuis, tous les ministëres qui se sont succédé ont lu déclarer, un jour ou l'autre, que les. républicains cathoiques ne pouvaient entrer en ligne de compte dans la Dajorité ministérielle, parce qu'ils n'étaient pas repu bilans dans le vrai sens du mot.

C'est d'ailleurs ainsi que la République a été présentée iès le premier jour par ses premiers partisans. M. Ludorjc Sciout, qui vient de publier les tomes III et IV de mn travail si savant sur le Directoire, remarque que la llépublique de 93 ne se contenta point de combattre les 'yraiîs, mais employa les moyens ks plus odieux, les )lu3 misérables trahisons pour détruire même les républi- ]ue5, celles du moins qu'elle jugeait aussi opposées ï i l'émancipation » que les royautés.

< La Révolution française, dit-il, s'est acharnée à létruire toutes les'iépubliques anciennes >

•i. XL — La Re^-ue Israélite engageait, a» mots de mars 1864, ses coreligionnaires à Jeter uit regard sur ce qui se faisait en ce moment là mime sous l'inspiration de leurs chefs, tt sur le but vers lequel ils dirigeaient les entreprises dont les gouvernements d'ahrs at'oienl la simfUdti de se glorifier. — Page 40.

Sir John Readclif a publié en 1880 un Compte rendu Us hihiementi politicohiitoriques survenus dans les dix ierniitts années. Il s'y trouve une sorte d'instruction pasorale adressée aux Juifs pour mettre les efforts de charun en correspondance parfaite avec la direction donnée îar les chefs du peuple aux affaires de la nationalité luive.

Nous n'avons pu trouver de preuves directes assurant 'authenticité de ce document. Mais, chose certaine, c'est ju'il suffit d'ouvrir les yeux sur ce qui se passe pour voir jue ce document rend très exactement l'action juive telle

qu'elle s'exerce actuellement dans tous les pays et particulière me ni en France.

Il serait trop long de le reproduire ici en entier. Noii> l'abrégerons, tout en conservant toujours les ptgprcs paroles de l'auleur.

< Voilà déjà dix-huit siècles que dure la guerre d'U^ pour cette puissance qui avait été promise à Abralu mais qui lui a élé ravie par la Crois. Le peuple d'is;. n'a pas succombé, et s'il est dispersé par toute la tn c'est que toute la terre doit lui appartenir...

i La persécution et les humiliations sont fort heu in : sèment passées pour nous, grâce aux progrès de la civil tion chez les chrétiens, et ce progrès est lu meili'. bouclier derrière lequel nous puissions nous abritci agir pour franchir d'un pas rapide et ferme l'espact; ., nous sépare de notre but suprême (i)...

» Notre peuple s'élève graduellement et sa puissaii' grandit chaque jour... Dix-huit sitcles ont appantiiu nos ennemis : le siècle actuel et les siècles futurs donu nous appartenir à nous, peuple d'Israël, et nous appari.< dront sûrement.

> Lorsque nous nous serons rendus les uniques \i sesseurs de tout l'or de la terre, la vraie puissance pas-^ entre nos mains, et alors s'accompliront les promo-. qui ont été faites à Abraham...

» Dans nul des précédents siècles, nos ancêtres n'étni parvenus à concentrer entre nos mains autant d'or, i' séqueinment de puissance, que le XIX' siècle nous 1:11 1 légué, Nous pouvons donc nous Batter, sans tém^raicc illusion, d'atteindre b>ientôt notre but, et jeter un npri assuré sur notre avenir.

I A Paris, Londres, Vienne, Berlin, Amsterdam, Hri^i bourg, Rome, Naples, etc., et chei tous les Kotsch: partout les Israélites sont maîtres de la situation tm.' ci&re... Sans les (ils d'Israël, sans leur influence iniincil m aucune opération financière, aucun travail iinporiani pourrait s'exécuter

> Aujourd'buî, tous les empereurs, rois et prin;^'

av chapitre troisième.

lanls sont obérés de dettes contractées pour l'entretien d'armées nombreuses et permanentes, afin de souteoir leurs irônes chancelants. La Bourse cote et règle ces dettes, et nous sommes en grande partie maîtres de la Bourse sur toutes les places. C'est donc à faciliter encore de plus en plus les emprunts qu'il faut nous étudier, afin de nous rendre les régulateurs de toutes les valeurs et, autant que faire se pourra, prendre en nantissements des capitaux que nous fournissons aux pays, l'exploitation de leurs lignes de fer, de leurs mines, de leurs forêts, de leurs grandes forges et fabriques ainsi que d'autres immeubles, voire même de leurs impots,

> L'agriculture restera toujours la grande richesse de chaque pays. La possession des grandes propriétés territoriales vaudra toujours des honneurs et une grande influence aux titulaires. 11 suit de là que nos efforts doivent tendre à ce que nos frères en Israël fassent d'importantes acquisitions territoriales. Nous devons donc, autant que possible, pousser au fractionnement de ces grandes propriétés, afin de nous en rendre l'acquisition plus prompte et plus facile.

> Sous le prétexte de venir en aide aux classes travailleuses, il faut faire supporter aux grands possesseurs de la terre tout le poids des impôts, et lorsque les propriétés auront passé dans nos mains, tout le travail des prolétaires chrétiens deviendra pour nous la source d'immenses bénéfices.

> Le commerce et la spéculation, deux branches fécondes en bénéfices, ne doivent jamais sortir des mains Israélites.

> Si l'or est la première puissance de ce monde, la seconde est sans contredit /a presse. Mais que peut la seconde sans la première ? Comme nous ne pouvons réaliser ce qui a été dit plus haut sans le secours de la presse, il faut que les nôtres président à la direction de tous les journaux quotidiens dans chaque pays. La possession de l'or, l'habileté dans le choix des moyens d'assouplissement des capacités vénales, nous rendront les arbitres de l'opinion publique et nous donneront l'empire sur les masses.

> En marchant ainsi pas à pas dans cette vole et la persévérance qui est notre grande vertu, nous repou» serons les chrétiens et rendrons nulle leur influcntt Nous dicterons au monde ce en quoi il doit avoir foi, « qu'il doit honorer et ce qu'il doit maudire. 1

> Une fois maîtres absolus de la presse, nous pourri-'nchanger tes idées sur l'honneur, sur la vertu, ladrcJ!. ■ de caractère, et porter le premier coupa cette institu!;.. ioo'o-sainte jusqu'à présent, la /amiile, et en consorami.' la dissolution. Nam pourront extirper la croyance et la ja ett tout Cl que nos ennemis tes chrétiens ont jui^tià a marnent vénirè, et nous faisant une arme de Ventraimmesi des passions, nous déclarerons une guerre ouverte J tout gu'on reipecteet vénère...

t Notre intérêt est qu'au moins nous simulions le vS.' pour les questions sociales à l'ordre du jour, celles •■■. tout qui ont trait à l'amélioration du sort des travaillc-i mais en réalité nos eflorts doivent tendre à nous cmp-r de ce mouvement de l'opinion publique et à le diii(;e:

» L'Eglise chrétienne étant un de nos plus dangercui ennemis, nous devons travailler avec persévérance à amoindrir son infiuence ; il (aut donc greffer autant ^ue possible, dans les intelligences de ceux qui professent U religion chrétienne, les idées de hbre-pensée, de scepticisme, de schisme, et provoquer les disputes religieuses, si naturellement fécondes en divisions et en sectes daci> le christianisme.

> Logiquement, il faut commencer par déprécier le ministres de cette religion ; déclarons- leur une guem ouverte, provoquons les soupçons sur leur dévotion, ni leur conduite privée, el par le ridicule et par le penif nous aurons raison de la considération attachée ' et à l'habit.

> Il faut, autant que possible, entretenir le proI( le soumettre à ceux qui ont le maniement de 1' Far ce moyen, nous soulèverons les masses quand le voudrons. Nous les pousserons aux bouleverseï aux révolutions, et chacune de ces catastrophes d'un grand pas nos intérêts intimes et nous rB( rapidement de notre unique but, celui de r^ner

AU CHAPITRE TTUMSIWXt. 333

terre, comme cela xtMt été p

> Chaque goene, ■■*»»iy» témtbibo ment poliûqne ou refifflca», appntbe le ■ atteindrons le bot suçtimt «en leqad 1

Outre ces raes (Fanlie gi' caliers sont aun doo de dier cehào:

< Lorsqa'uo des Dôcres Eut bb fat en avant, qae rium le suive de prts; qocà lepïedhnglt>ae,qct^ saîtaeocmn et relevé pai sa ooccligioannfcs. Si tra bnâîie eM cité devant les mbooattx da pvfs <pA bsbîw; «{ae ses frètcK en religion s'empressent de U donna aide et ^i^*»***^ ; mais seulemeu lonqoe le prtveno aan ^ coeftiniiémeni aux lob qnlsaâ obsenv strirtcmem et gvde depuis tant de sâtcki. >

Qu'on rapproche cette tnstnKtion de TaBân DreyfBS et l'on verra commeat tou ce qui est dît dans ce document tait vraiment kri poor toot IsraëL

< Que tout soit compris, ooté, et que chaque eo&ntd^ raél se péoëtre de ces nais piiucrpes. Alors oocre p> ' croîtra comme no arbre pgantesqoe dont les branches pCK' teront des fruits qui se nommeot rùhaK,jMÙssamce, fiatmir, en compensatioo de cette condttioo hideuse qui, pendant de longs siècles, a été ronique lot du peuple d'isnél. >

Si l'on en crmt Fexoide de ce dÎKOurs, il aurait été prononce dans une circoDstance bien solennelle.

Sur l'ordre des ancêtres, des daégués des Juifs vont < DM fois, chaqae siède, se réunir autour de la tombe du grand-mahre Caleb, saint labbin Sjrméon-Ben-Jhuda, dont la sdenoe livre aux élus de chaque génération le pouvoir SOT toute la terre et l'autorité sur tous les descendants d'IsraêL > Ib se réunissent là pour examiner la situation dans laquelle ils se trouvent ï la fin du si^le, el se concerter sur les moyens à prendre durant le siècle nouveau qui va s'omiir pour arriver à !a domination universelle qui depuis toujours est leur esi>érance.

< Notre plan, est-il dit au commencement de ce discours, louche à sa plus complète réalisation, car le progrès nous a presque partout reconnu et accordé les mtmei droits de cité qu'aux chrétiens. »

N. XII. — U abord V Alliance agit auprh du rois fi . parlements, et elle s'applique à exercer sur eux < attf . ■ gulUre, infatigable et si mystérieuse influence > ■' M. des Mousseaux signalait en i86ç. — Page 63.

M. le comte de Puckler-Limbourg, sous-pttffet Tschirné, a adressé dernièrement au peuple allemand manifeste qui commence par ces mots; ( Ix^ Juifs mi' dans toutes les cours, dans tous les cabinets, dans tous les ministères, des amis secrets et des affidés. >

Quels sont, quels ont été les amis, et l'on peut dire !« inspirateurs et les maîtres de ceux qui, depuis vingl an" ont l'honneur immérité de gouverner la France ?

Cornélius Herz, Juifallemand, convaincu d'espionmpendant la guerre de 1870, et, depuis, agent avéré d'triple alliance ; Lévy-Crémieux, Juif; Hugo Oberndo^ Juif allemand ; Hemmerdinger, Juif allemand ; Att Juif allemand ; Von Heinach, Juif allemand.

Pour nous en tenir à Cornélius Herz, le tableau . l'organisation de la haute maçonnerie, dans les dn(| parties du monde, au i" mars 1891, nous fournit un iseignement. Dans la liste des inspcclcii» généraux en mission permanente, ayant ta corresjxjnd.in" directe avec le Suprême Directoire d(%matîque de C^ lésion, on lit : « Pour les relations ghièrales d'AngUt' ■ France et Allemagne ; docteur Cornélius ffers, à Pan^ ■

Quel trait de lumière sur notre histoire intérieure [(- 'mple mention ! Voila qui explique pourquoi n;'ministres francs-maçons, les Freycinet, les Floquet, 1" Rouvier, étaient aux ordres de Cornélius Herz. VoiU 1^ secret de l'influence de ce Juif, et la raison de son € au grade de grand officier de la l.égion dlioi Voilà le mot de l'énigme des complaisances et d cités du gouvernement dans l'afTaire du Panama I

Durant dix ans,ce fut Cornélius Herz,aveC5es au les Reinach, les Arton, qui gouverna la France.

Nous trouvons dans les Mémoires de Bismarck un autre exemple de l'influence de la franc-maçonnerie ou de la luiverie dans le conseil des rois et des républiques.

On sait le rôle joué par le comte d'Usedom, ministre de Prusse, auprès du gouvernement subalpin, d'abord à Turin, puisa Florence. LedicUsedom se montrait surtout l'adversaire implacable de l'Autriche en particulier, et des catholiques en général. C'est lui qui disait au général piémontais Lamarraora qu'il fallait frapper l'Autriche au coeur.

Or, Bismarck, qui connaissait sort homme, dit de lui ce qui suit ;

< C'était en même temps un franc-maçon haut gradé. En février t86g, je demandai au roi Guillaume le rappel d'en aussi louche et incapable personnage, mais je rencontrai chez le roi une résistance invincible, car le iouverain aecomplùiait tnvers les francs-maçons ses dtvoiti avec tiMi scrupulosité presque religieuse. Pour me débarrasser du comte d'Usedom, je fus finalement forcé de donner ma "'opre démission, et ce n'est qu'alors que j'obtins le rappel ■ ee diplomate franc maçon >

\. XIII. — Un dèpuli pritre, montant à la (ribuiif pour rêdamer en faveur des ouvriers atla^hés aux travaux de l'Exposition le repos nécessaire, n'a osé parler que du repos hebdomadaire. — Page 71.

Ce qui produisit un incident que VOfficiel rapporte

M. Faberot. — Oui, citoyens, les ouvriers ne demandent pas grand'chose Tout à l'heure, le citoyen abbé Lemire revendiquait, au nom de la démocratie, de la religion même, un jour de liberté par semaine.

M. I^mire. — Pardon !

M, Faberot. — Si vous ne voulez pas que ce soit au nom de la religion, je veux bien retirer le mol, mais cela pourrait vous faire tort. (Oh rit.)

M. Lemire. — Dites : Au nom de l'humanité,

M. de la Biliais. — Le mot de » religion ï ne nous déplaît pas.

M. Faberot. ~~ Ail nom de la démocratie, puisque citoyen Lemire ne veut pas que je dise au nom ài-

religion. ( Idouvtments divers.)

N. XIV. — Les Juifs libéraux veulent qttt les tmfaali J

chrétiens soient iln-is dans la neutralili Tiligieitse, afin k I

pouvoir les enrôler dans < l'EgJise de la libre-pensée wfr I gieuse >, — Page 71,

Nous venons de voir les efforts faits par les Juifs ■■ Vienne pour maintenir la neutralité scolaire, dussent It" propres enfants en souffrir.

Les Juifs hollandais avaient d'abord témoigna mêmes sentiments et on les avait vus faire très ouvcrtem'. ■ cause commune avec les libéraux pour implanter la nL tralité. Ils se ravisèrent ensuite, voyant sans doute i« ravages que cette neutralit causailé parmi tleur proine jeunesse.

Lorsqu'un revirement se fit dans l'opinion publique et dans le parlement, il ne resta plus que le Grand Rabliin de Bréda pour persister dans les sentiments qu'avairat jusque-là manifestés ses collègues, et ne pas protester contre l'école neutre ; mais il est à remarquer que les provincci du Brahant septentrional et du Umbourg, sur lesquello s'exerce sa juridiction rabbinique, comprennent asset peu de Juifs, et que par conséquent il avait peu 1 perdre pai k maintien de l'école neutre, tandis que les chnftieas o nueraient à y perdre beaucoup.

N. XV. — N'a-t-on point vu dans la daitiire a électorale, des journaux catholiques donner le a voter pour des candidati francs-maçons, de prffireititéû catholiques pratiquants ou hommes d'teuvres t — P^S^

Nous pourrions apporter ici, en témoignage de c assertion, plusieurs articles d'un journal réputé des plus catholiques. Qu'il suffise de reproduire les paroles it M, l'abbé Dabry au congrès des catholiques réunisi Pam en 1897. M. l'abbé Dabry défendit ensuite l'opinion <\n'--'avait exprimée au congrèSidans le journal X^/Vm/Zryran dont il était alors le rédacteur en chef.

Donc, dans nos diverses ci rconscnplions, pour choisir nos candidats, sachons ce qu'ils sont comtn<^ hommes, quel est leur tempérament, s'ils ont un fond d'honnêteté et de bon libéralisme, ou s'ils sont sectaires ; ne nous préoccupons pas d'autre chose.

» Ah ! mais, j'oubliais. Tout honnêtes qu'ils soient, mf dit-on, s'ils sont francs-maçons, il n'y a pas à tabler sur eux, parce qu'ils ne s'appartiennent pas ; ils reçoivent les mots d'ordre de la secte, et à un moment donn^, si on leur demande de poignarder le Christ, ils le poignarderont.

> Je prierai ceux qui ont de ces craintes de se rassurer Les gens qui sont entrés dans la Franc- Maçonnerie pour des motifs trfes divers qu'on peut prendre dans une »cric aussi étendue que la gamme des sentiments humains, soni comme tout le monde. Ils sont esclaves dans la mesure où ils veulent et où le zèle les pousse. Il y a parmi eux les fanatiques, les tiëdes, les indifférents, les je m'en richi>te*, tes naîTs, les ambitieux, les cupides, les braves, lc> lâches, les sages et tout ce qui fait la collection de l'humanité I Dire qu'ils marchent comme un seul homme en aunî lisible que de prétendre qu'il y a en l-rancc trcnte-sin millions de catholiques, à qui il suffirait de vouloir pour être les maîtres >

M. l'alibé Mustel, rédacteur de ta Xatue eatheliijm de Coutances, fit, à ce sujet, à M. l'abbé Dabry de» observaiions pleines de justesse :

< li n'est personne, aujourd'hui, qui ne nche que la ic-Maçonnerie, excommuniée par l'Kfjliic, e*t en Iutl« rte, acharnée avec l'élise catholique qui, pour ttllu, IKnnemi. On ne peut devenir Franc-Ma^on, comme \\<i peut se faire musulman, uni abjuret ion baptême, n'entre dans la Loge que pour être immatriculé wr Ict -ires de l'armée anticbréttenne. Cdai r|ui prendrait •cation d'appaenii «ans «c rendre cmpte qu'il l'cnuKn :iii les ennemis déclarés du Chuiït et d« l'Eglite, wtm ne d'une telle inconscience, d*wn ed aveuglement, (|w'tl ni par là m(iae conraincu d'une îneapocrté r»d*cal<i * Il prendre et à plm fone niMm \ init«r BUUfN«

!st-ceà dire qu'il n'y » pndc» étoorli* '(ui «MniHl

dans les Loges pat curiosité, par badauderie, ou sous uni: influence passagère, sans élre pervertis à fond ?

> Certainement non.

> Mais ceux-là en sortent vite, & l'âge où d'autres n eux-mêmes se rangent, après avoir menii la vie de Bokimi

» Quant à ceux qui refusent d'en sortir, le lien par Ictiue' ils lui restent attachés est, ou bien un intérêt politique uo pécuniaire, — et en ce cas ils lui obéiront en esclaves, — ou bien l'hostilité contre la religion, qui est l'âme de U secte, son principe, son inspiration, sa raison d'être e: fin.

» Sans doute cette haine n'atteint pas chez tous le mêi degré et ne revêt pas le même caractère. Chej; les ur c'est de la rage ; elle est plus prudente et plus tempérée l)i.: les autres. En est-elle moins dangereuse ? Est-ce i]'. Cavour, en Italie, a fait moins de mal, a exercé une moi:: funeste influence que Garibatdi et Mazzini? \

N. XVI. — La prftomptiott. ila confiaiia tH tai,ttir^des /rails les plus (aractéfis figues de l'amMionisr-

~ Page 93.

Tout pleins de cette confiance en eux-mêmes, 1« ain'. ricanistes d'ici, aussi bien que ceux de U-tias, se Unrc*. comme le faisait le P, Hecker, dont Mgr Irdand a écrit « C'était avec une sorte d'impétuosité qu'il accomplis^/ son œuvre démissionnaire et At pastew, sarianl fàur ,ci de foutes ies l'oies ainitues. Il haussait la routîrie- Peu i.' importait ce qu'avaient fait les autres, il ne pcnoit <]l ce qu'il pouvait obtenir luî-mÉme. »

Et le panégyriste ajoute : < Chaque soldat chrétien pr:: s'éianccr à la bataille suivant cet esprit tic vérité r sout!Ie en lui, et semant que ce qu'il peut, il est Icnn :le faire. »

Et ailleurs : f Laissez ks catholiques, si cela leur convient, se traîner dans les vieilles ornières, et craindre de déranger leurs esprits ou de chiffonner leurs vêtements en hâtant le pas. Notre devise est : Oser et faire.

> Selon notre expression américaine, allons de l'avant. Et qu'importe que nous nous trompions de temps en temps ! Le succès d'ailleurs n'est pas une preuve de m<5rite ou de valeur. Qui ne hasarde rien, ne gagne rien. Le Conservatisme est le nom spécieux de l'Apathie et, résolu qu'il est à rester toujours sauf, ce n'est plus qu'un morceau de bois mort...

» laisses sa place à l'action de chacun. Le laïque n'a pas besoin d'attendre le prêtre, ni le prêtre d'attendre I évêque, ni Tévêque d'attendre le Pape pour suivre sa voie propre. Les timides se meuvent en troupeaux, et les braves marchent en simples files. > (Discours sur l'avenir des catholiques aux Etats-Unis.)

Ainsi parlent les maitres, et les disciples ne se le font pas dire deux fois. Eux aussi, forts de cet esprit dont ils Sentent en eux le souffle, veulent sortir des voies connues. On en voit créer des Revues pour commenter les Encycliques papales, sans même songer à en avertir leur évêque, loin de solliciter son autorisation. On en voit convoquer de leur propre chef des assemblées ecclésiastiques oîi tous seront admis à traiter toute question se rapportant : ("à l'organisation du clergé, 2° à ses études, 3° à son action, alors que la Sainte Eglise a réservé ce droit à l'évêque pour son diocfese, au métropolitain pour sa province, au Pape pour l'Eglise universelle. Qu'ont-ils besoin de tenir compte des règles? L'esprit leur dit qu'ils sont teiius de faire ce qu'il leur inspire.

Dans son livre Vers l'avertir, M. l'abbé Naudet déplore que ces < confiants en eux-mêmes > ne soient pas plus nombreux chez nous.

< N'hésitons pas h le dire : chez nous, c'est le parti des < vieux > qui domine, et il y a comme une peur instinctive de ceux qui, tout en restant fidèles à l'Eglise et prêts \ donner leur sang pour la foi, refusent cependant de se mettre à la remorque de loutts les antiques patacbes, et qui, pensant que rien ne défend aux générations

nouvelles, auxquelles des circonstances diverses ont ferr:: les vieilles routes, d'aller au vrai par de nouveaux chcmiF!se déclarent très fiers d'être des catholiques, mais <."■'■ horreur des cléricaux (i). »

L'çx-ahbé Charbonnel exagérait sans doute, mais disait des abbés qu'il avait fréquentés : < Avec Heckei l Ireland, avec les grands catholiques américains, te* jemir prêtres de France trouvent qu'en voilà asscx de la disi pline extérieure, de la rigoureuse ordonnance hirr.ir chique, de l'asservissement autoritaire où se mctirt I conscience individuelle..., et qu'il s'agit désormais i-i i chaque chrétien de reconquérir sa personnahtë, sa lil>cnr sa vie intérieure. Et c'est la lk (■■ond de ce qd'on a Ai'pei.É l'Américanisme. >

Rien ne préparerait plus sûrement l'avenir religieui, que r Alliance-Israélite-Universelle appelle de ses vucux. qu'un tel américanisme dans le clergé.

N. XVII. — Parlant de l'un de ces faux prindpes mr leiquels, fit conslituêt la république amfricatnr ; la Uf* ration di l'Eglise él dt l'Etat, Lhn Xllf dit^.. - Page 95.

Déjà nous avons publié deux lettres de Mgr O'Connt:. au R. H l^pidi par lesquelles te prélat désavouait Xan.. ricanisme religieux. Pour ce qui est de {'amfrùanisme p>'': tîçue, dont Ldon Xlll a parlé dans les termes que noi:^ venons d'entendre, le prélat s'en explique dans lettres et dans une troisième datée du 16 juillet s'y exprime en ces termes :

* Je désirerais aussi expliquer pleinement ici la des relations encre l'Ë^lîse et l'Etat. En ce qui rcgaidt ihëse, je l'admets entièrement ; je traite seulement ili l'hypothèse, tenant compte de toutes les circonstances tt conditions au milieu desquelles l'Ëglise catholique vit Amérique. (Lettre du 11 juillet.)

I. L'on «: souvient sans, doute que Ion de la dîscunlon df H lion de M. l'abM GnyfBud, M. l'alibé Lcmire nunii* i U trïliui pour dire : l'outquoj ne nuui occcpieriei-vuui p» ? 4 Koiit ne v - ■net pu do déricnui. »

que nou^ t.8^ lanarwê"

» Combien sont peu fondées les critiques qu'ils font

sur le paragraphe de mon discours de Friboui^ où j'ai

traité des relations de l'Eglise et de l'Etat, c'est ce qui

apparaîtra clairement à tout esprit loyal, car j'y ai tracé

Lexplicitement la distinction entre la thèse et l'hypoth^e,

iomme on peut le voir dans le texte. Hn ce qui concerne

l thtse, je l'admeis entièrement. Je traitais seulement de

Biypothèse, tenant compte de toutes les circonstances et

I toutes les conditions au milieu desquelles l'Eglise

tholique vil en Amérique (Lttire du 14 jvilUt }

lï J'ai dit : < Philosophiquement parlant, les justes

s entre l'Eglise et l'Etat sont l'expression concrète

1 l'harmonie qui naturelle me r^t existe entre les deux

s incorporées dans ces deux institutions. » Parlant

uuite des Etats-Unis, oîi la loi Tondameniale proscrit

expression concrète de celte harmonie, soit par l'établis-

%nent d'une religion d'Etat, soit par des concordats, j'ai

■ité de l'hypothèse comme cela y est expliqué Quant

|la thèse donc, je l'admets entièrement ; je ne parlais

3 que de l'hypothèse, tenant compte de toutes les cir-

astaoces et conditions au milieu desquelles l'Eglise

tholique vit en Amérique. (Lttirt du 16 juilkt )

|Le discours ainsi expliqué avait pour titre : L'Auéri-

: d'aprh le P. lUcktr (i>.

I Chureh Progress de Saint-I-ouis, dans un article

Iduit de l'anglais par la Mérite de Québec, a montré, par

fidèles beautés de ce f droit commun comme aux EtaCs-

BÎ8 >, qui est présenté comme un idéal par une certaine

ptile en France.

, t Les lois du mariage aux Etats Unis sont basées sur |l doctrines du protestantisme ; les écoles publiques sont ^duites dans riniérct du protestantisme et de l'indiffé- Btisme ; la pose de la pierre angulaire de la plupart des [fices publics se fait sous les auspices des sectaires puniques ; presque tous les aumôniers nommés par le ramement sont des ministres protestants ; les établis- IDentS de charité et les pénitenciers du gouvernement •ont presque tous dirigés [)ar des institutions proles-

Intcmatiunal des s

Is callioli<iues a P'rïbouri;,

342 DOCUMENTS ET ÉCLAIKCISSEMENTS

tantes ; et, cependant, ii se trouve des catholiques atttt bonh peur s'imaginer que nous jouissons ici de < droits iganx * La vérité est que dans le monde entier il n'y a p»s u^ pays catholique ayant une population non catholique i< quelque importance qui ne témoigne, pour la consdermde la minorité non-catholique, plus de respect que le- Etats Unis n'en manifestent à l'égard de ù consciei"' des catholiques de ce pays. >

Le journal canadien faisait suivre celte citation dei observations suivantes :

< Voilà une terrible accusation, mais elle est parfaite' ment fondée. C'est une réponse péremptoire à ceux qui chantent sans cesse les gloires, les triomphes, le bonheur de l'Eglise catholique aux Etats-Unis. S'il fallait s'en rapporter aux dires de ces apôtres de l'itméricanisme, jamai;. dans aucun siècle et dans aucun pays, l'Eglise n'a joui d'une situation aussi brillante et aussi avantageuse, \ tout les points de vue, que celle qu'elle occupe aux Etats-Unis- Cette prétention est on ne peut plus fausse, liihriqmment, l'Eglise est sur un pied d'igaliti aitc les seeiet m Etats-Unis; en réalité, elle fx/ SVSTÉmatiqubhkmt A cisée au profit des sectes. >

N. XVIIL — « Nous souffrons ici de ce qu'an ^pt BKOAUMtNDEONESS. Il n'cst pat foeile dertn4rtttM correctement en français. On peut dire (tpenda»t f> général il signifie : Un libiraiisme l>ien largt^ i rance outrée », — Page 98,

Aux faits cités pourraient s'en ajouter une roui d'autres. Mais il faut savoir se borner.

Dans une lettre adressée de Wasliinglor Columhian et publiée dans le numéro du 24 d 189S, nous lisons ce qui suit relativement il fea ( Garcia, le principal chef de l'insurrection cubaioe, 1 maçon avéré et trîstexnenl connu par les cruautés a déprédations auxquelles il s'est livr^L

< Bien que le général eût été sans conniissanci! p douze heures avant de mourir, on lui a

cet état, l'Extrême Onction, malgré son aftilialion à la maçonnerie,

> Son service eut lieu à l'église Saint- Pat H ce, de Washington, avec grand'messe de requiem. Mgr Ireland fit 1,800 kilomètres pour assister à ces obsèques et y prononça un discours.

» I^ sermon appuyait principalement sur la miséricorde, la charité et l'espérance. Il n'a pas averti les catholiques des dangers de ta maçonnerie, pendant la vie et à l'article de la mort, mais il a exprimé l'espoir que la miséricorde de Dieu était accordée à cet homme qui avait tianté d'affranchir son pays du joug étranger... Quoi qu'on puisse dire de l'Eglise aujourd'hui, on ne saurait l'accuser de rigorisme, y

D'aprfes une correspondance de Rome, Mgr Ireland aurait dit dans cette oraison funËbre :

< Tracez vous-mêmes le plan de voire avenir civil et religieux. Les plis du drapeau américain couvrent la liberté religieuse la plus absolue, et le fait que ce drapeau a flotté sur Cuba, est une garantie que cette lie sera libre dans sa religion. »

Le correspondant ajoute :

< Jusqu'ici Cuba était constitutionnellemenC catholique : désormais la liberté des cultes y régnera entière. Voilà le progrès idéal vanté par un archevêque de la sainte Eglise romaine I — Ce discours de Mgr Ireland prononcé dans l'église Saint-Patrice de Washington a causé, il est piesque inutile de le dire, un étonnement profond aux Etats- Unis, et ailleurs. »

Un prélat américain demajida à Mgr Martinellt, délégué apostolique de Washington, ce qli 'il fallait penser de cette démonstration et des commentaires auxquels elle avait donné lieu II reçut la réponse suivante :

> La délégation de Washington n'a reçu d'aucune Congrégation romaine, d'aucune autorité ecclésiastique, la communication d'opérer un changement dans les lois et prescriptions concernant les francs maçons et autres sociétés secrètes ; à Kome, on n'a même pas eu l'idée de faire le moindre changement sous ce rapport.

344 DOCUMENTS ET ÉCLAIRCISSEMENTS j

» Je déclare donc fausses les nouvelles répandues i\: \ sujet de ces prétendues modifications et rappelle que ' décret de décembre 1894 reste toujours en pleine vigun'

> Le Saint-0r6ce a été satsî de la question il pm des funérailles d'un tiomiiie qui avait été un franc-ou^' > notoire.

» La réponse a été donnée, et cette réponse n'a clé q. la répétition de ce qui est enseigné par la théologie nu raie, savoir qu'un homme qui avait été frajic-maco» ^' donne, avant sa mort, des signes manifestes de dnuleui « de repentir, peut obtenir des funérailles chrétiennes, muii ■ sans aucune pompe extérieure. >

Une dépêche de Chicago, eu date du i<) décembre 1898. mandait ce qui suit :

< L'abbé Walsh, prêtre catholique de cette ville, 1 1-:. élu membre d'une loge de Chevaliers de Pjthias, demande dadmission a été (aite de la manière ordinj" et ayant été acceptée par la loge, l'élection a eu lieu iaci difficulté. L'abbé Walsh admet qu'il a été élu membied^ l'organisation avec son consentement, mais il dit quH^H pas encore été initié, et que tant que celte céléiaqiiH n'aura pas eu lieu, on ne pourra pas le considérer coi^B membre de l'ordre. 11 ajoute qu'il va Lâcher d'sfdl l'approbation de larchevéque Feehan de cette ville dljM l'archevêque Ircland, de Saint-Paul, avant d'entier ddfl nitivement dans cette organisation. > Jfl

Il suffit de rappeler que l'ordre des Chevalins fll Pythias est une des sociétés secrètes que le Saim-Si20H nommément condamnées. ^^|

N, XIX. — La prtmiirt, la plus fondamenlaU de (ts idées (am^ricanistes), celle dont sorUnf toutes les autres par voie de conséquence, c'est qu'il se/ait actuellement dans le motide une évolution à laquelle doit participer le christianiitntt pour te rattacher à un nouvel état de l'esprit humain I ' chez tous les peuples civilisés de notre temps. — Page 103.

La Vérité de Québec, en quelques mots de bon sens, a. dégonflé cette outre pleine de vent.

« l«s besoins modernes. — Ce mot devient une scie ; on devrait bien nous dire une bonne fois ce qu'il signifie. Nos grands réformateurs nous parlent sans cesse de besoins modernes d'après lesquels il faudrait tout calquer. Qu'y a-t-il donc de si moderne dans les besoins de l'homme ici-bas ? A-t-il changé de nature? Son organisme est-il différent de ce qu'il était dans le principe ? Son âme et son corps ont-ils changé de substance ? A ce compte-là, il pourrait y avoir des besoins modernes. Sinon les besoins de l'hunuanité sont ce qu'ils ont toujours été, et l'épilhète de moderne n'est qu'une sottise choisie pour une thèse que l'on cache, pour atteindre un but que l'on n'ose pas avouer. Pour son corps, l'homme a besoin de la nourriture et du vêtement ; cette nourriture peut être variée, maïs le besoin est le même ; les travaux auxquels l'homme se livre pour gagner sa nourriture sont multiples, le besoin de manger reste ce qu'il a toujours été. L'homme depuis Adam travaille pour gagner son pain, parce qu'il a besoin de manger.

> Jusqu'ici il n'y a rien de très moderne. Les industries varient, le besoin ne change pas et ne changera pas.

> Quel est le besoin de l'âme ?

> L'âme, tout comme !e corps, a besoin d'une nourri- 1 tnre, d'un aliment proportionne à son mode d'existence.

> Cet aliment, c'est la connaissance de la vérité. y L'âme vit de vérité, comme le corps vit de pain et de

> La vérité peut lui être présentée sous diverses for mais le besoin de s'en nourrir ne change pas et ne c géra jamais.

> Donc pas de besoins modernes ni pour le c pour l'âme.

» Qu'on nous parle des découvertes modernes, 1 bonne heure.

» Les Ipis établies par le Créateur, conformément I nature des êtres, ne varient pas avec les temps. ToiitO qui a la vie sur la terre a besoin d'une nourriture ptopcit tionnée à son mode d'existence. La plante se nourrit duL et de terre, l'animal est herbivore, granivore ou camivcir. et la chose a existé ainsi depuis le commencement dtmonde.

» Les esprits, âmes et anges, se nourrissent de lumit" et de vérité, et ce besoin existera dans les siècles i^; siècles sans jamais changer.

> Rien de moderne dans les besoins parce que I' natures ne changent pas,

» Dans notre sifcclt; les hommes excellent à détour nr les mots de leur s ignilî cation. C'est ainsi, par exemple, qu. l'épilhÈte libéral, qu'on peut appliquer à DiKti, est dtM nue le qualificatif d'une hérésie condamnée parl'Eglisi. et que le mot moderne qu'on accole à la religion cl mime à l'âme (l'âme mnder/u), sera bientôt noté comme une épithète qui sent l'hérésie. »

Gardons aux mots leur signification propre:. C'est le moyen de ne pas embrouiller les questions.

Autre scie : 4 II faut connaître les aspirations de son temps. > Les connaître est toujours bon, les favoriser ne l'est pas toujours. II y a des aspirations dangereuses, il } en a de mauvaises, et pour celles qui sont louables, dlâ doivent être modérées au moins dans leur excès qui oi leur état habituel.

La modération est le fait des sages, cl l'esprit public pris dans son ensemble, n'a communément ni sagesse, ni modération S'il s'empare d'une idée juste, il U poune au-delà des limites du juste.

C'est surtout à la conscience des catholiques qoc b défiance des aspirations du jour s'impose rigouceuseoteM

Toutes les hérésies onl été en parfait accord avec les aspirations du temps où elles ont paru. Satan a toujours choisi les erreurs et les mensonges les mieux appropriés aux préoccupations et aux désirs de i'époque, leur donnant ainsi la plus grande puissance de séduction, et préparant par là à l'Eglise un plus délicat et plus rude travail pour en détromper les esprits,

N. XX. — Lorsque les américanisles d'ici et de là-bas nous parlent A de l'ai'enir, de l'avenirnoiireau de l'Eglise et de sa marche en avant, et de sa nouvelle phase et des temps qui commencent, etc. >, méfions-norts de ces poustiet et, arant de nous abandonner à leur impulsion, voyons d'oii elles viennent et où elles conduisent. — Page 108.

L'Eglise n'est certes point immobile; mais elle n'est point non plus la girouette qui tourne à tout vent. Elle marche et elle fait marcher le monde de lumière en lami^Te, de progrès en progrès, et cela parce qu'au lieu •C d'évoluer >, de < passer de l'homogène à l'hétérogène >, elle reste inébranlablement attachée à l'immuable vérité qui lui a été révélée du Ciel, tout en cultivant fidèlement le dépôt confié de siècle en siècle.

Dom Laurent Janssens, directeur du collège Saint- Anselme à Rome, parlant dans la Jiet:ue Bénédictine de la brochure du Docteur Schell, professeur de théologie à l'Université catholique de Wiiriîburg, Des Katholicismus als Princip des FortschUtts, pose celte question : « Le catholicisme est-il, comme on l'entend répéter à satiété, une entrave au progrès ? N'est-il pas plutôt le principe de tout progrès digne de ce nom ? »

Il réf»ond :

< La vérité nous délivrera, a dit le Christ, et cette parole, vieille depuis bientôt vingt siècles, si puissante jadis dans la bouche du plus sublime initiateur qui fut jamais, ne résout pas moins aujourd'hui c« problème.

» Tout progrès véritable consiste dans une iTianifestation, une irradiation, une conquête quelconque de la vérité. L'ignorance, c'est la servitude ; la vérité, le libérateur. Dès lors, l'Eglise catholique doit être la grande école du progris,

puisqu'elle possède à un degré unique le dë|>ôt et lei 1 ■ messes de la véritd.

I Mais, pour que le catholicisme puisse remplir <!■: ment ce rôle d'initiateur, il faut qu'il ait ie eultf dt la : :' dam toute sa pureti et dans toute son itendue. Ce culic consiste pas seulement dans la conservation pieuse, n gre, immuable, du dépôt de la révélation expresse f, 1 melle ; il cherche à coordonner, à approfondir oc lit, même, et s'arme, pour en défendre les origines i' droits, contre toute agression hostile.

» Ainsi le dogme devient la théologie ; ainsi le d<>;: et la théologie se cuirassent d'apologétique.

> Nous nous trouvons à une époque solennelle, i; des problèmes nouveaux, non encore agités, ttavailleni. 1 intelligences. D'autres problèmes anciens sont rc[ir:-, l'aide de sources jadis inconnues et résolus dans un > opposé à la tradition.

» Quelle attitude convient il de garder dans celle ■ ■■ lution du savoir humain ? Une attitude, ferme. géniiiLi prudente, sincère, l-a fermeté doit s'exprimer pJrloui UD point sûrement doctrinal est mis en cause Broi.< t sur ces points, laisser le doute les ébranler, serait mari' \-. à un devoir sacré. En dehors de ces cas, et encore f.n qu'ils soient ncttemt^nt constatés, généralement recoi:: la générosité s'impose. Respectons la liberté d'aulrui dogmatisons pas au-delà du nécessaire. Ayons en cstiin'les intentions des chercheurs, sans redouter le résultat de leurs efforts.

> Et pourquoi le redouterions-nous ? Ne serait-ce \afaire preuve d'un manque de foi ? Si le point atlacjur 1 les savants fait p.ircie du dépôt révélé, leurs effon^ réussiront pas à en avoir raison, du moins d'une m.m, définitive. Et s'il est de discussion libre, pourquoi crain qu'une inconnue de plus disparaisse ou qu'une crreui < moins soit accréditée i

* 11 y a plus. La prudence nous fait un devoir d'en . . ainsi. Kéflécbissec qu'il n'y va pas seulement di- ■ croyances favorites à vous. 11 y va de la foi d'un prnombre de travailleurs austères que ces barrières d<

^ redulité emj)êchent de reconnaStre la vérité. Laissez la :■ iiie s'élargir; ne vous obstinez pas à la défendre quand

I L-Ue ne lient plus. Ouvrez les rangs, et par delà ces pa- ■. is d'argile, montrez fièrement aux assaillants le palais Ljranit bâti sur le roc immuable. Vous ne serez pas

aUment prudent, vous serez sincère. Car enfin des faits

I I des faits. Autant il est téméraire de les mépriser sans - connaître, autant est-il suspect de les renier sans preuve.

> Kst-ce à dire qu'il faille, de gatté de cœur, sacrifier des traditions secondaires, il est vtaï, mais néanmoins vénérables et consacrées par la piété des siècles ? Certes <fuc non. Est-ce à dire que les érudits méritent du progrés dans la mesure oii ils s'y attachent, s'ils n'apportent à ce travail la prudence de la piété et la rigueur d'une méthode sûre? Moins encore.

> Sans parler d'un sentiment de respect qui impose la ■ML-rve, surtout devant le grand public, chaque fois qu'il

:;it d'aller à l'enconlre d'une créance populaire, ces étu- .- ut ces écrits pèchent souvent par le ton et par la

> I,e ton, hélas ! se ressent souvent du milieu rationaliste, prolestant .. Non, ce ton n'est pas catholique ; il est bin de constituer un progrès.

',- Ou moins la méthode serrée compensc-t-elle ces vices forme ? Pas toujours, bien s'en faut. L'habitude de .:] uenter les écrivains incrédules expose naturellement^ 'i ji approprier les procédés. Or la méthode protestante, rationaliste, est entachée d'un triple défaut. Elle méconnaît la tradition orale, elle est trop négative, elle abuse des hypothèses. Le devoir de tout écrivain catholique est ■'- se mettre en garde contre ces trois lacunes aussi graves ;!(■ que l'autre. Chaque jour nous assistons à quelque ■'lur d'une conclusion trop hâtive ; bien des traditions :i>p légèrement rejetées reprennent leur droit. Soyons ■riiiques, oui; mais avec circonspection. Exerçons une i-rilique sévère sur notre propre critique. Gardons avec un soin jaloux le respect et la conscience du sentiment catholique

t Ue même qu'il n'y a qu'u

véritable, celle

qui procède de vérité en vérité, de même aussi lom- I science vraie ne peut être que catholique, parce que H'u' vérité naturelle est nécessairement en harmonie ave vérité révélée et doit lui être subordonnée, au mëine '.':.■ que la nature l'est À la grâce et la raison à la foi.

> Pourquoi, dès lors, redouter la science et ne i s'éprendre d'amour pour elle et souhaiter qu'elle nmlii: ' ses conquêtes ?

> De nos jours, ob le matérialisme et l'impiété font de J la science un instrument sacrilège pour ruiner dan* te I âmes et dans la société les fondements de la foi. quoi i* \ plus nécessaire au catholicisme, avec l'iniensité de la r- ' surnaturelle, que cette contemplation, cet apostolat de science intègre et solide 7

> Mais, pour pouvoir remplir sa mission sacrée, ccv. science doit être libre de toute entrave injuste. C'est a---~ de la foi et de l'autorité de l'Eglise pour contenir :. efTorts de l'intelligence dans la voie du devoir. Gardo' nous d'aller au-delà par un dogmatisme exagéré. Pai tyrannie d'école, pas de coterie, pas d'influence ocm pas de conspiration du silence, pas d'adulation àc ]•!:. pas d'ostracisme intéressé, pas de suspicion m»(jui Tout cela est une offense k la vérité et à ses droits.

> Lorsque Léon XIII a imprimé aux études phil"" phiques ce providentiel mouvement de retour vcr^ prince de la scolastique, il a, certes, rendu h la ^cili> un éminent service. Ûans la pensé<: du g'and Pape. < retour en apparence rétrograde devait étro le |>oiiu départ d'un rapide progrès. Il le seta dans la mesure i/ nndra aux philosophes et au.\ fkhlejiient l'habituât fitnser at'te rigueur et suite. Il manquera son but s'i] i fait que couler les intelligences dans un moule auioril.i ' Oui, saint Thomas est le maître incomparable, trop ab donné, auquel il importait de revenir. Mais pourqu. Tout juste parce qu'il est, avec saint Aui;ustin. te j ; puissant raisonneur des Sges chrétiens ; parce i)u'au ' tact quotidien de ce génie, la pensée acquiert une p> < tration, une précision, une lucidité, une cnvci^ ! qu'aucun autre malEre n'est capable de cominuniiiuct

AU CHAPITRE SEPTifcME.

même degré. Appuyons nous sur saint Thomas : à la t>onnc heure ; mais précisément parce que saint Thomas a dit et prouvé la vérité. N'oublions pas ([ue, dans la recherche de celle vérité, il se guidait par des principes si excellents, si universels, que c'est encore le suivre, ouï, le suivre de plus près, que de soutenir, en vertu de ces mêmes principes appliqués à la condition présente de la science et des problèmes, des conclusions en désaccord avec celles du maître ; car ces conclusions, saint Thomas, placé en face des données nouvelles, serait le premier à les tirer lui-même, s'il écrivait aujourd'hui.

> Philologie, ethnographie, histoire, cosmologie, patristique. archéologie, genèse des formules, critique des sources, tout cela s'est enrichi, précisé, affiné depuis le moyen-âge. Mettre cet outillage nouveau, d'une utilité merveilleuse, au service des grands principes philosophiques et religieux ; ou bien pénétrer cette matière si admïlablement préparée, de la forme vitale des principes immortels r telle est aujourd'hui la mission du théologien thomiste. Toute autre interprétation de la pensée pontificale ne ferait, je le crains, que préparer une âpre réaction anti' thomiste, pire que la situation à laquelle Léon XIII a voulu porter remède. Au contraire, largement comprise, la restauration scolastîque sera le point de départ d'un progrès immense, dont toutl'honnear reviendra au catho-

N. XXI. — < L'on ne peut supposer (jiftin homme des temps apoitoliques se servit du langage des temps aetuels dans son enseignement sur la nature du Christ, ou même comprit la doctrine de la Trinité comme elle est exprimée dans le Credo de saint Athanase. Les hommes des premiers siècles auraientils pu parler de la Transfitbstantiation ou m^me en avoir l'idée ? Est-il plus croyable que la dévotion à ^otre-Dame ail eu sa place dans ta religion de saint Pauli > — Page 111.

Le culte de la Très-Sainte Vierge est nfcessairemeni contemporain de la naissance méoie du christianisme L'Kvangile nous le montre commen<;ant avec YAitt Maria

de l'ange, U salutation d'Elisabeth, le ircssaïUemui saint Jean -Baptiste, le miracle de Cana, rexdamation la femme juive et le testament du divin Sauveur.

Avant de se séparer, les apôtres ont pos^ les foi ments de la foi en formulant le Crtdo ; mais dam Credo ils ont fait entrer, sans pouvoir s'en dis[>cnser, to la raison du culte qui sera rendu à Marie jusquTi U des siècles ; « Je crois en Jési;s-Christ, l-'ils unîq Dieu, Notre Seigneur, conçu du Saint-Esprit et u Vittge Marie. * Puis, se répandant dans le monii n'ont pu prêcher le Fils de OlEi' fait homme pour v les hommes et le présenter à l'adoration des peupleprésenter en même temps à leur vénération, à leur. ir: à leur confiance, I3 Vierge-Mfere, Mère de DlEU et m Itice entre Lui et nous.

Ijss dogmes de la Sainte Trinité, de l'Incarnation, d Transsubstantiation, n'étaient point sans doute formi par les premiers chrétiens dans les termes où nous formulons aujourd'hui ; mais ils étaient, dans leur foi, si tantiellement les mêmes, ils en avaient /« même idè* • nous. U y a eu prcgrh dans la difinilion de ces dogme n'y a eu aucun changement dans la croyance, |jatce qui progrès n'a été qu'un développement dans b science de dogmes, développement tire du fond même de ces dogn

Vincent de Lérins compare cette croissance à ccîlt 1 homme. < La foi des âmes, dît-il, imitera la loi dcsco qui, dans le cours des années, acquièrent le dévelopf harmonieux de toutes leurs parties, ians fourttiMi J'èirt et qu'ils étaient. Ce sont les mêmes homal deviennent vieux et qui ont été adolescents :„ la stature et la manière d'c-trc soient changées, c'c| seule et même personne Chex les vieillards, il n'ai de nouveau qui ne soit dijà à l'état latent enfants.... De même faut-il que le dogme de U ■ chrétienne suive les luis d'un progrès analogue, à it\ qu'il s'affermisse par les années, qu'il se diUtc avn temps, qu'il s'élève avec l'âge, qu'il demeure cepead incorruptilile et inaltérable. >

Jamais la doarinecalliolique n'est devenue ni ne^ dra autre qu'elle n'était ; et il n'est pas peimis de d

nedi

b premiers chrétiens < n'ont pu avoir l'idée de la transsubs- Uiation. > Ils savaient ce que nous savons, ils savaient e ce que l'on apportait sur l'autel, c'était du pain et du I, et que ce qu'ils recevaient dans la communion, c'était

ïips et le sang de Notre-Seigneur Jésus-Christ.

e Concile du Vatican a prononcé cet anathème : C Si lelqu'un dit qu'il peut arriver que les dogmes proposés T l'Eglise prennent un jour, avec le progrès de la science, I sens autre que celui qu'a entendu et qu'entend Eglise: qu'il soit anath&mel » (De fide tt rationefCta, 3.}

l XXII. — La plupart sent îndijfirenli à Uurs intirètt

Bter»«/f, /m autre!, se livrant à tout vent de doitrine, stmf

n proie à toutes les aberrations religieuses. — Page lai.

KD'après le CathoHc Directory de 1898, voici quelle est ■ntuation des Etats-Unis au point de vue religieux. ^1 y avait au commencement de l'année 1898, dans la mde République, 14 archevêques, 78 évêques, i préfet pstolique, 8.137 prêtres séculiers, 2,774 religieux, p ordres religieux de femmes, 9.856.622 catholiques sur t population de 72.000.000 âmes, c'est à-dire i cathor 7 habitants

ste de la population se compose de 15 à 16 milkos de protestants, appartenant à 141 sectes diverses, et

■ plus de 45.000.000 d'hommes qui ne professent aucune "~ion

'.. Charles Maignen fait à ce sujet cette triste consta- : < Ces quarante et quelques millions d'hommes Ippartenant à aucune Eglise, < inéglisés >, comme on I la-bas (unchurched), sont pour la plupart des fils ou "I petits-Rls d'immigrants chrétiens. (L'ancienne popuition indigène est exterminé^ ou baptisée; les Chinois, qui

■ innent par millions en Amérique, n'y restent pas, n'y mdehi pas de familles.)

i II est constata, en eiïet, par un grand nombre

membres du clergé américain, que la foi s'uiTaiblit mesure que la population s'américanise. Les fils d'îtnr. granis sont généralement beaucoup moins chrétiens q leurs pères, »

Les chiffres sont là, d'ailleurs, et la conclusion qui ■. découle est d'une certitude mathématique.

N. XXIII. — C'est asses dire <jue k prosHytUmt %'imp, là (aux E/ats-Unit) plus qu'ailleurs, — Page itt.

Dans un article publié dans la Revmdes DtMxMeit^n° de novembre 1898, M, Brunetifere s'est occupé d progrès du catholicisme aux Etats-Unis. 11 se demanrii comment ceux qui (n'étaient, il y a vingt -cinq ftns, qu'i, peu plus du centiÈmc de la population de l'Union, tren:; ou quarante mille âmes sur trois millions d'habtants, en sont devenus le septième, neuf ou dix millions, sur un chiffre qui n'atteint pas encore tout à fait soixante-cinq millions. >

La Vérité de Québec a répondu à cette question en cm termes ;

< Il est probable que le directeur de la Revue des Deux Mondes exagère quelque peu la situation en faveur de ii thèse : la proportion actuelle est plutôt de i à 9. >b peu importe.

» Le point sur lequel il convient d'insîslcr, c'est 1 l'augmentation du nombre des catholiques aux Eiat; Unis, même si nous acceptons les chiffres de M Brune tière, n'a rien de phénoménal, de glorieux ou de conso- Ijnt,

> Cette augmentation s'est produite princijKilement pl'immigration, voilà tout le mystère. Il y ^ eu déplaccmdcs forces catholiques, rien de plus. Des million- d'enf.i! de l'Eglise ont quitté la vieille Europe pour s'établir ■ Amérique ; et comme les catholiques ont ordinairvuit des familles nombreuses, les rangs de l'Eglise en Amérir] se sont accrus rapidement

I Encore une fois, voilà tout le mysièie.

> 11 y a eu, aux Euu-Unis, en tout temps, un ceri^ nombre de conversions. Les âmes d élite de tous pafs o-.

loujours entré et entreront toujours dans le giron de l'Eglise. Mais il n'y a jamais eu, dans le pays voisin (le Canada), des conversions nombreuses.

> Par contre, chose déplorable, les apostasies se sont multipliées là- bas.

» Non pas que les rangs des sectes se soient accrus beaucoup aux dépens de l'Eglise ; car bien peu quittent l'Eglise pour entrer dans une secte. Mais que d'enfants de parents catholiques sont tombés dans l'affreux indifTérentisme religieux qui sévit chez nos voisins ?

> On estime que les deux tiers, au moins, de la population des Etats Unis ne sont pas baptisés, ne professent, par conséquent, aucune forme de christianisme.

> Parmi ces millions de néo-paiens il y a incontestablement des raillions d'enfants ou de petits-enfants de parents catholiques,

> On discute sur le chiffre de ces tristes apostasies. l'es hommes très sérieux prétendent que, sans ces pertes terribles, l'Eglise des Etats-Unis compterait aujourd'hui 15,000,000 d'enfants, au lieu d« 8 à lo millions. Il j aurait donc eu une déperdition dans les forces catholiques de 15 à 17 millions.

> Les optimistes trouvent ces chiffres exagérés. Mais Bltme les plus optimistes admettent que l'Eglise des Etats- Unis a fait de très grandes pertes.

> Il n'y a donc rifellement rien de merveilleux dans l'augmentation du nombre des catholiques chez le peuple voisin, et nous pouvons dire avec \ Indépendant ànViW- River : < On peut donc Ëcre académicien, comme M. Brunetière, et en même temps se pâmer d'admiration devant un état de choses plutôt lamentable que consolant 1 I

Un prélat romain, € qui, dit le New- York Freeman's Journal, sympathise beaucoup avec les Américains, > confinnait cette appréciation dans un entretien avec le corres pondant de ce journal :

< Les américaiiistes français se déclarent enthousiasmés par les succès extraordinaires de l'Eglse catholique en Amérique. Nous adoptons les idées et les tendances de prélats américains, disent-ils, parce qu'elles sont néce:<-

saîres à l'esprit nouveau. Des idées et des tendances qm ont produit, en moins d'un sii;de, une Eglise qui comiHt: 90 piébts, 1 1 ,000 prêtres et t o millions de loyaux catbuliques, ne peuvent être soit hétérodoxes soit dangereaK^

> Cet argument est spécieux, — c'est toujours l'ccck siastique romain, iitUrvieu'i par le New- Yori FrttmeiCi Journal, qui parle, — cet argument est spécieux, maïs U manque absolument de base. En réalité, au lieu de St réjouir d'une augmentation du nombre de ses enfanu. l'Eglise des Etats-Unis doit déplorer des pertes plus con^; dérables que celles qui se sont produites dans n'impoi; quel autre pays depuis la soindisant Réforme. Si vous voul? vous donner la peine d'examiner le tableau qui moni! le nombre des catholiques qui sont allés auxKiats-Vi' depuis 80 ans, et tenir compte du nombre de ceux qm étaient avant cette époque, vous verre* facilement i]i.: le nombre des catholiques aux Etats-Unis devrait être i double de ce qu'il est aujourd'hui, >

Ce n'est point assex dire. Le R. Walburg, s'appuya;! sur les chiflres donnés par un statisticien remarquatji' <kn-Von Steinwerh, conclut, dans une brochure publicà Cincinnati, The gutstion 0/ nationality, à la perte &-■• deux tiers de la population catholique pour notre foi.

Dans un article publié dans la Hame fananiçut khi ce litre : La vraie situation du catholicisme aux Etats- t'iti. et M. Brunttiire, M, Charles Maignen fait cette obsenà tion très juste.

C Notre siècle a cru découvrir en Amérique une sodété dont les conditions religieuses, historiques, politiques tf sociales, semblent opposer un éclatant démenti aux dtx trinesde la vieille école catholique sur la constitution chn tienne des Etats.

Il y a trente-cinq ans, le Syllaèiu de Pie IX condaii nait la proposition suivante :

( LXXIX. Il est faux que la liberté civile de tous k^

> cultes et que le plein pouvoir laissé à tous de mam

> fester ouvertement et publiquement toutes leurs pcnicci

> et tomes leurs opinions, jettent plus Paiement les peu

AU CHAI'ITRE HUITlfeME.

I pics dans la corruption des mœurs et de l'esprit et pro- ^Mgeni la peste de rindifférence. »

gOri voici un peuple chez lequel < la liberté civile de s les cultes > est considérée comme l'une des lois fontnentales de la constitution ; oii « le plein pouvoir laissé nifester ouvertement et publiquement toutes hrs pensées et toutes leurs opinions » est non seulement i par la loi, maïs eflïcacemeni et pleinement entré s les mœurs : et le vieux monde affaibli, enserré par |lle entraves légales, voit grandir ce jeune peuple ; il le It surpasser en richesses et en puissance les plus antis et les plus (iëres nations, et îl apprend que ces liber- |t proscrites par lui n'ont enfanté là-bas, ni ( la corrup- I des mœurs et de l'esprit >, ni < la peste de fadin'érence. *

' Bien plus, on lui vante < les vertus naturelles » du

Pfleuple américain. Tandis que les nations catholiques

I subissent une irréligion d'Etat, on montre en Amérique

f < l'un des peuples les plus religieux > du monde, une

Eglise libre et féconde, et au sein d'une population dont

les calholiqnes ne formaient, il y a cent vingt-cinq ans,

itième, le catholicisme groupant aujourd'hui le

septième de la nation.

Voilà un fait j Or, de nos jours surtout, rien n'a plus d'jction sur les esprits que les faits.

Ce n'est point trop dire, en vérité, que d'appeler ce fait un < phinoiiiine caractiriuique de celte ^n de siicle > ; et de n'en voir point qui soit plus < intértsiant >, plus significatif à tous égards > ; oui, c'est un fait t paradoxal {i) >, et le paradoxe consiste en ceci ; que l'Eglise s'étant prononcée contre les liijertés dites modernes, voici ijuB ces libertés, appliquées en Amérique plus largement qu'en aucun pays, proclament, par les faits, leur bienfaî- )>ance et rendent à l'Eglise des services en échange de ses tnathbmes.

On conçoit l'enthousiasme de notre libéralisme européen pour la jeune et libre Amérique. Il n'est plus besoin - désormais de s'attarder aux luttes de doctrine ; de discuter

t, t-Es ino» souligna ïoni di' M. Ferdinand Bruneliire'.

- ucsormaia ue s ■ t. Us mot» sot

par arguments les droits et les limites respectifs de 1j liberté et de l'autorité ; voici des faits, voici des chifftc^ c'est à lï lumière de ces faits et de ces chiffres qu'il h-i' comprendre et interpréter les enseignements de l'Eglist . l'autorité infaillible de Pierre n'a pas pu proscrire ce i]i:. sert si bien à l'extension de l'Eglise. >

Onavu, ci-dessus par ce qu'ont dit des Américains i<iii: nous avons donné la parole, combien Cet enthousiasin porte à faux, que les progrès de l'Eglise aux Elats-L'n:quoique réels, ne sont point ce qu'ils devraient être, st.' même loin d'être ce qu'ils seraient, alors qu'aucun proscK lisme n'y aurait été exercé, et que l'on se serait conlfi^ de conserver dans la foi catholique les fidèles quels fi vidence y a amenés ; et l'on sait par conséquent que l: ■ conclusions que l'on prétend lirerdu < fait nouveau >sci absolument illusoires et trompeuses IL n'y a pas lieu . procéder à la révision du Syllaèus,

S'il y a maintenant 40 millions — « le New-^'^:- Freeman's Journal 1 (3 décembre 1898) dit 50 millii; ■ — d'Américains, fils ou peliis-fils de chrétiens, .1 n'appartiennent \ aucune Eglise, qui vivent sans tcligi^ il n'y a certes pas a tirer de ce < fait nouveau » dei ci clusions contraires àla doctrine de 1 Eglise sur les Ubei: dites modernes ; et nous devons bien prendre g-tfdc ' nous laisser prendre au mirage trompeur des < prOjjri-s . de l'Eglise aux EiauUnis,

Comme le dit M. Charles Maigneii. < si, non conicde déchristianiser les immigrants, le régime de \\hc\ sans frein qui constitue l'américanisme s'implante - Europe, grâce au sophisme que nous essayons de réfui< il tarira dans sa source le dot de sève catholique dont % l'Eglise américaine, il fera perdreau vieux monde tx! foi que le nouveau ne sait pas garder.

N. XXIV. — La morale du moins nous resltrait-t/U tOkl \ pourtlle, ils veulent lagarder. — Page 131.

Nous avons entendu les juifs nous dire que dans II J reli^on finale dont ils veulent gratifier le monde, la I

AU CHAl'ITRE HUITIÈME.

uînes des sectes disparailront, parce que l'on n'attachera [llus aucune importance aux dogmes qui les engendrent, ■ ft que < nous serons tous nourris des mêmes principes de f morale et des mêmes sentiments d'amour ».

Nous venons d'entendre les américanistes nous parier I de < destruction de barrières >, di^ < tolérance et de cha- .lit^ mutuelles k,nous direquel< la religion, c'esl lâchante, et qu'il est possible de s'accorder sur la charité, alors que noiu ne pourrions nous entendre sur les croyances >, que, 4 pour aimer Dieu, il n'est pas nécessaire de hair son lière >, que < ce n'est pas par la polémique, mais par Krinique que nous aboutirons t, que < la première chose i demander à une religion, c'est si elle est capable de foimet les vertus naturelles et sociales i, et enlin que i ce que l'Américain considère dans la morale, c'est le résullat>. Ces paroles expliquent celles de l'un des chefs du mouveinent néo-chrétien, déclarant qu'après avoir connu < la pensée de l'admirable archevêque de Saint-Paul, il comprenait mieux que jamais combien le christianisme est conciliable avec foui le monde moderne (t) >.

C'est qu'en effet, si l'on s'en tenait aux paroles înconndérées que nous venons de rapporter, on paraitcait autorisé à dire que les américanistes semblent tendre la main d'un côté aux juifs et de l'autre aux néo chrétiens qui poursuivent les uns et les autres le même rêve : arriver à un christianisme dépouillé de ses dogmes.

Parlant de ceux qui, parmi les néo-chrétiens, se montrent les plus sympathiques au christianisme, M. l'abbé Klein dit :

< Le dogme est rarement accepté. On le trouve aussi raisonnable que les autres systèmes, on le trouve même plus logique et surtout plus encourageant: an n'y croit fiai. On a des reproches à lui faire ; il s'affirme trop brutalement ; il est absolu ; il est dur pour les idées qui ne lui vont pas ; il les traite d'erreurs, de mensonges ; il parle de vérités immuables, de règles fixes pour l'esprit dans un temps où les certitudes d'ordre spéculatif inspirent tant de défiance.

i Heureusement, pense-t-on, ce qui importe, pas le dogme, c'est la morale ; ce ne sont pas les règles île 1 la raison pure, éternellement vouée aux contradictions, ■■ sont les règles de la raison pratique. Qu'on précise morale, rien de mieux : car elle tend à l'action, et il f.r savoir ce que l'on veut et doit faire. Mais le dogme, à iju-' bon?{i)

Et ailleurs, continuant à exposer ia pensée des ne chrétiens, M, l'abbé Klein dit encore: 4 Ijl morale i!. l'Kvangile est la meilleure de toutes ; il faut donc la soutenir, la propager Mais l'Eglise, qui en a été jusqu'ici : dépositaire, se montrant inférieure à cette grande târh par son obstination à rester prisonnière du dogme cl d'inlitutions incompatibles avec les progrès modernes, il est urgent de la suppléer dans sa mission, car, entre ses mains débiles, le vrai christianisme court de graves dongen, risquant tout au moins de devenir solidaire de ses défaut^ et impopulaire comme elle.

> Cette thfese, commune à beaucoup d'écrivains, est notamment soutenue par M. Henry Bérenger. Mais elle a en M. Paul Desjardins son meilleur interprète, et il C vient de l'examiner de préférence dans cette brochure^ le Devoir présent, qui l'a posé comme un chef d'é« pour ne pas dire comme un fondateur de religion

t Dans la huitième de ses treize réformes, s'il conseille Vilabûralion d'un thristianismt intérieur par ( un travail qui montrerait dans les faits d'expérience intime, contcm poraine, journalière, les phénomènes spirituels que li* christianisme a reconnus de tout temps sous les noms 1'' péchés, de grâce, d'illumination du baint-Esprit, de pa'^ cachée, etc., > c'est que cela formerait, entre les cliréticitout heureux de ce rajeunissement et les non-chrélieiiadmis à < bénéficier de dix-huit siècles d'une adminble expérience morale t, un commencement d'unanimi/i. Kien ne le rend f plus divinement gai ) que l'espérance de voir se réaliser ce beau rêve.

• Et c'est ce commencement d'unanimité que 1« dogmes viendraient compromettre, en jetant le désacoord entre les compagnons de la vie nouvelle ! Arrière Iw I. MttvtUti ttKilamui en rétinien il tn lillfittitrt, p. ij-iS,

dogmes ! Est-il plus sûr moyen de s'entendre que de ne pas savoir ce qu'on croit, ou mieux encore de ne rien croire du tout? i II ne s'agit pas de croire d'abord, mais d'abord d'aimer. F.t ensuite que croira-t-on ? Ce que l'amour conseille et exige qu'on croie, simplement. Et làdessus les exigences varient selon les esprits. >

Les néo-chrétiens essaient d'introduire ces idées dans les écoles.

Le Temps, en mars 1899, racontait ce qui suit : < Des hommes, nourris de doctrines diverses, se sont roncertés, cet hiver, pour tenter une expérience commune. Représentants autorisés des théories morales et sociales )<-s plus différentes, ils ont décidé de faire chacun à la Ipuncsse des écoles une conférence sur l'idée morale ; leur dessein était de rechercher si la diversité des doctrines ne leur permettait point de fonder sur des bases communes un enseignement social moral. Ces conférences ont attiré dans la grande salle du collège libre des sciences sociales un public nombreux d'étudiants, qui ont applaudi successivement MM. Belol, délégué des professeurs de philosophie au conseil supérieur de l'instruction publique ; Gide, t'éminent sociologue, professeur à l'école de droit ; le Pire Maumus, dominicain ; le pasteur Wagner ; Jacques Sorel, l'écrivain socialiste ; Fonsegrives, l'écrivain catholique. > Dans un numéro subséquent, le Temps ajoutait \ ces noms celui de M, Buisson, l'auteur de cette définition : % Un uniforme est une livrée et toute livrée est ignominiease, celle du prêtre et celle du soldat, celle du m;^strat et celle du laquais. >

N. XXV, — ( C'tit pour la réalisa/ion de ces idits çue furent imaginh Us etmgrit des relt^ûns. > — Page 133.

Nous ne nions pas que le congres des religions tenu à Chicago et celui qui devait se tenir à Paris en 1900, n'aient

eu pour principe les meilleures intentions, Mgt Koi les exprimait ainsi au congrès scientiiique de BnudlT < Unir une protestation de toutes tes formes de crojl religieuse contre le matérialisme et l'agnosticisme, o toutes les formes d'irréligion et d'incrédulité, par là combien elles sont contraires aux idé«s fondi taies du genre humain et à son bonheur. >

C'est ce qui explique comment le cardinal Cibba pu écrire à M. Banowes, le promoteur du congris i Chicago : < Ce mouvement est digne de tous lu encoo' 1 ngements et de tous les éloges > ; et Mgr Keane : f Mi profonde conviction est que ce projet est admirable F qu'il devrait recevoir l'encouragement de tous ceux 'i aiment réellement la vérité et qui souhaitent étendre règne de Dieu dans l'humanité. >

Ces derniers mots marquent bien l'illusion L laqui.. les bonnes intentions se sont laissé prendre. Iji ver ne pouvait recevoir qu'un obscurcissement de la inist ■ : présence et sur un même pied de ses représentants à et des représentants de toutes les erreurs ; le règne Dieu, le règne de Notre-Seigneur JÊsus^CHRisr, m ■ Sauveur et notre Dieu, ne pouvait recevoir aucun dn loppement dans l'humanité d'une vague déclaration théisme, la seule qui pût être formulée par une 1l assemblée. Au contraire, cela devait singulièrement h\ riserles desseins de Tlsraélitisme humanitaire.

Aussi, dès qu'il fut question de renouveler TexpéritM ■ à Paris, M. Zadoc-Kahn, grand rabbin de France, <:'. initié, sans aucun doute, aux vceux et aux projets ifc V Alliance- IsraHiteVniverulU, s'empressait- il de donne ses encouragements au promoteur ou ïélateur de l'œurr- M. l'abbé Chorbonnel : < Dès le premier jour, j'ai appl;iL très cordialement à l'idée émise par vous qu'il fauû:. profiter de l'Exposition nationale de 1900 pour organ en France un congrès universel des religions, analogue- Parlement des religions qui s'est réuni à Chicago, c: vous ai donné l'assurance que Vadhision du judannu Jf : fais ne manquera pas à votre ginh-euu inilialive ». M. "ÙA' ■ Kahnn'hésilait pasàdirc pourquoi l'adhéston du judaunM I était d'avance assurée à l'entreprise: «Ce qui est c

c'est que les habitudes de tolérance, de su]î|jort mutuel, de respect el mime de sympathie pour les croyances d'aulrui, ont tout à gagner de celte rencontre pacifique des représentants des divers cultes. > N'est-ce point ce que recherche V Alliance- Israèlite-Univenelte, et ce qui doit conduire le plus sûrement au but où elle se propose d'amener l'humanité ? Enfin le grand rabbin se félicitait de l'avantage obtenu rien que par ce seul fait que ( l'idée d'un congrès des religions en France ail pu voir le jour ». « Cela prouve, et te riiullat rtsie ur^wj, qu'il y a quelque chose de changé dans la manière de voir et de juger des hommes, que la tolérance religieuse est bien réelLement une conquête définitive de notre siècle. >

M Zadoc-Kahn savait à quoi s'en tenir sur les résultats qu'avait eus le premier Parlement des religions et sur ceux que le second devait produire: outre ce que sa raison pouvait lui dire, il n'avait pas manqué d'être renseigné par ses coreligionnaires sur les effeis réels du congrès de Chicago (i)-

L. Le préire bouddhiste Dharmapota, que le Pailcment des leligions avait amené pour la première fois à Chicago, y retourna bieclâl ■près poui s'y 6itei' : < Je ne viens pas ici, dit-il à un journaliste qui le sniniit à 1 interview, pour me poser en adrersaire du clmslîanijnie, mais pour réconcilier ces deux cxceUentei religions : le christianisme el le bouddhisme I i Le Parlement des religions avait donc eu ce Qicheuz lésutiat de convaincre le docteur Dharmapola que toutes l«x croyances sont également bonnes el vraies.

< Le Parlement de Chicago a clos ses sessions depuis longtemps, remarquait dans le mjme temps un journal de Sainl.X>3uis, mais, on le voit, SCS cflets durent toujours. Us pourraient bien être plus sérieux que certains prêtais catholiques, qui ont commis l'imprudence de s'y commettre, ne t'ont jamais pensé. >

Un Hindou, ejui a pris ses grades i l'univcrsilé de Cambridge, eiprimail, il Chicago même, son apprécialion sur les résultats réels ' de CElle malheureuse entreprise.

f Dans l'Inde, disait ce M. Satlhianadhan, la conséquence du congrès de Chicago a été positivement nuisible au progrès du chrislianume. L'impression que nous avons recueilUe est que les Américains ne sont pu saii^its du christianisme, et qu'ils le regardent cummc l'un des nombreux systèmes religieux qui ont une relative excellence. Nos délégués sont revenus persuadés que la religion dct Hindous est aussi bien adaptée aux besoins de l'Inde que le christianisme l'est à ceux des Américains, et mÉmc avec l'opinion que l'Amérique ofTre un champ tout préparé aux misûotmaires hindous. >

Mais cette idée de réunir en une même assemblée|| représentants de toutes les croyances et de tous les o répondait si bien aux vœux des amêricanistcs s moyens à prendre pour obtenir < l'expansion e de l'Eglise >, qu'ils ne pouvaient voir ce que voy*i grand rabbin. Et lorsque fut présenté le projet de ren(»>R fêler k Paris ce qu'ils avaient fait à Chicago, 1 ' leur ouvrir les yeux, pas m5me l'article de l'abbé Cir I bonnel dans la Rtvire dt Parti, dont noua avons donF>. ' des extraits. Ils s'empressèrent donc d'y applaudir : < I ji I lu avec le plus grand plaisir, écrivait à l'auteur Mgt în I land, votre article sur l'idée d'un congrès des rcligior» 1 | Parts. Vous avez parfaitement saisi le sujet, et tout est <^ avec précision et clarté. >

En disciples fidèles, les démocrates chrétiens ne ■.v.-. quèrent point d'envoyer leurs adhésions. Qu'il suflise i citer celle de celui qui se mit ou qu'ils placèrent à Iw J tête au congrès ecclésiastique de Reims et aux coagtï) I démocratiques organisés par la France librt de Lfon. I

M. l'abbé Lemire écrivit donc à M. l'abbé Charl>onnH '

< En principe, je suis partisan du congrus det retigî' parce que tout ce qui peut faire connaître la vérité é Stre approuvé.

I II nous faut revenir aux procédés apostoliques.

t Pourvu que la lumière rayonne, peu importe f ehandeliir. > Disons, si vous voule^ qu'une exposjii' peut être une maniÈre de chandelier. Faisons donc bnil là dessus les grandes clartés chrétiennes. >

Cette lettre est datée du 16 octobre 1895. Un u^u après, le 14 novembre, VEelair publia une lettre ouvc de M. l'abbé Chaibonnel à Mgr l'archevêque de Par' ( suprême adjuration I pour demander à Son Emin<.'i ' de t craindre l'avenir 1 s'il continuait \ s'opposer ^ réunion des congrès. M. l'abbé Lemire écrivit huit jcl après à ce même joumal pour dire :

< D'un article de VEelair du jeudi îi novembre, ressort que Mgr Ireland, le cardinal Gibbons et l'ai ' Lemire auraient adhéré à une récente lettre de l'abbé Cl;^ bonnel. Il n'en est rien. Mgr Ireland et le cardinal Gibb"i sont trop loin d'ici pour réclamer \ temps contre ce;

isertion. Pour eux comme pour moi, elle est absolument .lisse, hx /ieiiiu £/eiie, qui a publié plusieurs lettres reçues u l'abbé Charbonnel (entre autres celle de M. l'abbé eniire reproduite ci -dessus), vous apprendra à quelle date : dans quelles conditions ces lettres ont été écrites. > Ce que M. l'abbé Lemire nie, dans celte lettre, c'est 'avoir adhéré à la lettre du 14 novembre; mais il y reconait l'authenticité de la lettre qn'il écrivit le 16 octobre pour ;>prouver l'idée du congrès des religions. Jamais il ne *iia son adhésion à cette entreprise, bien qu'il en eût été ni publiquement. M. l'abbé Lemire n'imita donc point les atres prêtres qui s'étaient laissé enthousiasmer, comme lî, par t'annonce d'un Parlement des religions à Paris, lais qui ensuite en comprirent le danger.

I, XXVI. — € On fera appel à des hommes gui, pour di/tndre i'EgUu contre Us menaces de destruction, sauront employer les armes convenables au temps eà nous sommes, à des Aemmes gui sauront prendre toutes Us aspirations du génie moderne en fait de science, de mouvement social, de spiritisme,.. > — Page 148.

On sait que le spiritisme contemporain nous vient de Amérique. Il prit naissance, en 1847, à Hyderville, etit village de l'Etat de New-Vork, dans la famille Fox,

Aujourd'hui le spiritisme est répandu dans le monde ntier.

Les journaux et revues qui s'occupent d'une manière xclusîve de l'occultisme et du spiritisme, sont nombreux l d'une sérieuse importance. Il s'en publie en France, en ingleterre, en Allemagne, en Espagne, en Italie, en Porjgal. En Amérique, ils se comptent par centaines; rien u'à Chicago, à New- York, et à Buenos-Ayres, il y en a ne vingtaine pour chacune de ces villes ; et ces publicalOns représentent des millions de lecteurs.

Les cercles spirites sont également très nombreux eu Amérique ; ils se multiplient aussi en Italie, en Espagne, n Belgique et en France. Déji, en 186g, Allain Kardec ecevait les communications de près de mille centres spiites sérieux disséminés sur les divers points du globe.

Les spirites ont des congrès internationaux.

Enfin, les journaux de Londres annonçaient le 31I vier di: celte année, que l'on veut établir un collîj lycée afin de former des médecins sérieux t brevetés, licenciés et autorisés à donner des séances 1^ doxes de spiritisme.

Mais ce qui mérite le plus l'attention, c'est qnl hommes faisant autorité dans l'une ou l'autr naturelles, s'occupent de spiritisme et prétendcj saisir les lois, comme si les manifestali< ins d'êtres i^ genls, et par conséquent libres, pouvaient être aux phénomènes naturels et conséquemmenl 1 Ce sont, en Angleterre, des membres de l'Académiefl comme Crookes, Olivez Lodge, Wallace, CKalis;eM magne, Fitche, Hallenbach, Zoelner ; en Russie, A' Bodisco, Ochorowiez ; en France, le colonel de F le D' Luys, M. Ch. Richet, le D' Dupoiiy, d'une valeur incontestable. Il en est parmi eux qui é de bonne foi ouvrir de nouveaux horiïons à I intelH humaine. Ils se trompent: le démon s'efforce de t de son esprit les adeptes du spiritisme. Leur mot del ment dans le monde entier est : Haine à l'Eglise cathq l'éternelle ennemie qu'il faut détruire.

Aussi l'empressement que mît le spirite Synésîus, A gnostique de Bordeaux,; à adhérer au cong^ t gions, n'a rien qui doive nous surprendre.

Le spiritisme est l'une des formes de la coNjud AMTiCHRÉTiENNE, et non la moins reduutable, et sa fl gation dans le monde entier est peut-être l'un desfl les plus dignes d'attention du prochain avénemd l'antéchrist. . ,

AU CHAPITRE DIXitME.

H AU CHAPITRE DIXIËMK

^^KXVIl. — Le premier objet que doit ai teindre la trant- ^^^maiion de la vie ascitiqtte selon le mode américanistty ^^mjtmt les vtxux de religion. — Page 154.

Rien ne montre mieux l'infiltration des idées américanistes, même en ce qu'elles ont, semble i-il, de moins contagieux, que la discussion soulevée en Fran'C sur la (râleur et l'obligation des vœux de religion, lors de l'électàou de M. l'abbé Gayraud à la Chambre des Députés.

On nous permettra de reproduire ici ce que nous écrivions, le 13 février 1897, dans la Semaine re i^ieuse, et kl réplique qui lui a été apposée dans un journal autrefois réputé par son zèle pour la doctrine. Le temps oîi nous sommes est vraiment celui dont le proplifete disait : /h'minuta sunf veritates a filiis homÎMum.

4 Depuis deux mois les journaux discutent la question Gayraud. Beaucoup de Semaines religieuses ont cru devoir intervenir. Nous nous sommes tenu jusqu'ici dans un silence absolu. Au point où en sont les chose^ nous croyons devoir dire un mot, non pour nous ranger du côté des partisans ou des adversaires du député de Brest, mai» pour rappeler la saine doctrine en un point qui nous parait en ce moment singulièrement s'obscurcir.

> Une question doctrinale se pose devant le public tris nombreux qui a lu les articles des journaux et les correspondances échangées à l'occasion de l'élection de Brest, c'est celle-ci ;

> Quelle est la valeur des vœux de religion ?

> Quelle est l'obligation de stabilité que ces voeux imposent à celui qui les a prononcés ?

> Les partisans et plusieurs des adversaires de M. l'abbé Caymud ont également contribué à amasser des nuages sur cette double question, et par là les uns et les autres ont également porté atteinte au sens chrétien.

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> Est-il permis à s«ion. Peui.elte lui

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AU CIIAPITKE DIXIÈME. 369

Le l'un des contractants, soit pour un service temporaire, oit ï vie. Le don mutuel que se font les époux dans le jontrat de mariage conclu en présence de Dieu et sanctonné par lui, est non seulement à vie, mais indissoluble.

> Les engagements religieux n'ont pas de moindres lonséquences.

> Ils ne se nomment plus simplement promesses ou :ontrats. mais vœux.

» Le vœu c'est, en général, une promesse /a/te à Dieu m connaissance de cause et avec pleine liberté. On peut insî promettre à Dieu par vœu les choses extérieures, ou ui donner sa personne. Cette promesse, ce don, quels |u'ils soient, forment des liens sacrés et par conséquent oQniment plus respectables, plus inviolables que les engapments que les hommes prennent entr'eux.

> La profession religieuse, c'est 1c don de la personne.

> Ce don, bien qu'il comprenne toujours les vœux de iftuvreié, de cliasteté et d'obéissance, n'est point égal dans outes les professions religieuses.

> Généralement, dans les congrégations, on ne s'engage |ue pour un nombre d'années délerminé, avec l'intention onnelle de renouveler le vœu à l'expiration.

» Dans les grands Ordres, — tel l'Ordre des Dominiaïns, — l'engagement est nécessairement à vie, et les 'OBUx y sont plus élendus et plus rigoureux que dans le:t ioagr<ïgaiions. C'est pourquoi, dans le langage du l'Eglise, KS voeux sont distingués des autres : ils sont appelés foettx solennels. C'est un don parfait, une immolation ^tifere de soi-même à Dieu, immolation de soi irrévoable ; c'est, comme disent les docteurs, après le grand ■■ape saint Grégoire, un holocauste.

» La stabilité, la permanence qui est de l'essence de la 'ie religieuse, est donc portée dans les Ordres à vœux lolennels au plus haut point d'exigence et de rigueur. Z'^Sl une promesse, une promesse faite à Dieu pour la rie, CI une promesse qui revêt le caractère de contrat, car ù l'homme s'y donne à Diti;, Dieu de son côté s'engage i accorder en retour à cet homme toutes les grâces qui loivent le mener à la perfection.

> Un Ici engagement peut-Il ftre rompu alon mariage ne peut l'être ?

> 11 ne l'est jamais entièrement.

1 Mais de même qu'il y a pour les mariages mal

la séparation de corps et de biens ; pour les relig n'ont plus le courage de porter le fardeau de la ' gieuse et c|ui ont perdu, — toujours parleur faute, | Dieu s'est engagé à leur accorder ses grâces, leur vocation, il y a la sécularisation.

> l.a sécularisaiion laisse subsister en entier le chasteté et retient tout ce qu'il est possible de tel« la condition nouvelle de l'ex religieux, de s pauvreté et d'obéissance, comme la séparation de< de biens laisse subsister l'obligation de conjugale.

I Mais même dans ces limites, la Sainte Eglist la sécularisation aux religieux qui ont fait des vœux s! nels qu'à la dernière extrémité, et lorsqu'elle y est t forcée. Elle doit cette résistance au respect dû à lment prisa l'égard de Dieu et dont elle a été consti témoin et défenseur. Elle la doit à sa charité r" pour le malheureux qui veut rentrer dans le moi par 1â, aventure étrangement son salut, Autsi M. t'abbé Gayraud manifesta ses intentions, son m général, — c'est M. l'abbé Gayraud lui-mêmequi appris, — lui écrivit pour le * supplier » de g s'abandonner à cette tentation. Dans des tcmpi troublés que les nôtres, à ces supplications l'Elgise une fermeté d'opposition dont elle ne peut gu] it nous sommes.

> Mais enfin ses supplications ont été inutilcv juge qu'un plus long refus causerait plus de mai bien. Elle cide et accorde, dans la mesure qi venons de dire, ta sécularisation demandée. Qai jusqu'ici le sentiment du public chrétien à 1'^ pauvre religieux ainsi exaucé ? Nous avons vu la des gens du monde sur ceux qui se dégagent d messes faites à leurs semblables. Les fidèles ont I d'être plus sévères pour ceux qui rejettent les obi

ract&s envers Dieu. Une religieuse qui a quitté son ■ent au terme de ses vœux temporairss, bien qu'elle cquitlé tout ce qu elle avait promis, ne rentre dans le de que déconsidérée. Mais que pensaît-on autrefois, iisait-on du religieux qui, après s'être donné librement BU pour la vie, s'être consacré à lui en holocauste par ^œux solennels, nourrissait dans son âm .- la tentation e inlidiïle et de se reprendre? que pensait on, que t-on de celui qui donnait suite à cette tentation et ■hait au Saint-Siège un consentement qui ne peut être lé qu'à l'extrémité ? Les anciens avaient un mol p -ur ;tériser cette défection, un mot qui paraît bien rude tre fausse délicatesse, mais qu'ils avaient emprunté À ainte Ecriture : Canis reversus a î vomiSum. Nous >ns à ceux qui savent le latin le soin de traduire.

Ces vérités étaient autrefois connues de tou5, ces ments étaient partagés par tous, c'était l'un des élé Ls de ce tact chrétien qui faisait apprécier les personnes ! choses à leur juste valeur, Eh bien ! n'est-ie poijil grande faute que celle qui a été commise par les tcistes qui, à propos de l'élection de Brest, ont donné iser que du moment où un ex-rdigieux n'a point été yt de son couvent, n'en est point sorti pour une ^ infamante, il peut être placé sur le chandelier et jé de la défense des plus graves inlérêts de la religion ? r persuadé cela, c'est avoir contribué ï affaiblir encore os chrétien, autrefois si délicat, et aujourd'hui si gra- !nt entamé par tant de causes.

Et c'est uniquement pour le relever selon notre faible oir, pour ramener les espiils à lajusie appréciation ifaoses en un point de première importance, que nuus a cru devoir écrire les lignes qui précèdent. Nous ne pouvions laisser croire que les vœux, et le les vœux les plus solennels, coi^tcnt miiins à roiii[>re Ëplus vulgaire engagement vis-à vis de ses sembl,! ;nou3 ne pouvions laisser croire que l'état religieux ne sorte d'hôtellerie 011 l'on entre parce qu'elle cou* pour le moment, et d'oîi l'on peut sortir le fru t

haut lorsqu'elle a cessé de plaire. Non seulements opinion est fausse, mais il y aurait le plus grand d la laisser s'implanter dans les esprits. >

Cet exposé de principes provoqua la contradicd VUnhtrs. Par la plume de M. l'abbé Jaspar, il demi quatre jours après la publication de l'aitide ci des

< Quelle idée théologîque la Semaine religituse j| elle donc d'une dispense ? >

£t il dénaturait ainsi notre thfcse dont il ne ci un mot :

C A l'entendre, ce serait je ne sais quel expédient d table analogue à la U^ilimalion juridique qui oow plutôt qui masque d'une absolution de mau^-ais a iristes conséquences d'une faute. C'est là une i( Intion par trop fantaisiste. La dispense est un actq sage, irréprochable du législateur qui, trouvant I obligation, salutaire à l'ensemble d'une société, [ de graves inconvénients pour un ou plusieurs i membres dont elle entrave le plus grand bien, la su ' exceptionnellement en leur faveur. Cette suppi motivée par d'impérieuses circonstances dont il lui ■ lient, comme délégué de Dieu, d'apprécier la valej que l'excellente chose qui faisait, par exemple, l'oH vœu, a cessé d'avoir ce caractère et en empêche **f kuTt ; cela suffit pour qu'il puisse prononcer, en v son autorité suprSme, que le vœu ayant perdu sa I d'être, ou, comme dit saint Thomas, < sa mat" et sa convenance extrinsèque, sa substance même xi plus.

> Et comme, en pareil cas, le législateur s'idenlifiJ Noire- Seigneur Jésus-Christ dont il tient la plil bas, il s'ensuit que c'est Dieu lui. même qui ad l'obligation préexistante et rend à l'étal commun c 1-avail assumée. >

Personne ne s'étonnera que cette réplique ait € lifiée de < pitoyable » par l'un des théologiens les tilm compétents qu'il y ait en France.

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